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N°13
Décembre 2010
Janvier 2011
www.toulouse.fr
à Toulouse
LE MAGAZINE D’INFORMATIONS DE LA VILLE DE TOULOUSE
Développement
durable
Le Plan climat
est lancé P.20
Événement
Des surprises
pour les fêtes
P.22
On en parle
Les accueils
de loisirs P.30
Culture
L’épopée
des grands
magasins P.58
P.10
L’INNOVATION,
TREMPLIN DE L’ÉCONOMIE
TOULOUSAINE

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Partis s’amuser sous d’autres cieux, les lutins ont laissé derrière eux des boîtes surprises au cœur de la ville. Du 3 au 24 décembre, une boîte magique s’ouvrira chaque jour dans la cour Henri IV du Capitole. Pendant les week-ends des 11-12 et 18-19 décembre, les commerces resteront ouverts et des boîtes géantes offriront spectacles et émerveillement pour petits et grands, place du Capitole, place Wilson, place Saint-Georges, rue d’Alsace Lorraine... et dans les quartiers de Toulouse.

C’est Noël avant l’heure à Toulouse ! Toutes les animations sur www.toulouse.fr

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Photo de Une : Maquette du satellite Prisma en chambre anéchoïde. Avec l’aimable autorisation du CNES
© CNES / GRIMAULT Emmanuel, 2010

Sommaire
4 En bref Retour et coup d’œil sur l’agenda de la ville

À LA LOUPE
10 20 22 24 26 Le dossier du mois L’innovation, tremplin économique Développement durable Le Plan climat énergie territorial Fêtes de fin d’année Les animations de Noël Communauté urbaine L’épuration de l’Aussonnelle Regard sur… Toulouse s’éveille

INTERACTIVE
30 34 On en parle Les accueils de loisirs C’est votre histoire Le copartage

PROXIMITÉ
40 46 Nouvelles des secteurs Toute l’info pour mieux vivre près de chez vous Occitan Viure al país

CULTURES
48 50 52 53 58 62 64 Focus Programme culturel jeunesse Danse La chorégraphe Maguy Marin Talents La famille Pradal Musique, arts plastiques, théâtre Patrimoine & Histoire L’épopée des grands magasins Culture Express & agenda Expressions politiques

Édito
Pierre Cohen député-maire de Toulouse

Des grandes signatures pour Toulouse
À QUOI DEVRA RESSEMBLER TOULOUSE EN 2030 ? Comment anticiper sa croissance démographique, ses mutations économiques et sociales, l’évolution des modes de vie de ses habitants, les nouvelles manières de se déplacer, tout en tenant compte des défis du développement durable ? Comment réunifier les quartiers, mettre en avant les talents, faire de Toulouse une métropole européenne ? Au sein de la Fabrique, nous avons partagé ces interrogations avec celles et ceux qui font et vivent la ville. Nous avons défini, ensemble, les grandes orientations pour le développement de Toulouse et de son agglomération. Elles commencent aujourd’hui à se traduire en projets d’urbanisme. DE GRANDS NOMS DE L’URBANISME s’intéressent à Toulouse et ont répondu aux concours que nous avons déjà lancés. Bruno Fortier, grand prix de l’urbanisme 2002, travaille à la modernisation de la rue d’AlsaceLorraine, alors que David Mangin, autre grand prix de l’urbanisme 2008, est le maître d’œuvre de l’urbanisation de Montaudran Aérospace. Joan Busquets, urbaniste catalan qui s’est notamment illustré à Barcelone, est en charge de l’aménagement du centre-ville. Trois grandes équipes internationales, Rem Koolhaas, Christian de Portzamparc et Valode & Pistre, concourent pour la création du nouveau parc des expositions. CES GRANDES SIGNATURES ne nous masquent pas le chemin qui reste à parcourir. Nous sommes juste au début : le grand projet pour une Toulouse nouvelle, moderne et de qualité, pour une métropole du XXIe siècle, est encore à travailler, à discuter. Il doit être adopté par toute la population, devenir une évidence qui se déclinera pendant vingt ans. CES GRANDS DÉFIS pour l’avenir ne doivent pas nous faire oublier notre ambition de construire une métropole plus solidaire. En cette période hivernale, les difficultés, voire la précarité, frappent de nombreuses personnes dans notre ville. À l’heure où Toulouse s’illumine pour les fêtes de fin d’année, c’est aussi vers elles et pour elles que nos réflexions doivent se traduire en actions.



à Toulouse n°13 · Magazine d’informations de la Ville de Toulouse · 17, rue de Rémusat, 31 000 Toulouse · Courriel infos générales : atoulouse@mairie-toulouse.fr · Courriel infos culturelles : agenda.culturel@mairie-toulouse.fr · Directeur de la publication : Pierre Cohen · Comité éditorial : François Briançon, Vincentella de Comarmond, Martine Croquette, Jean-Michel Fabre, Antoine Maurice, Sonia Ruiz · Directeur de la communication : Jean-François Portarrieu · Ont participé à ce numéro : Christian Delfau (coordination générale) · Rédaction / chef de rubrique : Eve Lasbats, Bénédicte Soula · Interface web / secrétariat de rédaction / correctrices : Christelle Célarié, Pascale Odion, Marie Truptil · Photothèque : Valérie Ferret · Pigistes : Nicolas Belaubre, Philippe Bertrand, Laurence Bureau, Juliette Farelli, Sébastien Iwansson, Mickael Nogal, Sandie Rohrbacher, Emmanuel Scheffer, Natacha Scheidhauer-Fradin · Reportages photos : Patrice Nin, Frédéric Maligne, Joachim Hocine, Didier Cousy, Emmanuel Grimaud · Infographie / mise en page / prépresse : Valérie Fuster, Véronique Raynal, Pierre-Eric Petit - Chef studio : Franck Le Callonec · Illustrateurs : Anne-Lise Combeaud, Élias Fares · Dessinateur de presse : Jiho · Pages patrimoine / histoire : Studio Différemment · Chronique occitane : Pierre Escudé, Magali Blénet · Photogravure : Picto · Impression : Sud Graphie Rotative · Tirage : 290 000 exemplaires · Distribution : Mediapost · Contrôle de distribution : Audit Media Communication · Licences d’entrepreneur de spectacles : n°2-1025107, n°3-1025105 · Dépôt légal à parution · Imprimé sur papier certifié « PEFC TM », issu de la gestion durable des forêts (N° chaîne de contrôle : CTBA/07-0800, N° de certificat : 299/2007).

DÉC 2010-JANV 2011 à Toulouse

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RETOUR
UNE PLAQUE COMMÉMORATIVE POUR LES RÉSISTANTS ESPAGNOLS
Pierre Cohen a inauguré en octobre dernier à l’hôpital Joseph-Ducuing, une plaque commémorative rendant hommage aux « guérilleros républicains espagnols ayant lutté contre la dictature franquiste et le nazisme ». Après le changement de nom de l’ancien hôpital « Varsovia » devenu hôpital Joseph-Ducuing (du nom de ce très grand chirurgien toulousain qui a soutenu ses confrères espagnols pendant la guerre), cette plaque rappelle le rôle actif joué par les résistants espagnols et notamment communistes lors de la création de l’établissement hospitalier.

Festival Film LGBT
humanisme et tolérance
Sur votre agenda 2011, réservez début février : débats, rencontres, expositions et bien sûr projections, lors du 4 e festival de Film LGBT, Lesbien Gay Bisexuel et Trans. Avec son rendez-vous cinématographique humaniste, l’association Arc-en-Ciel milite pour une plus grande tolérance sur la question de la diversité sexuelle. Et propose une sélection riche à la fois émouvante, dérangeante ou même éducative autour de cette thématique et des questions de genre. L’édition 2010 a réuni 2 200 spectateurs, soit 50 % de plus qu’en 2009. Le festival s’est développé en région et 6 200 visiteurs ont fréquenté le site internet www.des-images-auxmots.fr. Un grand pas pour la tolérance. Des images aux mots, du 7 au 13 février, Toulouse et sa région.

UN MÉMORIAL POUR LES ANCIENS DE L’ALGÉRIE
Le mémorial en hommage aux anciens combattants morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats au Maroc et en Tunisie a été inauguré le 23 octobre dernier. Cette cérémonie a été organisée au parc Félix-Lavit, un peu plus d’un an après la pose de la première pierre. Espéré depuis longtemps par les associations d’anciens combattants, ce mémorial a été réalisé par l’artiste plasticien Damien Aspe. « Notre premier devoir, a déclaré Pierre Cohen, est de garder bien vivante la mémoire des deux millions de soldats qui ont combattu ; de tous ceux et celles qui, de toutes origines, ont vécu directement cette guerre et en sont morts. »

CCAS : des centres d’accueil pour tous à tarifs abordables
Depuis 2008, le Centre communal d’action sociale (CCAS) est un outil important de la politique municipale de solidarité, marqué par son rapprochement avec les services sociaux municipaux et la direction générale adjointe Développement social et solidarités. En ce qui concerne la petite enfance, le CCAS gère 15 crèches collectives où la politique d’admission en crèche est désormais conduite main dans la main avec la direction Petite enfance de la Ville. « C’est-à-dire que le tarif et les services comme les critères d’admission sont dans ces crèches les mêmes que pour les établissements municipaux », déclare Damian Moore, secrétaire général du CCAS. C’est le cas par exemple pour la nouvelle crèche qui sera livrée en juin dans le quartier des Minimes, rue Négreneys, et ouvrira ses portes à la rentrée prochaine. Les familles peuvent donc s’adresser au Centre petite enfance de la Ville. Un même cadre commun de fonctionnement est prévu en 2011 pour les établissements accueillant les personnes âgées. Notamment grâce à la mise en place d’une commission d’admission unique concernant l’ensemble des 18 centres gérés par le CCAS. À noter qu’un nouvel Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) verra le jour en 2013 dans le quartier de Lardenne, et qu’une réserve de foncier a été posée pour un 20e centre dans la zone de Montaudran Aérospace. Objectif ? Proposer des établissements accessibles à tous, notamment grâce à des loyers abordables. En savoir plus sur www.toulouse.fr

UN TERRAIN BRICE-TATON
Personne n’a oublié la mort tragique du supporter toulousain Brice Taton, victime il y a un peu plus d’un an d’une agression à Belgrade où le TFC jouait un match. Le 16 octobre dernier, la Ville lui a rendu hommage en donnant son nom à l’annexe 5 du Stadium de Toulouse.

TOULOUSE RÉUNIT LE SPORT FRANÇAIS
Le salon Communica Sport a rassemblé à la salle Jean-Mermoz du 10 au 12 décembre, plusieurs centaines de décideurs et acteurs du sport français et régional, avec la participation de représentants du ministère des Sports et du comité national olympique et sportif français. www.communicasport.com

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L’hiver difficile des « sans résidence »
La mairie édite, comme chaque hiver, une liste d’adresses utiles aux personnes sans résidence stable : où passer un moment, manger, se laver, se soigner, être hébergé, etc. Cette plaquette recense plus de 35 lieux associatifs ou municipaux. Détails sur www.toulouse.fr. La Ville gère aussi, via le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), plus d’une centaine d’hébergements d’urgence des publics en situation d’exclusion. Pour les urgences sociales, composez le 115.

Naissance d’une amitié toulouso-turque
L’institut du Bosphore, convaincu que le renouvellement du débat franco-turc passe préalablement par une meilleure connaissance mutuelle de nos sociétés, de nos milieux d’affaires, intellectuels, politiques et universitaires, a choisi en novembre dernier Toulouse pour débuter sa tournée française. Son séjour toulousain a débuté par la conférence donnée par Soli Özel à Sciences Po Toulouse. Les membres de la délégation ont été également reçus sur le site d’Airbus pour visiter les chaînes d’assemblages de l’A380, au Cercle d’Oc, au conseil régional de MidiPyrénées, à la Chambre de commerce et d’industrie… L’engouement, le dynamisme, l’ouverture d’esprit de toutes les personnes rencontrées ont nourri leur désir de partir à la rencontre des autres Français.

Faicel Homos récompensé au Sénat
Il s’appelle Faicel Homos, il a 28 ans et vient du quartier de la Faourette. Depuis le 23 octobre dernier, cet ancien chauffeur-livreur est l’un des 39 lauréats « Talents des Cités » primés au Sénat. Lui, c’était pour une entreprise de transport routier de marchandises, décidément bien nommée : 2e Élite Express. Cette entreprise prend en charge le transport de petits colis, le transport messagerie et le transport express. Faicel Homos a été soutenu dans sa démarche par la Boutique de Gestion Créer. D’abord seul homme à bord, il s’est très vite entouré de deux autres personnes ; un quatrième poste se profile pour l’année prochaine. « J’espère que mon parcours sera une source de motivation pour les habitants des quartiers » a déclaré le jeune lauréat, dont l’aisance relationnelle ne doit pas être étrangère à sa réussite. Le concours « Talents des Cités » vise à dynamiser la création d’activités et d’emplois dans les quartiers. www.talentsdescites.com
© Luc Poyet/Sénat

3600 adresses de Toulousains sont une nouvelle fois concernées par les enquêtes de recensement. Depuis 2004, chaque début d’année, des agents municipaux visitent 8 % des logements de Toulouse tirés au sort par l’Insee dans le but d’élaborer des statistiques sur notre population. Entre le 6 et le 19 janvier 2011, distribution d’une lettre d’information dans les boîtes aux lettres. Entre le 20 janvier et le 26 février, visite des habitants concernés. Les résultats statistiques seront accessibles gratuitement sur le site web de l’Insee à partir de juillet 2011. Pour tout renseignement complémentaire : www.le-recensement-et-moi.fr








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Un grand urbaniste pour la métropole toulousaine
Pierre Cohen et les élus de la communauté urbaine ont choisi l’architecte urbaniste catalan Joan Busquets, pour concevoir le réaménagement du centre-ville de Toulouse. Associé à Pieter-Jan Versluys du cabinet Bau-B et au paysagiste Michel Desvigne, il aura pour mission de redonner une meilleure visibilité à l’espace urbain. Joan Busquets a participé à l’aménagement urbain de Barcelone pour accueillir les Jeux Olympiques de 1992. Il a pris part à des grands projets urbains à La Haye, Lisbonne, Marseille, Rotterdam, Singapour, Sao Paulo... À l’automne 2011, il recevra le Prix Erasmus pour l’ensemble de son œuvre.

Mon ami, mon voisin...
« L’amitié n’exige rien en échange que de l’entretien » a dit un jour Brassens. Ainsi en est-il de l’amitié franco-allemande, célébrée chaque année au mois de janvier. Ce fut d’abord le 22 janvier, date proclamée en 2003 par le Président de la République française et le Chancelier allemand à l’occasion du quarantième anniversaire du traité de l’Élysée. Puis au fil des années, la journée est devenue la Semaine franco-allemande, pour présenter les relations bilatérales, les programmes d’échanges et de rencontres, ainsi que les possibilités d’études et d’emplois dans le pays voisin. Le tout dans une ambiance festive et culturelle… De nombreux partenaires ont mis les petits plats dans les grands pour cette fête des voisins à l’échelle européenne : le Goethe Institut, le DeutschMobil, le Rectorat de l’académie, l’université de Toulouse-Le Mirail, le Club d’affaires franco-allemand (Cafa), l’association Leben in Midi-Pyrénées (LMP), le CRIJ, et bien d’autres tel le TNT qui a aménagé sa programmation en fonction de l’événement… Il y aura même un « Village franco-allemand » le samedi 22 janvier, place Saint-Georges. Sehr gut ! 8e édition de la Semaine franco-allemande du 17 au 23 janvier, dans la ville. www.toulouse.fr

à TOULOUSE passe au QR code
Ce dernier numéro de l’année vous propose, pour la première fois, des QR code… des quoi ? Les QR codes (pour « Quick Response » soit en version française « réponse rapide » car le contenu que comportent comporten ces carrés noirs et blancs peut être décodé rapidement) sont des codes barres 2D qui contiennent des informations s comme du texte, un numéro de téléphone, un sms, une url. Pour lire le contenu, il faut un téléphone portable (type smartphone) muni d’un appareil photo et sur lequel vous devrez installer un lecteur de code QR, à télécharger gratuitement sur Internet*. Une fois installé, il suffit de prendre en photo le code pour voir son contenu. À Toulouse vous invite ainsi à découvrir, en un clic, les vidéos produites par la mairie de Toulouse et hébergées sur le site Dailymotion. En page 28, vous pourrez découvrir, via le code QR, toutes les émissions de Toulouse buissonnière. * Pour télécharger le lecteur de QR code adapté à votre téléphone vous pouvez vous rendre par exemple sur : www.quickmark.com.tw/En/basic/download.asp
© Harald Gottschalk



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AVANCE
MARCHÉ AUX PHOTOS
Original. Le Collectif Odessa Photographie(s) organise une exposition de photos, peintures, sérigraphies, objets et dessins, au Studio, 6, rue Roquelaine. Du 14 au 24 décembre, tous les jours de 11 h à 19 h. Vernissage de l’exposition en présence des artistes le 15 décembre à partir de 18 h. www.odessaphotographies.com

MÉTRO NOUVEAU
Après avoir prêté son écran et ses fauteuils à l’ABC lors de sa saison « hors les murs » pour cause de travaux, le cinéma Le Métro, propose désormais sa propre programmation. Dans le cadre d’un partenariat avec Cinéfol 31, le petit cinéma flambant neuf du centre Alban-Minville offre donc à tous les amoureux de 7e art une dizaine de séances mensuelles. Deux projections tous les mercredis à 17 h 30 et à 20 h, un ciné-goûter le premier mercredi du mois à 14 h 30 et enfin le « T au ciné », une rencontre autour d’un film art et essai et d’un bon thé fumant. Centre Culturel Alban-Minville 1, place Martin-Luther-King 05 61 43 60 20

SALON STUDYRAMA
Les étudiants de l’académie de Toulouse trouveront toutes les réponses à leurs questions lors de la 8e édition du salon Studyrama de l’orientation et de la poursuite d’études. 8 janvier de 10 h à 18 h, parc des Expositions, hall 1, rond-point Michel-Bénech www.studyrama.com

UFC QUE CHOISIR DÉMÉNAGE
L’Union fédérale des consommateurs de Toulouse, UFC Que Choisir change d’adresse. Elle réside désormais au 59, boulevard Lascrosses. Pour lui écrire : BP 70529 31 005 Toulouse Cedex 6.

Les nouveaux Toulous’Up
Depuis novembre dernier, on connaît le nom des lauréats de la bourse Toulous’Up 2010. Ils étaient 63 au départ à proposer des projets dans le domaine des arts et de la culture. Ils sont douze à avoir été retenus pour leur créativité, leur originalité mais aussi « le réalisme de leur rêve », selon le mot de Manuel Pomar, directeur artistique de Lieu Commun et membre du jury. Cette année,la promotion Toulous’Up s’est distinguée par la « transversalité » des projets mais aussi par l’apparition de nouvelles écritures artistiques urbaines et par l’intervention fréquente des nouvelles technologies dans ces projections artistiques. « Tout cela a su nous surprendre autant que nous séduire », a commenté Vincentella de Comarmond, adjointe en charge de la Culture et présidente du jury Toulous’Up. Les noms de ces jeunes artistes sont donc à retenir. Ils portent la promesse de belles rencontres à venir : Judith Millot, À louer (création d’un parcours visuel), François Dorembus, Doubles jeux (musique et cirque), Laurence Larrouy, La téléyaya (studio mobile), Laurent Bardèche, Explora-son (festival arts visuels, musique et multimédia), Claire Balerdi, Carnations (théâtre et performance), Chad Keveny, Kom.post (exposition), Odile Fuchs, Z.O.P (installation), Valentine Boé, On n’enchaîne pas les volcans (installation), Arno Brignon, Non retour (photographie), Jean-François Daviaud, Les apparitions de Clémence Isaure (photographie), Stéphane Castet, État des lieux (art contemporain), Bérengère Prevost, Rayon frais (multimédia). www.toulouse.fr

LE STATIONNEMENT RÉSIDENT S’ÉTEND
À compter de début 2011, le stationnement payant s’étend à deux nouveaux quartiers qui peuvent bénéficier des modalités du stationnement résident : Bazacle et Leclerc. Désormais, vingt quartiers de Toulouse bénéficient de ce dispositif. www.toulouse.fr ou appelez le 3101

ATTENTION AUX YEUX !
Plus de 1,5 million de Français sont touchés par la Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). L’association au service des malvoyants Retina France a organisé en octobre sa première journée d’information en Midi-Pyrénées à Toulouse. Si vous avez manqué le rendez-vous : 0 820 30 20 50 - www.retina.fr ou : Centre de la rétine - hôpital Paule-de-Viguier - 05 61 77 22 33

RÉUNION PUBLIQUE
Organisée par Réseau Ferré de France (RFF), une réunion d’information sur les travaux de doublement de la voie ferrée entre Toulouse et Saint-Sulpice a lieu le 15 décembre, à 19 h 30, salle Cuvier, mairie annexe Croix-Daurade.

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À LA LOUPE
10 > 19
DOSSIER Innovation
Levier économique

20 >21
Plan climat
Un challenge à relever ensemble

22 > 23
Festivités
Un Noël spectaculaire

24 > 25
Communauté urbaine
Eau neuve pour l’Aussonnelle

26 > 27
Regards sur…
Toulouse s’éveille

+ www.toulouse.fr
Plus de photos, d’interviews ou d’articles

ANIMATIONS

Noël durable sur la place du Capitole
Il aura pour thème : « Noël pour les enfants ». Dans sa version 2010, le traditionnel marché de Noël sur la place du Capitole cible les jeunes et développe une offre festive étendue. 129 chalets, 123 exposants accueillent tous les publics du vendredi 3 décembre au mardi 28 décembre, de 10 heures à 20 heures sans interruption. Quatre nocturnes sont programmées : les 10 et 11 décembre, puis les 17 et 18 décembre, les stands resteront ouverts jusqu’à 22 heures. Comme l’an passé, le marché s’inscrit dans une démarche de développement durable. L’organisateur Midexpo a signé la charte des éco-manifestations. Il s’engage notamment à réduire les consommations d’énergie et d’eau, les nuisances sonores, à mettre en place une collecte sélective des déchets, à promouvoir le covoiturage et les transports alternatifs. Les installations en bois sont labellisées FSC justifiant d’une gestion écologique des forêts. Sur tous les stands alimentaires, la vaisselle est consignée et un stand « plonge » a été réservé pour permettre sa réutilisation. À noter aussi la disparition des emballages non organiques et la labellisation éthique et biologique de tous les objets promotionnels. Bonnes fêtes !

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DOSSIER Innovation

L’innovation,
tremplin de l’économie toulousaine



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DÉVELOPPEMENT  C’est une des facettes les plus réjouissantes de l’économie toulousaine. Une des plus prometteuses également. L’innovation, technologique ou non, caractérise en effet de nombreuses entreprises implantées dans la ville rose. Elle contribue à enrichir son tissu économique, mais surtout ouvre de nouvelles perspectives d’activités et d’emplois sur un territoire contraint à se diversifier.



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DOSSIER Innovation

«EN FRANCE,ON N’A PAS DE PÉTROLE, MAIS ON A DES IDÉES ! » Cet automne, ce slogan publicitaire des années 1970 prenait une résonnance toute particulière… Que ce soit lors de La Novela, le festival des savoirs partagés, de la dernière Semaine de la science, du forum de la création d’entreprise du Grand Toulouse, Créactiv, ou dernièrement, du premier congrès des Jeunes entreprises innovantes et des Trophées Inn’Ovations (voir p.13), les Toulousains ont eu de multiples occasions de redécouvrir la vitalité et la créativité de l’économie toulousaine.

1re DE LA CLASSE EN RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT. Oui, les Toulousains ont des idées et l’ambition de les mettre en œuvre ! En 2006, les dépenses en Recherche et Développement (R&D) représentaient d’ailleurs 4,1 % du Produit Intérieur Brut (PIB), plaçant ainsi Midi-Pyrénées au 1er rang des régions françaises*. Et avec 15 900 chercheurs, soit 16,2 pour mille emplois salariés, Midi-Pyrénées occupait également la première place des régions où la part des chercheurs parmi les effectifs en R&D était la plus élevée (66 %, contre 58 % en moyenne en France). Une expertise sur laquelle s’appuient de nombreuses Petites et Moyennes Entreprises (PME) toulousaines pour développer leurs projets. Des projets qui ont la spécificité d’être en grande partie orientés haute technologie. La construction aéronautique et spatiale, l’industrie pharmaceutique, la fabrication d’instruments de précision et d’équipements de communication concentrent certes 79 % des dépenses privées en R&D, soit un investissement de deux milliards d’euros réalisé en 2006. L’OPPORTUNITÉ DES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ. Une prédominance liée à plusieurs facteurs. À commencer par la composition du tissu industriel, dont Airbus, Thales et Pierre Fabre font figures de « locomotives ». Autres atouts majeurs : la présence et l’excellence des établissements d’enseignement supérieur toulousains, aujourd’hui regroupés sous l’entité du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) « Université de Toulouse » (lire l’interview de son président Gilbert Casamatta ci-contre) et l’expertise développée par les acteurs de la recherche publique (CNRS, ONERA, CNES…). Enfi n, la nouvelle politique industrielle de la France, incarnée par les pôles de compétitivité, dynamise aussi la région. Si Midi-Pyrénées s’est retrouvée logiquement à la tête du pôle mondial Aerospace Valley et du pôle Cancer-Bio-Santé, elle porte aussi le pôle AgriMip Innovation. L’agriculture et l’agronomie sont de fait des secteurs dans lesquels les PME régionales investissent le plus en matière de R&D. Reste qu’en étant également associée au pôle Eau porté par le Languedoc-Roussillon, aux pôles Céramique et Elopsys, portés par le Limousin, et Viameca, porté par Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées a fortement diversifié ses opportunités de marchés. DE MULTIPLES STRUCTURES ET DISPOSITIFS DE SOUTIEN. Une véritable chance pour les PME, l’objectif des pôles étant de favoriser la mise en réseau de tous les acteurs de l’innovation, quelle que soit leur taille. Des entreprises qui peuvent par ailleurs compter sur de multiples structures et dispositifs de soutien, très développés en Midi-Pyrénées. Sur le plan technologique, huit Centres Régionaux pour l’Innovation et le Transfert de Technologie (CRITT) et six Plates-Formes Technologiques (PFT) apportent par exemple des prestations de recherche technologique aux entreprises. Sur le plan de l’accom-



Premier envol de l’A380 le 27 avril 2005.

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pagnement même, l’Incubateur Midi-Pyrénées, Midi-Pyrénées Innovation, Midi-Pyrénées Expansion, les pépinières d’entreprises du Grand Toulouse… sont autant de structures d’accompagnement à la création et au développement des PME innovantes. Sur le plan fi nancier enfi n, État, collectivités territoriales et locales leur apportent leur soutien sous forme de prêts, de dotations, d’exonérations, etc. UNE MOBILISATION À LA HAUTEUR DE L’ENJEU. Pour conforter et développer la compétitivité et l’attractivité du territoire, maintenir des activités et donc des emplois, Toulouse est en effet contrainte à l’innovation. Mais dans ce combat qui vise à se distinguer pour exister, l’innovation technologique n’est pas la seule arme. Parmi les dirigeants que nous avons rencontrés, certains rappellent qu’une idée simple et beaucoup de volonté suffisent parfois à faire la différence…
* Sources : « Midi-Pyrénées, première région pour l’effort de recherche », Insee Midi-Pyrénées 2009.

Gilbert CASAMATTA,
président de l’Institut national polytechnique de Toulouse et du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) Université de Toulouse.

ENTRETIEN

« Mieux valoriser notre recherche »
Quelles sont selon vous les forces et les faiblesses de Toulouse en matière d’innovation ? Malgré l’excellence scientifique, la valorisation de la recherche reste faible, notamment en matière de propriété intellectuelle, de dépôts de brevets, licences, logiciels… C’est fort heureusement en train de changer avec la création récente d’outils d’accompagnement, tels que l’Agence de valorisation Midi-Pyrénées, l’Avamip, devenue aujourd’hui le département de valorisation du PRES. De quelle manière le PRES peut-il soutenir l’innovation ? La Société d’Accélération du Transfert de Technologies va pallier un manque, apporter des moyens sur la phase délicate de maturation des projets, c’est-à-dire cette période de « trou noir » durant laquelle l’argent est nécessaire mais les retombées incertaines. En fédérant les organismes de recherche et les établissements d’enseignement supérieur, le PRES peut également contribuer à faire converger les approches. Quel est l’enjeu pour notre région ? Midi-Pyrénées est une région d’innovation où les entreprises privées investissent très fortement en Recherche et Développement. Parallèlement, cette activité R&D est accompagnée par un tissu industriel important. Un élément déterminant ! D’ailleurs, l’emploi industriel, qui a reculé de 10 % ces dernières années en France, reste stable en région. Midi-Pyrénées est en outre la première région française en terme d’excédent commercial. Des atouts qu’il faut favoriser en mutualisant davantage la propriété intellectuelle publique et privée et en contribuant à ce que son utilisation se fasse de façon harmonieuse.

Inn’Ovations : et les lauréats sont…
Unique en son genre, le concours des Inn’Ovations récompense chaque année les meilleurs projets innovants de la région, tous secteurs d’activités confondus. 146 structures ont candidaté lors de la 30e édition, les trophées ont été remis le 9 novembre dernier à sept d’entre elles. Le Grand Prix (50 000 euros de dotation) a récompensé la start-up Epsiline, qui développe un anémomètre* optique laser résistant aux environnements extrêmes. Une invention qui intéresse particulièrement Météo France, partenaire industriel de la société, mais aussi des entreprises spécialisées dans la prospection de champs éoliens. Le Coup de cœur a été décerné à Biclou Tolosa pour son service de vélos-taxis électriques respectueux de l’environnement. Nomade Concept s’est vu remettre le prix Futur pour son « FlexiTouch », concept d’écran à la fois souple et tactile, tandis que Innowood Technologies a reçu le prix Technologie pour son système d’ossature bois pour cloisons. La solution d’e-soin mobile, développée par CGX System, a également été saluée (prix Société), à l’instar du recycleur de déchets organiques mis au point par le lycée aveyronnais La Découverte (prix Formation). Enfin, le trophée Stratégie a été remis à Olva Technologies, à l’origine d’une machine qui transforme les graisses industrielles en biodiesel. Les lauréats se sont partagés les 150 000 euros de dotation, dotation que la région Midi-Pyrénées avait revue à la hausse cette année.
* appareil mesurant la vitesse ou la pression du vent

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DOSSIER Innovation

Stéphane DOUCE,
directeur délégué des pépinières de la communauté urbaine du Grand Toulouse

ENTRETIEN

« Permettre aux créateurs de passer du rêve à la réalité »
COUP DE POUCE  Pivot de l’organisation des pépinières de la communauté urbaine du Grand Toulouse, la Société d’économie mixte pour l’innovation, le développement industriel et l’animation scientifique (Semidias) a accompagné depuis 2003 de nombreux projets innovants. Une aide essentielle à l’émergence et à la croissance des jeunes pousses toulousaines.
Pouvez-vous nous rappeler la capacité d’accueil des pépinières d’entreprises du Grand Toulouse ? 20 000 m 2 de locaux répartis sur dix bâtiments à travers toute la communauté urbaine, soit l’équivalent de 80 entreprises hébergées actuellement pour un total d’environ 400 emplois. Certaines pépinières sont « mixtes », c’est-à-dire qu’elles accueillent aussi bien des entreprises innovantes que des TPE plus classiques. D’autres sont plus spécifiques aux projets innovants, ne serait-ce que par les outils qui sont mis à disposition (labos, ateliers…). C’est le cas par exemple de la dernière née, le centre Pierre-Potier, installée sur le Cancéropôle, mais aussi de la pépinière du Perget, de Montaudran et de Basso-Cambo. Quelle est la proportion d’entreprises innovantes hébergées ? Environ 70 % des entreprises hébergées. Mais la notion d’innovation retenue recouvre un spectre très large. Elle peut concerner des procédés mais aussi des services et touche tous les secteurs d’activités, des biotechnologies aux services à la personne. Comment sélectionnez-vous les projets ? Nous retenons principalement trois critères : la viabilité économique des projets qui nous sont présentés, leur qualité technologique s’ils sont innovants (nous nous appuyons alors sur des experts pour valider le contenu technologique) et enfi n leur capacité à créer de l’emploi sur le territoire. Mais le critère fondamental reste le porteur du projet car il constitue l’élément déterminant pour la réussite de la future entreprise. Quand tous ces éléments sont réunis, le candidat vient défendre son projet devant le comité de sélection présidé par la Semidias. Il connaît la décision du comité dès la fi n de son audition et, si elle est positive, peut intégrer immédiatement une pépinière. Vous offrez un accompagnement de bout en bout, celui-ci est-il différent dans le cas d’entreprises innovantes ? Nous apportons la même attention et la même qualité d’accompagnement à toutes les entreprises, mais celles qui innovent sont suivies par le service innovation de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse (CCIT) ou par l’Incubateur Régional Midi-Pyrénées. Il s’agit très souvent d’entreprises qui ont besoin de temps pour développer leurs idées avant de pouvoir générer un premier chiffre d’affaires. Elles peuvent rester quatre ans au maximum dans une pépinière. Nous les accompagnons tout au long de leur processus de développement, de la rédaction de leur plan d’affaires jusqu’à leur sortie de la pépinière. Pour les aider au mieux, nous travaillons en outre en collaboration avec tous les opérateurs spécialisés de la région. Car notre objectif est avant tout de permettre aux créateurs de passer du rêve à la réalité dans des conditions optimales.

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Entreprises toulousaines, l’ingéniosité à l’honneur
PORTRAITS Prouesse technologique, innovation sociale, intelligence logistique… Véritables Géo Trouvetou, certaines entreprises toulousaines fourmillent d’idées. En plus de dynamiser l’emploi et l’économie du territoire, elles révolutionnent le quotidien des utilisateurs. Portraits de sociétés particulièrement innovantes.

Lyberta : qui va à la chasse… trouve sa place !
Pouvoir être informé en temps réel des places de stationnement disponibles. Un rêve pour de nombreux automobilistes las de tourner en rond. Une réalité actuellement expérimentée sur quatre places de stationnement du boulevard Lascrosses, à Toulouse. Ce système de géolocalisation de places de parking repose sur une technologie unique au monde, mise au point au Centre National des Études Spatiales (CNES) et développée par Lyberta. La jeune société toulousaine, créée fin 2009, teste donc en ce moment une solution reposant sur des capteurs au sol. Des capteurs « intelligents » capables de communiquer en temps réel de multiples informations. Depuis son smartphone, l’automobiliste pourra ainsi visualiser les places de stationnement disponibles dans un périmètre de 300 mètres autour de sa destination. À terme, d’autres fonctionnalités lui permettront de ne payer que la durée de stationnement consommée à la minute près, de connaître la probabilité de trouver une place libre et de comparer les avantages offerts par plusieurs modes de déplacements, notamment les transports en commun. Un outil de régulation des déplacements en centre-ville (avec tout ce que cela comporte en termes de qualité de vie et d’effets positifs sur l’environnement), mais aussi un levier de recettes supplémentaires pour la collectivité. Afin de convaincre les villes d’investir dans son équipement (de l’ordre de 100 euros la place), Lyberta souligne les avantages financiers associés. Combiné à un système de badge embarqué qui facilitera le paiement, il devrait en effet contribuer à augmenter sensiblement les recettes liées au stationnement. De fait, Lyberta suscite l’intérêt de nombreuses villes françaises comme Paris, Nice ou Nantes mais aussi étrangères telles que Casablanca, Toronto ou Ostrava.



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DOSSIER Innovation

Wiseed : la plateforme boursière 2.0
Plateforme boursière 2.0 qui permet à tout un chacun d’investir en ligne dans des start-up innovantes, Wiseed a été fondée en mai 2008 par Thierry Merquiol, ancien directeur de l’Incubateur Midi-Pyrénées. Sur le modèle de MyMajorCompany, le label communautaire qui a contribué au financement du premier album du chanteur Grégoire, Wiseed est un espace web participatif. D’un coté, la société toulousaine permet au grand public comme aux investisseurs privés d’accéder à un catalogue de start-up en phase d’amorçage. De l’autre, elle offre à des entreprises innovantes l’opportunité de lever 200 000 à 500 000 euros en moins de trois mois pour l’équivalent de 5 à 20 % de leur capital. Concrètement, l’investisseur potentiel s’inscrit sur la plateforme pour accéder au catalogue des entreprises retenues par Wiseed. Description, informations juridiques, données financières et analyses réalisées par la société de conseil en investissement l’aident à se faire son opinion. Il peut décider ensuite du montant qu’il souhaite investir (à partir de 100 euros), investissement qui peut même être déductible de ses impôts, à condition de conserver ses actions durant cinq ans ou d’être soumis à l’Impôt Sur la Fortune (ISF). Si les sommes réunies permettent le financement de la start-up, l’investisseur devient alors actionnaire d’une holding créée par Wiseed qui devient elle-même actionnaire de l’entreprise visée. Reste à espérer que la start-up tiendra ses promesses et rapportera des dividendes ou, mieux, une plus-value importante lors d’une éventuelle revente. Depuis sa création, Wiseed a permis à une douzaine d’entreprises toulousaines de lever tout ou partie des fonds nécessaires à leur développement : l’opérateur de paris sportifs, France Paris (450 000 euros), la société spécialisée dans l’ingénierie de la mobilité Navocap (90 000 euros), Noomeo, concepteur de solutions de numérisation 3D (750 000, puis 700 000 euros)… Des choix conformes à l’esprit dans lequel Thierry Merquiol incite les particuliers à investir : « pour participer et contribuer, de manière claire, au développement économique de votre région. »

WebSourd : les sourds se font entendre
La France compte 500 000 sourds, dont 3 000 à Toulouse. Une population pour laquelle l’accès à la communication, à l’information ou à l’emploi n’est pas toujours aisé. Le système d’interprétation en langue des signes mis au point par WebSourd a changé considérablement la donne. Fondée par la Fédération nationale des sourds de France (reconnue d’utilité publique) et l’Union régionale des coopératives de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, la société toulousaine gère en effet un portail d’information entièrement bilingue langue des signes (LSF) / français : websourd.org. Elle propose également un service de traduction en LSF et commercialise des services de visio-interprétation à distance pour les établissements recevant du public (la CAF, le centre des impôts, la chambre de commerce et d’industrie ou la médiathèque sont équipés), les professionnels malentendants et les entreprises (Airbus, France Telecom…). WebSourd est également précurseur dans le développement des Centres relais pour les particuliers, des avatars en LSF en France, et a participé (avec l’université de Toulouse - Le Mirail) à la création d’un nouveau métier, celui de traducteur sourd (une personne sourde traduit un texte français en langue des signes). La Société coopérative d’intérêt collectif, qui compte aujourd’hui 26 salariés dont 14 personnes sourdes, est donc incontestablement devenue un acteur majeur dans le développement national de l’accessibilité et de la citoyenneté des sourds. Début novembre, son action

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a d’ailleurs été récompensée lors de la première édition des Grands Prix de la Finance solidaire. Un concours qui a distingué quatre entreprises et associations françaises ayant développé des projets remarquables par leur utilité sociale. François Goudenove, PDG de l’entreprise depuis sa création en 2003, a également été retenu par le réseau Ashoka (qui vient en appui des porteurs de projets avec des conseils et des financements) pour faire partie des douze entrepreneurs sociaux innovants de l’année 2010.

Onde Numérique : futur Canal+ de la radio
Fondée à Toulouse en juillet 2009 par Franz Cantarano, Onde Numérique prépare le déploiement d’un bouquet de plus de cinquante nouvelles radios thématiques (musique, information, découverte, divertissement…) sans animation ni publicité. Un bouquet national unique à ce jour qui sera disponible à domicile et sur mobile d’ici la fin 2011, puis en voiture. L’originalité du service, proposé sous la forme d’abonnements (probablement inférieur à 10 euros par mois pour l’écoute en voiture), tient surtout à ses récepteurs spécifiques. Ces derniers offriront en effet de toutes nouvelles fonctionnalités. L’auditeur pourra par exemple naviguer au sein de la programmation des radios par des touches « avance », « pause » ou « retour », comme avec un lecteur CD ou MP3, et ainsi passer les contenus qui ne l’intéressent pas ou au contraire réécouter une chanson qui lui plaît (brevet déposé). Hébergée dans une pépinière du Grand Toulouse et accompagnée par l’Incubateur Midi-Pyrénées, la startup toulousaine a justement conclu un accord cet été avec la société aveyronnaise Actia Sodielec (l’un des principaux fabricants européens d’équipements de radiodiffusion). Cet accord porte sur la fourniture des émetteurs devant être déployés après autorisation du CSA. Il ouvre également des perspectives de croissance à Onde Numérique qui souhaite proposer à terme ses actifs technologiques et son savoir-faire à d’autres bouquets nationaux en Europe. En attendant, la société finalise sa première levée de fonds visant à financer le développement de son équipe technique et la production de contenus, en interne ou en partenariat avec des éditeurs. La société vient en outre d’intégrer dans son comité stratégique Fabrice Nataf. Manager d’Étienne Daho au début des années 80, il était surtout il y a encore peu le président de EMI Music Publishing France. « Une opportunité fantastique » pour l’entreprise, selon son président Franz Cantarano. Onde Numérique espère dépasser le cap des 100 000 abonnés en 2012.

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DOSSIER Innovation

Diatta Consulting : inventeur de « l’intelligence culinaire »
Le dernier forum de la création d’entreprise du Grand Toulouse a mis en lumière une entreprise toulousaine d’un nouveau genre. Lauréate du prix du meilleur projet de la Zone franche urbaine de Toulouse, Diatta Consulting n’est pas une simple société d’ingénierie en restauration. Fort de compétences pluridisciplinaires et d’une solide expérience dans la restauration collective, Joseph Diatta, son dirigeant fondateur, est à l’origine d’un concept innovant d’éco restauration. À partir des besoins et des nombreuses difficultés rencontrées par les professionnels, la société a élaboré un logiciel efficace et très simple d’utilisation. Un outil qui, de la gestion des commandes à l’organisation de la production en passant par la planification des menus, la préconisation de produits et de plats de saison, la traçabilité des denrées… peut accompagner tout type de structures. L’objectif étant de les aider à être « à la page » sur les plans technologique, environnemental, diététique, budgétaire, etc. Contrairement aux autres outils présents sur le marché, « Solutions Resto » a la particularité d’être d’abord paramétré en fonction des spécificités du client, chaque logiciel vendu étant en quelque sorte unique. Livré via Internet, il permet en outre de faire de la veille, d’accéder à des analyses comparées, de localiser instantanément les produits présents ou déjà consommés, d’être alerté sur des produits périmés… Un logiciel développé en interne, avec l’aide d’un stagiaire de l’IUT de Rangueil (recruté par la suite), puis de deux autres informaticiens, également embauchés par la société, et des consultants externes. Présenté pour la première fois lors du dernier salon Équip’Hotel à Paris, « Solutions Resto » sera commercialisé à partir de début 2011. Les perspectives au national, comme à l’international sont très bonnes, Diatta Consulting tablant au minimum sur l’embauche de deux personnes l’année prochaine. Dès 2012, le logiciel devrait être enrichi de nouvelles fonctionnalités et un autre produit lancé…

FittingBox : « mon beau miroir » … virtuel !
En moins de quatre ans, ils sont devenus leaders mondiaux des solutions d’essayage virtuel de lunettes. Une aventure dans laquelle Benjamin Hakoun, diplômé de HEC, et Ariel Choukroun, doctorant en informatique et mathématiques appliquées à l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (IRIT), se sont lancés alors qu’ils étaient à peine diplômés. À cause, mais surtout grâce à la gêne que partagent ces cousins : la myopie. Un détail qui sera à l’origine d’une innovation aujourd’hui déployée dans

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le monde entier : le miroir virtuel. Leur logiciel en trois dimensions (notamment accessible sur www.allolunettes.com) a en effet été conçu pour permettre aux clients des opticiens de se regarder dans un miroir reflétant leur visage (à partir d’une photo envoyée ou prise par webcam) avec les paires de lunettes choisies. Autrement dit de se voir nettement. Une technologie qui a été ensuite enrichie d’une fonction « double miroir », qui permet cette fois de se visualiser simultanément sur deux miroirs pour comparer en temps réel deux paires de lunettes. RayBan, Vuitton, Générale d’Optique, Krys ou encore le leader européen de la vente en ligne de lunettes, Glasses Direct, ont déjà adopté les solutions que FittingBox propose aux marques, aux distributeurs, aux acteurs du e-commerce… La société a également été la première à lancer cet été une application d’essayage virtuel (« Mirror of Truth ») pour la page Facebook de Carrera. Depuis sa création, la société est accompagnée par l’Institut National Polytechnique de Toulouse (INPT) et travaille en étroite collaboration avec des partenaires académiques, tels que l’IRIT, mais aussi des laboratoires internationaux mondialement reconnus, le but étant de rester à l’avant-garde. La société, qui compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs à Toulouse et Paris, a été récompensée par de nombreux prix nationaux et régionaux dont ceux du ministère de la Recherche. Elle a par ailleurs été retenue dans le cadre du Plan de relance numérique de l’État.

SeleXel : de nouveaux espoirs contre le cancer
Société biopharmaceutique créée en 2006 pour développer des médicaments utilisant la technologie de l’ARN interférence (ARNi), ces « ciseaux moléculaires » qui empêchent la synthèse d’une protéine, SeleXel a quitté récemment Paris pour Toulouse. Elle a rejoint le centre Pierre-Potier, la pépinière d’entreprises du Grand Toulouse installée sur le site de l’Oncopôle. Celle-ci offre un environnement idéal à la petite équipe dirigée par le Dr Florence Cabon, dont l’objectif est de développer des solutions thérapeutiques innovantes en cancérologie. SeleXel concentre aujourd’hui ses efforts sur la mise au point de médicaments visant à soigner les cancers de la prostate devenus résistants aux traitements conventionnels. La société s’appuie pour ce faire sur l’ARNi, un mécanisme biologique naturel qui permet de contrôler très finement et très efficacement l’expression du génome. En agissant sur ce mécanisme, les chercheurs peuvent empêcher la fabrication par l’organisme de la protéine nécessaire au développement d’une tumeur cancéreuse, autrement dit la testostérone dans certains cas du cancer de la prostate. Les concepts cliniques et précliniques du procédé ayant fait leur preuve, le démarrage d’essais cliniques est prochainement envisagé en collaboration avec l’institut Claudius-Regaud à Toulouse. Sous réserve toutefois que SeleXel, qui a déjà obtenu un financement ANR et une subvention InnaBioSanté, trouve des partenaires financiers. La société a en effet besoin de 600 000 euros pour mener ces essais. Une nouvelle étape essentielle avant l’éventuelle mise sur le marché de nouveaux traitements porteurs d’espoir. Le cancer de la prostate, qui est le cancer le plus fréquent chez l’homme, tue 10 000 personnes chaque année en France et près de 200 000 dans le monde…

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À LA LOUPE

Un Plan Climat pour
ENVIRONNEMENT  Réduire ses émissions de gaz à effet de serre, une utopie ? À Toulouse, le rêve devient réalité. Le 15 décembre, la Ville et la communauté urbaine lancent leur Plan Climat. Un engagement concret pour lutter contre le changement climatique.

Un constat : la planète se réchauffe
En constante augmentation, les concentrations de gaz à effet de serre* contribuent à l’élévation de la température moyenne annuelle. Celle-ci s’est élevée de 0,6°C au XXe siècle, avec une hausse forte et continue depuis 15 ans. Si nous n’agissons pas, elle devrait encore augmenter (entre + 1,4°C et + 5,8°C d’ici la fi n du XXIe siècle). Les activités humaines ont une responsabilité établie dans ce phénomène. En effet, 70 % des émissions de gaz à effet de serre résultent de nos consommations énergétiques (agriculture, déplacements, industrie…).

Des conséquences irrémédiables
Le changement climatique affectera l’ensemble de la planète : pénurie d’eau potable, sécheresses et inondations fréquentes, atteintes à la biodiversité, incidences sur la santé, montée du niveau des mers, déplacements de populations… D’écologique, l’enjeu deviendra également économique, huma in, géopolit ique. En France, par exemple, l’élévation du niveau des mers modifiera les contours de la côte camarguaise, la baisse de la durée d’enneigement affectera les Alpes du Sud et les Pyrénées.

Le rôle des collectivités
La lutte contre le changement climatique est donc un enjeu prioritaire du développement durable. Pour être efficace, elle doit être planétaire et se décliner territoire par territoire. Lors du Sommet de Copenhague, en décembre 2009, les collectivités ont rappelé le rôle fondamental qu’elles peuvent jouer en agissant sur de nombreux domaines : transports publics, urbanisme, gestion des déchets, habitat, efficacité énergétique des bâtiments… C’est pourquoi la loi Grenelle 2 de 2010 impose aux collectivités de plus de 50000 habitants de se doter d’un Plan Climat Énergie Territorial (PCET) et de l’adopter avant fin 2012.

Qu’est ce qu’un Plan Climat Énergie Territorial (PCET) ?
Institué par le Plan Climat National, c’est un élément essentiel de l’Agenda 21, plan d’actions pour le XXIe siècle adopté lors du sommet de la Terre à Rio en 1992. Le PCET doit permettre aux collectivités d’organiser la gestion des ressources énergétiques de manière plus rationnelle et respectueuse de l’environnement. Il vise à limiter leurs contributions à l’effet de serre, tout en développant une stratégie d’adaptation aux changements climatiques. Il doit comprendre : • un diagnostic des émissions de gaz à effet de serre (bilan carbone),

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protéger la planète
Objectifs
D’ici à 2020 : • réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, • améliorer de 20 % l’efficacité énergétique, • porter à 20 % la part des énergies renouvelables (solaire, éolien, bois, biomasse, géothermie, hydraulique…). D’ici à 2050 : diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre.

Enjeux
Environnementaux : • développer des solutions énergétiques alternatives, • maîtriser les émissions de gaz à effet de serre, Économiques : • rendre le territoire moins vulnérable face à l’augmentation du coût des énergies fossiles (gaz, pétrole…), • réduire les factures énergétiques, • développer des filières de production locales et favoriser la création d’emplois sur le territoire, Sociaux : • lutter contre la précarité énergétique, • soutenir les populations et l’activité en cas d’accidents climatiques.

Actions déjà engagées
La communauté urbaine du Grand Toulouse n’a pas attendu la mise en place de son Agenda 21 et de son PCET pour s’engager dans une démarche globale de développement durable de son territoire. Dans ses principaux domaines de compétences, cette démarche se traduit par de multiples actions : mise en place d’une politique de déplacements favorisant les transports en commun et les modes doux, production de logements sociaux BBC (Bâtiments Basse Consommation), entretien des espaces verts respectueux de l’environnement, réalisation d’écoquartiers, sensibilisation du public via l’Espace info énergie (sur le site solagro.org).

• des objectifs stratégiques quantifiés et opérationnels en faveur du climat, • un programme d’actions, notamment des réalisations exemplaires et démonstratives, • un dispositif de suivi et d’évaluation des résultats, dans le cadre d’une démarche d’amélioration continue.
* Les gaz à effet de serre sont des composants gazeux qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre. Ils sont constitués par la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane, le protoxyde d’azote, l’ozone, les gaz d’origine industrielle.

Calendrier
Décembre 2010 : lancement du Plan Climat Énergie Territorial, démarrage des bilans Carbone et des diagnostics de territoire. Printemps 2011 : résultats des bilans Carbone, élaboration des premiers plans d’actions sur les mesures immédiates à engager, lancement de la concertation citoyenne. Fin 2011 : approbation des plans d’actions à moyen et long termes (horizon 2014-2020). Dates et lieux de concertation sur le site toulouse.fr

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À LA LOUPE

Un noël spectaculaire
FESTIVITÉS Cette année les lutins laissent place à des boîtes aussi mystérieuses qu’originales. Tout au long du mois de décembre, elles dévoileront animations et autres spectacles.

A PRÈS DEUX ANS de bons et loyaux services, les lutins quittent la ville rose, appelés à d’autres tâches. Heureux et reconnaissants de leur passage à Toulouse, ils laissent derrière eux de mystérieuses boîtes, aux couleurs et motifs extraordinaires. Tradition du pays du Père Noël, elles délivreront des surprises destinées à tromper joyeusement l’attente fébrile des cadeaux de Noël. Malins et intelligents comme ils sont, les lutins nous ont envoyé un véritable calendrier de l’Avent. Tout au long du mois de décembre, une boîte s’ouvrira chaque jour dans la cour Henri IV et invitera au spectacle instantané. Musique, contes, magie, marionnettes pourront surgir à tout moment.


Créée par la Cie des Quidams et Inko Nito, une parade anime Toulouse pendant les fêtes.

Les « gromes », directement issus de l’univers de Jules Verne, débarquent à Toulouse pour animer les spectacles de fin d’année.

DEUX WEEK-END DE FÊTE. Et ce n’est pas tout… Les week-end du 1112 et 18-19 décembre feront la part belle aux animations. Quatre boîtes géantes seront installées places du Capitole, Wilson, Saint-Georges et rue d’Alsace-Lorraine. Disposées sur des scènes, elles s’ouvriront à heures régulières pour servir de décors à des spectacles originaux. Ces boîtes proposeront autant d’univers différents dévoilés aux yeux du grand public. Et pour ne rien manquer, plusieurs représentations auront lieu chaque après-midi. Venues de Toulouse et de la région, les compagnies de théâtre, de musique ou de cirque joueront toujours dans des boîtes différentes. Ainsi, tous les visiteurs au-

ront l’opportunité de s’arrêter quelques instants pour partager un moment unique. Les quartiers plus éloignés du centre ne seront pas oubliés puisqu’une boîte sur plateforme mobile se déplacera dans la ville. L’interaction sera le maître mot des animations de Noël. Enfin, d’étranges « hommes-boîtes » arpenteront les rues pour des impromptus artistiques. Pour manipuler toutes ces boîtes, de nouvelles créatures feront leur apparition : les gromes. Tout droit venus du monde du Père Noël, ce sont les techniciens de l’impossible. Leur particularité ? Ils allient efficacité redoutable et joie de vivre. Mais ne les brusquez pas, ces bricoleurs passionnés sont quand même un peu timides en société. Spectacles féériques, surprises multicolores, créatures merveilleuses… Tous les ingrédients semblent réunis pour concocter un Noël magique.

Demandez le programme
Samedi 11 décembre, 19 h Une grande parade sera organisée dans la rue d’Alsace-Lorraine. Les 11-12 et 18-19 décembre Deux week-end spectaculaires dans la ville. Jusqu’au 24 décembre Une nouvelle boîte s’ouvre chaque jour dans la cour Henri IV et propose une animation. L’installation restera visible durant les fêtes. Toutes les animations sur toulouse.fr

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« Donner du plaisir, favoriser les échanges »
ENTRETIEN Albin WARETTE,
metteur en scène Cette année, vous avez opté pour le changement. En quoi ces fêtes de Noël seront différentes des années passées ? Cela faisait déjà deux ans que les lutins étaient présents pour les fêtes de Noël. Malgré l’attachement à ces petites créatures espiègles, l’heure était venue de changer, de trouver du sang neuf. Cette année, la scénographie occupe plus de place, grâce à la présence très visuelle de ces boîtes. On y trouvera également beaucoup de formes de spectacles aboutis très différents de ce qui a été vu les années précédentes. Les équipes artistiques viennent chacune sous une forme originale. Le rôle des créatures-gromes est alors plus technique : ils animent les boîtes et lancent les spectacles. Comment se gère un tel projet ? En équipe… Le plus intéressant est alors de trouver les bonnes personnes et artistes selon les rôles et besoins. C’est un travail de longue haleine… On a planché sur différents sujets depuis le mois de juillet. Quant au fameux calendrier de l’Avent installé dans la cour Henri IV, il est en construction depus début octobre. Idem pour les boîtes géantes.
Quel est votre objectif avec cette nouvelle création ? Noël est avant tout une fête familiale, avec la figure imposée des cadeaux. Et ce qu’il se passe à Toulouse est unique : nous utilisons ces moments quasiment incontournables des courses pour offrir du spectacle, du beau, du festif, du décalé. Nous essayons de redonner aux gens ce qu’ils cherchent réellement dans ces cadeaux : du plaisir et de l’échange. Et ce, avant même d’avoir ouvert les paquets ! L’objectif de cette nouvelle création est d’aller encore plus loin dans ces échanges.
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COMMUNAUTÉ URBAINE

Eau neuve pour
GESTION ENVIRONNEMENTALE Ensemble, on est plus efficaces. Surtout quand il s’agit

de préserver la qualité des eaux et de l’environnement, enjeu territorial majeur. La communauté urbaine vient de construire une usine d’épuration ultramoderne qui dessert onze communes de la vallée de l’Aussonnelle. Un exemple à suivre.

Un grand gagnant : l’environnement. Signature architecturale discrète, tous les équipements à couvert (dont trois tours de désodorisation). Des « nez électroniques » répartis en périphérie des ouvrages à l’intérieur de l’usine permettront des mesures correctives immédiates.

CONFRONTÉES à des équipements obsolètes et à une croissance soutenue, huit communes de la vallée de l’Aussonnelle ont dû faire face à des défis d’assainissement accrus. Dès 2001, le Grand Toulouse a donné une nouvelle ambition à un projet qui ne prévoyait initialement qu’une simple rénovation des unités d’épuration existantes. Au fil de l’eau, l’objectif de l’opération s’est ainsi dédoublé : doter les collectivités d’une usine de traitement haute performance et préserver en même temps la qualité de vie des deux vallées de l’Aussonnelle et du Courbet. L’Aussonnelle en particulier, relativement polluée, ambitionnait de retrouver sa classification de « rivière propre ».

LA RÉALISATION de cette station d’épuration intercommunale, sous maîtrise d’ouvrage de la communauté urbaine, a mis en parallèle deux chantiers d’exception, pour un investissement total de 38 millions d’euros, fi nancé par le Grand Toulouse, l’agence de l’eau AdourGaronne et le conseil général de la Haute-Garonne. Il s’agissait d’installer, d’une part, un collecteur hors normes afi n de drainer les eaux usées le long d’un réseau de 28 kilomètres. Ce réseau se développe entre Brax et Seilh, emprunte le Courbet à partir de Léguevin, les rives de l’Aussonnelle à Colomiers, puis traverse Cornebarrieu. Au-delà, les eaux

sont refoulées par des stations de pompage situées derrière la ZAC Aéroconstellation pour rejoindre l’infrastructure d’épuration de Seilh. Une branche secondaire longe la rivière Gajéa pour collecter les eaux usées de Mondonville et d’Aussonne. L’ampleur du projet a nécessité la mutualisation de plusieurs bureaux d’études et entreprises, spécialistes de la pose de canalisations techniques. Les aménageurs ont profité de la mise en place du collecteur dans le lit de l’Aussonnelle sous la RD1, à Cornebarrieu, pour créer un prolongement des cheminements piétonniers sur les berges de l’Aussonnelle.

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LA CONCEPTION de la station d’épuration, quant à elle, est aussi un tour de force. L’usine a été calibrée sur une capacité de traitement de 85 000 équivalents/habitants. Or, tous les appareillages nécessaires à la dépollution ont pu rentrer dans une « boîte » de 77 mètres de long, 35 de large et 9 de haut, grâce à l’utilisation de process high-tech et à un bâtiment résolument innovant. La mémoire du site lui-même a été respectée puisque des fouilles archéologiques préventives réalisées fin 2007 ont révélé l’existence d’une occupation datant du Néolithique moyen ; un fossé d’enceinte, des éléments de palissade et des vestiges d’habitat ont été découverts, confirmant une présence humaine organisée au IVe millénaire av. J.-C. Après le travail des archéologues, les travaux ont pu débuter, en mai 2008. LA GRANDE COMPACITÉ de cette usine permet d’abriter l’ensemble des traitements de l’eau et de l’air et de limiter considérablement les nuisances olfactives, sonores et esthétiques. C’est donc un bâtiment clos, insonorisé et désodorisé, bien intégré dans le paysage, qui vient d’être inauguré le 9 décembre dernier par Pierre Cohen. Le président de la communauté urbaine a rendu hommage aux deux directeurs de l’assainissement qui avaient piloté ce projet, Gilles Claverie et Michel Puig, aujourd’hui disparus. Des visites pédagogiques de l’usine sont déjà programmées pour sensibiliser jeunes et adultes à la gestion optimisée du cycle de l’eau et à la protection des milieux.

Toutes les installations sont confinées et isolées de l’extérieur.

EN BREF
- Capacité : 85 000 équivalents/habitants - 11 communes raccordées - 9 anciennes stations supprimées - 23 mois de travaux - Première mise en eau : mars 2010 - Inauguration officielle : décembre 2010

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REGARD SUR…

Toulouse s’éveille
À l’aube… Un matin d’automne dans la ville rose… Au lever du jour, les piétons jouent
les funambules au fil des ponts, une adepte de Taï Chi salue le dôme de La Grave, un cycliste foule les feuilles mortes échouées sur la Daurade. De Tounis au Bazacle, les berges de la Garonne ouvrent une parenthèse aux Toulousains. Clichés volés avant l’éveil de la ruche urbaine.

Inspiration en solitaire près du Bazacle.

Photos : P. Nin

Champ de parapluies place Saint-Georges.



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Le quai de la Daurade à bicyclette.

Traversée du pont des Catalans avec vue sur les Jacobins.



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Le magazine de la culture et des arts

tous les jeudis sur à 18 h 15
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INTERACTIVE
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On en parle
L’accueil de loisirs, creuset du vivre ensemble

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C’est votre histoire
Copartage : la solidarité, nouveau plan B

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MOBILITÉ

Ligne Garonne : l’enquête publique close le 17 décembre
Le réseau tramway s’étend. Dans le prolongement de la ligne T1, la ligne Garonne profile ses pointillés à l’horizon. L’enquête publique qui la concerne est ouverte depuis le 15 novembre ; elle prend fin le 17 décembre. Elle succède à la phase de concertation avec les riverains, débutée au printemps 2009. La ligne Garonne s’ancrera à la station Arènes de la ligne T1, pour rejoindre le Grand-Rond en passant par la place Émile-Male, le boulevard Déodat-de-Séverac, Croix de Pierre, l’avenue de Muret, le Fer à Cheval, le pont Saint-Michel et, enfin, les allées Jules-Guesde. Sept nouvelles stations, espacées d’un demi-kilomètre, vont s’ajouter au réseau. La ligne desservira 34 000 habitants et 16 000 emplois ainsi qu’un grand nombre d’équipements : 6 lycées, 7 collèges, l’IUFM, le futur quartier des sciences, le Stadium, la piscine Nakache, les équipements sportifs et de loisirs de l’île du Ramier, la prairie des Filtres, le muséum, le jardin des Plantes, le théâtre Sorano, le Bijou… L’investissement est de 115 millions d’euros et la longueur de la ligne est de 3,8 kilomètres. La mise en service est prévue durant le 4e trimestre 2013.

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ON EN PARLE

L’accueil de loisirs, creuset du
CITOYENNETÉ  Enfance et adolescence… Des moments clés au cœur desquels le temps libre représente une part importante du quotidien. Parce que l’enjeu dépasse largement les activités de loisirs pour atteindre une dimension sociétale, la Ville s’investit dans une démarche de coéducation, avec la famille et l’école, en proposant une offre variée, adaptée et accessible à tous.

TRAVAIL DES PARENTS, éloignement des g ra nds-pa rents pour cause de mobilité géographique… sans les Accueils de Loisirs (ADL), le mercredi et les vacances scolaires représenteraient un casse-tête pour les familles. Organisées par la Ville ou des associations aidées par la mairie de Toulouse, avec le soutien de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), ces structures s’adressent aux enfants de 3 à 6 ans pour les ADL maternels et de 6 à 17 ans pour les plus grands. Parfois, sur certains secteurs, les Accueils Jeunes prennent le relais.

JOUER ET SE CONSTRUIRE ENSEMBLE. Aussi fondamental soitil, l’ADL s’avère bien plus qu’une réponse aux besoins de la société d’aujourd’hui. En emplissant richement, et pour un tarif adapté, ce temps des loisirs qui pour beaucoup deviendrait sinon synonyme de désœuvrement, les structures de l’ADL

Aller au-devant des jeunes
Pour mieux répondre aux attentes de leur public, les Accueils Jeunes évoluent : si on y trouve toujours l’emblématique baby-foot, l’ambition des équipes qui les animent va plus loin. Formés à l’accueil et à l’écoute, les cinquante salariés répartis sur les quatorze centres mettent l’accent sur l’accompagnement dans des domaines tels que la scolarité, la formation et l’insertion. Surtout, ils travaillent en partenariat avec l’ensemble des structures concernées, orientant les jeunes en fonction des types de demandes. Renforcées par l’arrivée d’éducateurs spécialisés pour mieux détecter les situations délicates, les équipes jouent aussi la carte de la proximité en se rendant sur les espaces publics occupés par les jeunes. Abords des collèges, city-stades, places commerçantes… elles rencontrent là une population qui ne fréquente pas spontanément leurs structures. Leur présence sur ces lieux de cohabitation intergénérationnels permet aussi de favoriser le « vivre ensemble » en aidant les jeunes à réguler leurs comportements et en effectuant un travail de médiation auprès des moins jeunes pour rationaliser leur seuil de tolérance.

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« vivre ensemble »
contribuent à l’épanouissement des jeunes Toulousains. Le domaine des loisirs est en effet un creuset d’injustice. Beaucoup d’enfants et de jeunes n’auraient l’opportunité de pratiquer le tennis, l’équitation, la vidéo, d’aller au théâtre ou au cinéma, à la mer ou à la montagne, s’ils n’étaient inscrits dans un centre d’accueil et de loisirs. Enjeu majeur de l’éducation, l’ADL offre aussi l’opportunité de favoriser la cohésion sociale : en organisant la diversité du jeune public accueilli dans les centres (mixité des quartiers d’origine), il encourage les échanges entre jeunes - futurs citoyens - d’origines sociales et culturelles variées. SUR MESURE. Ce travail de coéducation se poursuit dans les Accueils Jeunes, destinés aux 11-17 et aux 1625 ans. Mais ici, si le plus grand soin continue d’être accordé aux contenus, une attention toute particulière est portée à la forme. Car il s’agit de savoir approcher des jeunes en pleine phase de construction et en fréquente situation d’opposition. Plus vraiment intéressés par les ateliers poteries ni par les activités de groupe, boudant quasi systématiquement les propositions émanant d’adultes, ceux-ci hésitent à pousser la porte des accueils mis en place. Pour rester attractives, les structures doivent donc faire preuve de souplesse et d’adaptabilité (inscriptions moins contraignantes, programmes établis en concertation…). Centres d’accueil et de loisirs, accueils des jeunes… la Ville travaille à adapter l’offre au plus près de la demande et encourage la synergie entre les différents acteurs de la communauté éducative. Pour faciliter la vie quotidienne des familles toulousaines… et semer les graines de la citoyenneté. Adresses, conseils, actualités, plaquettes téléchargeables… Toutes les informations sur les Accueils de Loisirs sont disponibles sur le site toulouse.fr et au Point info famille : cour Henri IV du Capitole (rez-de-chaussée, porte 9), tél. 0800 740 745 (appel gratuit).

Ce qu’ils en disent
« Découvrir de nouvelles choses »
Kamel,
17 ans, lycéen - accueil de loisirs Bellefontaine « Il y a une bonne ambiance, nous nous connaissons depuis plusieurs années. L’an dernier nous avons participé au projet européen “euro méditerranée”, un échange sportif et culturel avec l’Espagne, la Serbie et Israël. Nous faisons aussi des chantiers jeunes : on réalise des travaux, on échange, on part en vacances. Grâce à l’accueil jeunes, on traîne moins dehors et on découvre de nouvelles choses. On n’est pas toujours emballé au départ mais, au final, on est souvent surpris… dans le bon sens ! »

Philippe LATCHER,
directeur du centre d’accueil et de loisirs de La Ramée
ÉCLAIRAGE

« Apprendre le respect de l’autre »
« Le centre est en fait une mini société reconstituée, un peu comme à l’école mais en plus ludique. Dans ce cadre qui lui devient familier, l’enfant est accueilli par des adultes référents. Il retrouve des règles et des repères clairs et peut apprendre le respect de l’autre et les bases du “vivre ensemble”. L’ambiance conviviale lui permet aussi de s’épanouir. Pour les parents, l’accueil de loisirs est une solution sécurisante et nous collaborons pleinement avec les familles dans une dynamique de coéducation. Il est très important de créer un lien avec elles. Nous prenons contact en cas de problème (si l’enfant se blesse ou se comporte mal) mais aussi régulièrement, simplement pour entretenir une relation. Cela permet de tenir un discours cohérent et donc plus efficace. La famille participe aussi à la vie du centre en collaborant aux fêtes, en venant assister aux spectacles, aux expositions… »

« Un encadrement à l’écoute et professionnel »
Véronique,
43 ans, maman de Clément, 14 ans espace Planète jeunes « C’est un endroit très bien, dirigé par des professionnels investis dans leurs tâches et leurs missions. Les amplitudes d’ouvertures sont larges, cela multiplie les possibilités pour déposer mon fils ou venir le chercher. Le personnel est toujours disponible pour répondre aux besoins des mamans. Et une quantité impressionnante d’activités et de sorties sont proposées : foot au Stadium, karting, sortie au ski… Clément est très demandeur… et moi je sais qu’il est entre de bonnes mains. »

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ON EN PARLE

Un après-midi à Pech-David
REPORTAGE  Vacances scolaires, mercredis après-midi, journées libérées… les centres d’accueil
et de loisirs offrent une solution appréciée des parents qui travaillent et des enfants qui bénéficient de structures adaptées ainsi que d’une large gamme d’activités. À Pech-David, 200 jeunes âgés de 6 à 15 ans se côtoient, toutes origines sociales et culturelles confondues.

LE VENT SOUFFLE en cette journée d’automne. Malgré cela, un groupe d’enfants s’égaille dans le verger. Il faut dire que l’exceptionnelle situation du centre incite aux activités de plein air. « En plus du verger, nous avons un jardin potager, un jardin d’agrément, un pré avec terrain stabilisé pour courir sans danger et une zone ombragée avec des tables pour pique-niquer devant la plus belle vue de Toulouse », s’enthousiasme Pierre Récolé, directeur du centre. Et l’environnement ne dépareille pas : zone verte, terrains de basket, de tennis, de football… « Nous avons aussi deux piscines à proximité, un chemin pour les VTT et un autre de randonnée. Cela nous permet de proposer de nombreuses activités selon les âges et les envies des enfants », ajoute le directeur. À l’intérieur, les grandes salles en étoile sont occupées par des groupes d’enfants rassemblés par tranches d’âges. « Regarde, il y a un 6 sur la porte ! », explique Isis, du groupe des 6 ans. D’habitude, elle préfère l’atelier perles, mais aujourd’hui il s’agit de préparer la fête d’Halloween. « Ils confectionnent des déguisements et des chapeaux », explique Nicolas, l’animateur. Assis à une petite table ronde, tous sont consciencieusement penchés sur leur découpage. « Moi, ce qui me plaît ici, c’est qu’on peut faire toutes sortes d’activités », clame Florian. « Et aussi, il y a plein de copines ! », renchérit Océane. Personne dans la salle des 7 ans et des 9-10 ans… « Les premiers sont au ciné et les autres font du VTT à Candie », explique un animateur. Pendant ce temps, dans l’immense salle centrale, les « grands » réalisent une parodie de Secret story. Mathieu, caméra en main, filme Tewfik et Glory, déguisés et grimés, sous la conduite de Manal, leur animatrice. « On organise souvent les grands en deux sous-groupes pour proposer davantage d’activités sur mesure. En général, c’est le sport qui remporte tous les suffrages, sûrement parce qu’il y a une majorité de garçons ! » explique-t-elle. « Mais ils s’entendent aussi pour suivre des ateliers danse ou expression corporelle. » GRANDIR ENSEMBLE. Les enfants accueillis par le centre viennent de différents quartiers de Toulouse, ramassés par un système de bus qui offre une solution idéale aux parents qui travaillent. « L’idée est aussi de favoriser la mixité en mélangeant des enfants des quartiers de Pouvourville, d’Empalot, du Busca…, explique Pierre Récolé. La question du brassage culturel et social est importante. Cela permet à des enfants qui ne se croiseraient pas forcément d’apprendre à grandir ensemble. » « Pendant les vacances, quand ma mère travaille, je viens toujours avec plaisir parce que je suis sûr de retrouver des copains !, affirme Sami, 11 ans et demi. En plus, les activités sont variées. La semaine prochaine,

Quentin GAYRARD,
17 ans, inscrit au centre culturel Bellegarde

ÉCLAIRAGE

« Au festival d’Avignon avec des jeunes de Saragosse »
« Je sui actuellement inscrit au centre culturel Bellegarde mais j’ai découvert les accueils jeunes à la MJC des Mazades pour apprendre la guitare. Ce sont la proximité, la compétence des profs et les prix compétitifs qui m’ont attiré. J’y ai découvert l’atelier théâtre et, depuis, j’en fais plusieurs fois par semaine. En dehors des cours hebdomadaires, il y a aussi des occasions de participer à des aventures passionnantes. Par exemple avec le projet “Théâtre en action” qui nous a permis de rencontrer des jeunes de l’école de théâtre de Saragosse. Nous avons travaillé un spectacle avec eux en les retrouvant à mi-chemin dans un centre de loisirs et d’accueil des Pyrénées, puis nous avons joué plusieurs représentations ensemble dont une… sur les planches du festival d’Avignon ! C’était une expérience très enrichissante qui nous a aussi permis de nous ouvrir à l’Europe. D’ailleurs, je suis resté en contact avec des Espagnols de la troupe. »

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Ce qu’ils en disent

« Des activités diverses »
Imen,
À l’accueil de Pech-David, on apprend à jouer… ensemble.

on va au bowling avec les 9-10 ans. » « Outre les activités adaptées à l’âge, nous favorisons aussi des temps communs pour mélanger grands et petits », confirme le directeur. Un mouvement général indique l’heure du goûter. Les enfants pré-sents rejoignent la cantine où les attend Huguette. Pile à l’heure pour la distribution, le groupe de retour du mini-camp d’Aulus-les-Bains franchit la porte d’entrée. « C’était trop, trop bien ! » peut-on entendre parmi les commentaires…

16 ans, lycéenne - accueil de loisirs Bellefontaine « On va au foyer pour pratiquer de nombreuses activités. C’est un moyen de décompresser après les cours ! Nous faisons également des sorties en contrepartie d’une contribution symbolique. On a eu la chance de visiter l’Unesco à Paris et de participer à un débat sur l’éducation des enfants. Cela nous aide au lycée. De plus, on a assisté à l’enregistrement du Grand Journal à Canal+. J’ai également pu partir au ski, je n’y étais jamais allée ! En plus, les animateurs sont super ! »

Mehdi BENABDALLAH,
animateur à l’accueil jeunes de Bellefontaine

ÉCLAIRAGE

« Participer à des actions citoyennes »
« Nous accueillons les jeunes de 11 à 17 ans, les après-midis et les vacances scolaires. Nous ouvrons aussi parfois en soirée en fonction des projets. Les jeunes participent à la programmation en proposant des idées d’activités et, de notre côté, nous travaillons à adapter nos propositions en fonction de leurs besoins et de leurs intérêts. Quelle que soit la dimension ludique des projets, il y a toujours un objectif sous-jacent. Nous essayons de les ouvrir aux pratiques sportives (en baisse depuis la généralisation des loisirs technologiques comme Msn, Facebook…), nous les sensibilisons à la santé (pour enrayer des phénomènes comme l’obésité) et à l’environnement. Nous cherchons à leur faire découvrir une autre culture que celle du quartier en les amenant au théâtre, à des expositions, des concerts… Nous leur proposons aussi de participer à des actions citoyennes comme dans le cadre du projet Euromed (nous avons accueilli à Bellefontaine des jeunes venus d’Espagne, de Serbie, d’Israël, du Maroc…) ou à des débats avec le Conseil français des droits de l’enfant (COFRAD) dont le dernier thème était « Égaux et différents, comment vivre ensemble ». Depuis peu, notre équipe est renforcée par des éducateurs spécialisés pour mieux répondre aux besoins de notre public. Nous tentons de mettre en place des suivis individualisés s’adressant tout particulièrement aux jeunes déscolarisés et aux jeunes majeurs sans qualification et sans emploi. »

« On ne s’ennuie jamais »
Hugo,
9 ans - centre de loisirs Bonhoure « Ce que j’aime au centre de loisirs, c’est faire du sport avec les copains. Certains mercredis, on participe à l’USEP où on va faire des tournois de rugby, de hand. Il y a plein d’activités, on ne s’ennuie jamais. On va au théâtre, au cinéma… L’année dernière j’ai participé au club récup où on a fabriqué une voiture avec des objets trouvés dans les poubelles. À la fin de l’année, on l’a montrée aux parents, c’était chouette ! »

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C’EST VOTRE HISTOIRE

Copartage : la solidarité, nouveau plan B ?
SOCIÉTÉ  Précarité, solitude, pollution… Et si nos crises nous of-fraient l’opportunité de repenser la société ! À contre-courant des habitudes consuméristes, des citoyens choisissent de tout partager. L’union fait la force ? À vous juger…

«AÏE, ON NOUS FAIT CROIRE /Que le bonheur c’est d ’avoir/De l’avoir plein nos armoires / Dérisions de nous dérisoires… » Et si Souchon avait raison ? Si, au lieu de posséder, d’entasser, de protéger jalousement nos pathétiques territoires, nous tentions le partage ? Imaginez les avantages… Moins de dépenses, d’isolement, de gaspillage. Quand les médias clament à l’envie « f lambée des prix », « danger planétaire » et aut re « ind iv idua lisme de masse », la solidarité inaugurerait-elle un nouveau plan B ? Copartage… Un néologisme en voie d’expansion qui se décline dans de nombreu x domaines. Appartements, maisons, jardins, voitures, bureaux, achats… Les adeptes du « co » partagent tout. À l’origine de cette déferlante, des citoyens débrouillards, souvent gênés financièrement, se creusent les méninges pour améliorer leur train de vie. UN GAIN ÉCONOMIQUE. D’ailleurs, la vague a débuté son ascension au sein des colocations sous l’impulsion des étudiants, population particulièrement exposée aux difficultés pécuniaires. Mais aujourd’hui, « l’auberge espagnole » n’est plus l’apanage des jeunes. Actifs, familles monoparentales et retraités rejoignent le mouvement. Si l’argument économique demeure décisif, il s’agit aussi d’imaginer de nouvelles cellules familiales, d’élargir son horizon, tant spatial que relationnel. « Je dois déménager sans cesse, mon travail m’impose des mutations tous les deux ans, explique Mathilde, 33 ans. La colocation me permet de tisser des liens rapidement tout en profitant d’un grand salon. C’est mieux que de croupir seule dans 30 m² ! » Même son de cloche du côté des amateurs de « coworking », dernier né de cette mouvance. L’idée ? Encore une fois, mutualiser l’espace. Mais aussi se soutenir, entre travailleurs indépendants, pour partager le loyer, les murs et les bureau x d’un « open space ». Bénéfices ? Échanges humains, ambiance studieuse, motivation du groupe. UNE IMPLICATION CITOYENNE. Le copartage cumule les avantages. Mais au-delà des intérêts personnels, certains y voient un réel engagement social et environnemental. « Vivre à plusieurs implique de partager l’électricité, le lave-linge, la télé… Ensemble, nous consommons moins. Et ça, c’est bon pour la planète », pour-suit Mathilde. Même motivation chez les adeptes du covoiturage ou de l’autopartage, conscients que le secteur des transports est le premier émetteur de gaz carbonique (26 % des émissions de gaz à effet de serre et 34 % des émissions de CO2 ). L’implication citoyenne est aussi à l’origine de l’émergence des groupements d’achats qu i per met tent au x producteurs locaux et bio d’élargir leur clientèle. Bénéfiques, les jardins partagés le sont tout autant. Pour la nature… et le moral. « Manipuler la terre m’apaise, avoue Colette, 54 ans. Mais je vis dans un appartement et j’imaginais mal semer des tomates sur le rebord de ma fenêtre ! Grâce aux jardins partagés, je mange mes propres légumes bio, la nature trouve un peu de place au cœur de la ville et j’échange des conseils avec mes voisins… que j’apprends à découvrir. » Partager, rencontrer, négocier… Quel que soit le domaine où il s’exerce, le copartage permet de résister à la dilution du lien social. Car, pour fonctionner, ces démarches exigent des échanges constants, un talent certain pour le compromis et, surtout, le goût de l’aut re. Da ns u ne société de plus en plus citadine, où les foules exacerbent les solitudes, la mutualisation des biens peut devenir un remède aux maux des mégapoles. Ensemble, ces citoyens redessinent une cité plus humaine, fondée sur le partage et la solidarité. Des initiatives à suivre…

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Profiter d’une dynamique de groupe avec le coworking
Travailleur indépendant… Un statut plein d’avantages mais qui comporte aussi quelques inconvénients. À commencer par l’isolement, le risque de ronger ses soucis seul dans son coin, l’appel du frigo ou du canapé plus fort qu’une motivation en berne, un réseau qui stagne… Bref, la liberté peut coûter cher et devenir un poids bien lourd à porter. Une solution possible : le coworking.

TÉMOIGNAGE

Lise, illustratrice
« J’ai besoin de concentration pour trouver des idées et je ne pensais pas pouvoir produire quelque chose avec quelqu’un en face de moi. Pourtant, j’ai découvert que partager un bureau et se plonger dans une ambiance de travail est motivant. Même si les autres travaillent dans un domaine différent. Nous sommes ici une dizaine de personnes dans un grand T3. Nos relations ne sont pas professionnelles mais humaines. Là est peut-être le secret. C’est confortable, chaleureux et économique. Pour 100 euros par mois, cela vaut le coup. »

Le coworking, kézako ? C’est un regroupement d’indépendants ou de petites structures qui partagent un lieu de travail et mutualisent des moyens. Les inconvénients du travailleur solitaire sont gommés mais ce dernier garde les avantages de son statut. Ce nouvel espace oscille entre le confort du domicile et la dynamique de l’entreprise. Qui plus est, à coût réduit. Autant dire que les expériences se multiplient et que, par ces temps de crise, la motivation économique est centrale pour franchir le cap. Mais le facteur humain compte aussi.

La colocation : partager
son appartement et… ses valeurs L’exemple de Kaps
Onze étudiants répartis dans quatre appartements, quartiers Bonnefoy et Bagatelle… Des colocataires comme les autres ? Pas exactement. L’Afev, le Crous et la mairie de Toulouse ont lancé l’opération « Kaps, kolocation à projet solidaire » en septembre dernier. Le principe ? En échange d’un loyer modéré et d’une aide pour les démarches administratives et bancaires concernant la location, les étudiants s’engagent à créer ou à s’insérer dans un projet solidaire et citoyen avec les associations agissant dans leur quartier. S’appuyant sur l’Afev pour monter et coordonner les projets, les étudiants ont l’année universitaire pour les réaliser. Une année test pour cette initiative novatrice qui pourrait se développer à la rentrée prochaine si l’aventure s’avérait concluante. Une bien belle manière de s’impliquer dans la vie de son quartier. Avis aux étudiants avides de nouvelles expériences… Contact : Afev Toulouse (Association de la fondation étudiante pour la ville) - 25, rue François-Magendie 05 34 31 94 00

TÉMOIGNAGE

Vincent, étudiant en Sciences Politiques, colocataire à Bonnefoy dans un T3
« Ce n’est pas vraiment l’intérêt financier qui m’a poussé à m’impliquer. C’est vrai que l’Afev se porte garante et que le Crous a accéléré les délais pour l’obtention de ma bourse, mais c’est surtout le projet associatif qui réunit les étudiants qui est intéressant. A priori, les colocataires sont là parce qu’ils partagent certaines valeurs. Notre appartement est sur Bonnefoy, mais nous allons nous investir sur le quartier de Jolimont où le tissu associatif est plus dense. Nous avons le choix entre trois projets que nous mènerons avec le foyer des jeunes travailleurs : la création d’un journal, d’un festival ou d’un café citoyen. C’est désormais à nous de choisir et de faire le nécessaire pour que cette expérience soit réussie et que l’opération se développe l’année prochaine. »

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C’EST VOTRE HISTOIRE

Le covoiturage,
pour ne pas rouler la planète
Efficace, convivial, économique et écologique. Chapeauté par la Maison de la Mobilité de Labège, le service de covoiturage est une affaire qui roule depuis plus de sept ans. Lancé à l’époque par l’association Covoituval (passée sous l’aile de Tisséo depuis 2008), le principe est simple et bien rodé. Une inscription suffit pour créer son profil et ses trajets avant de covoiturer. Une recherche automatique permet de trouver les déplacements similaires aux vôtres et de visualiser les équipages. Il ne vous reste plus qu’à contacter votre futur équipier. Si vous décidez d’être un covoitureur « conventionné » vous élargissez votre cercle de recherche à tous les trajets.

Vous bénéficiez aussi d’un suivi par un gestionnaire et de la garantie retour si votre coéquipier a un empêchement de dernière minute. Le tout pour 5 euros par an. Les entreprises de plus de cent salariés peuvent également être conventionnées et offrir ce service à leurs employés. Contact : Maison de la Mobilité - rue Pierre-et-MarieCurie (Labège) - http://covoiturage.tisseo.fr Le service covoiturage de Tisséo en chiffres 1 740 personnes actuellement inscrites 938 nouveaux inscrits en 2010 35 entreprises conventionnées 470 000 km parcourus en covoiturage et 97 700 kg de CO2 épargnés depuis janvier 2010

TÉMOIGNAGE

Jean, graphiste
« J’ai eu le déclic un soir quand, seul au volant de ma voiture, je me suis retrouvé coincé sur la rocade dans les embouteillages de fin de journée. Une situation absurde, énervante et quotidienne pour de nombreux automobilistes. J’ai alors repensé à un article sur le covoiturage que j’avais lu quelques jours auparavant. Le soir même j’étais inscrit, le lundi suivant j’expérimentais cette solution. Mes trajets ne sont pas réguliers, mais dès que je me rends sur Toulouse, c’est en covoiturage. En deux ans, je n’ai eu aucun souci et j’ai sympathisé avec trois personnes. Le covoiturage est juste un réflexe à acquérir et qui permet en plus de s’ouvrir à la rencontre. »

Consommer bio, local, à moindre frais avec les groupements d’achats
L’exemple des Clairons
Comment accéder à des produits locaux de qualité sans se ruiner ? Grâce au groupement d’achats. L’association Les Clairons montre l’exemple. Chef d’orchestre d’un projet de coopérative d’achat local et de distribution conviviale, elle joue les intermédiaires entre consommateurs et producteurs. Objectifs ? Soutenir l’agriculture paysanne, démocratiser l’accès à des produits de qualité, sensibiliser le plus grand nombre. Et ce, sans étrangler les producteurs avec des marges disproportionnées. Comment ça marche ? Le groupe de consommateurs constitué et le lieu de distribution défini, les habitants passent commande auprès des Clairons qui assurent le suivi et la livraison en présence d’un producteur mandaté.

Que peut-on commander ? Produits maraîchers, charcuterie, sirops, glaces, pain, vin et bière… pour l’instant. Une dizaine de producteurs s’ajouteront en 2011. Il sera aussi possible d’acheter ou de fabriquer des produits d’entretien ménager et des cosmétiques. À quel prix ? L’association regroupe les commandes et bénéficie de prix de grossistes auprès des producteurs locaux. Deux paniers hebdomadaires, un de légumes et un de produits laitiers, coûtent 15 euros par semaine. Contact : Association Les Clairons 6, rue des Trois-Piliers - 06 76 79 92 77 www.lesclairons.fr - Mail : lesclairons@gmail.com

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Semer de nouveaux projets grâce aux jardins partagés
Envie de nature en ville, de cueillir ses propres légumes et de vous enivrer de saveurs ? Certes… mais vos compétences de jardinier se limitent à changer l’eau des fleurs et votre terrain de jeu se cantonne au périmètre de votre balcon. Ne laissez pas votre doux rêve se faner. Une solution simple et concrète existe : les jardins partagés. Ensemble, des habitants d’un quartier réfléchissent, accompagnés du bureau d’études SaluTerre et de la mairie de Toulouse, à la création d’un jardin partagé. Une démarche participative et de concertation, au service d’un projet aux dimensions environnementales et sociales. La charte établie reste suffisamment souple pour être cultivée selon les objectifs des différents types de jardins partagés, qu’ils soient culturels, sociaux, pédagogiques … Bref, plantez vos désirs. Contacts : Association Entre Mains Et Terres 12, boulevard Bonrepos - 06 17 71 06 42 association.entremainsetterres@gmail.com SaluTerre - 05 57 46 04 37 - www.saluterre.com

TÉMOIGNAGE

Jérémy Clausse,
bénévole pour le projet Les jardins thérapeutiques de l’association Entre Mains Et Terres (Emet)
« Sur Toulouse, nous sommes des précurseurs puisqu’il n’existe pas encore de jardins thérapeutiques. Notre objectif ? Que ces jardins représentent une étape majeure dans le parcours d’accès aux soins des personnes en situation de handicap ou de précarité. À travers un panel d’activités complémentaires, ces jardins seront un véritable outil d’intégration sociale et d’éducation pour la santé. Ce projet est ambitieux et nous travaillons actuellement à un maillage des différents professionnels de la santé, des acteurs sociaux et des structures de l’économie sociale et solidaire. La Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) nous a d’ailleurs remis le prix “Sandrine Riaudo”, soit un chèque de 15000 euros. »

TÉMOIGNAGES

Kathi Fricker,
ferme de la Cabriole, producteur laitier de chèvre et de vache
« Nous accueillons déjà des citadins à la ferme tous les jours, mais cette coopérative permettra de créer encore plus de liens. Nos fournisseurs sont locaux et, dans la mesure du possible, nos clients aussi. Grâce à la logistique mise en place par Les Clairons, les commandes hebdomadaires ne nécessitent qu’un seul trajet. Cette initiative, qui soutient l’agriculture paysanne, a un gros potentiel. »

Maxime, 25 ans, adhérent
« Il faut retrouver une logique de consommation saisonnière et locale. L’outil des Clairons est un bon moyen d’agir dans ce sens et démocratise ce type d’alternative. »

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C’EST VOTRE HISTOIRE

Roulez malin et citoyen grâce à l’autopartage
L’exemple de Mobilib

En couple, le choix d’une deuxième voiture se pose à vous ? Vous êtes étudiant ou votre compte en banque ne peut pas supporter l’achat d’un véhicule ? Vous représentez une entreprise et vos besoins sont irréguliers… Une solution s’offre à vous : Mobilib, loueur de voitures pas comme les autres. « Pratique, économique, écologique et citoyen », affi rme Mobilib. Jugez plutôt. Côté pratique, vous avez accès aux véhicules 24 h / 24 et 7j / 7 avec assurance et le plein de carburant. La flotte de véhicules est répartie, pour l’instant, sur une dizaine de stations qui quadrillent Toulouse. Les stations sont géolocalisées sur le site Internet. En un clic, vous savez si la voiture de votre choix est disponible. Selon vos besoins, vous pouvez opter pour une Twingo, une Clio ou un Kangoo. Économique ? Assurément. Jusqu’à 40 % d’économies sur votre budget transport. À partir de 2 euros l’heure et 0,35 euros le kilomètre, vous ne payez que si vous avez besoin d’une voiture. Aux oubliettes les soucis mécaniques et les factures assommantes, roulez libre… Et écologique, évidement. Vous luttez à votre échelle contre l’effet de serre et vous évitez d’encombrer les routes surchargées. Citoyen ? Aussi, puisque vous participez à un service d’intérêt collectif offert par une coopérative. Et comme les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules, le projet « Autopartage@toulouse » a été retenu par le ministère de l’Industrie. Un projet porté par Mobilib, Continental Automotive, Artal, Lyberta et Oberthur qui va faciliter l’utilisation des voitures en autopartage via la téléphonie mobile. En 2011, la communauté urbaine du Grand Toulouse mettra sa flotte à disposition pour expérimenter le projet. Mobilib a un boulevard comme avenir. À vous de l’emprunter. Contact : Mobilib - 116, grande rue Saint-Michel 05 31 61 63 08 - www.mobilib.fr


TÉMOIGNAGE

Élizabeth,
musicienne, adhérente à Mobilib « 
Il n’était pas question d’acheter une deuxième voiture. J’avais déjà attendu longtemps avant d’en posséder une. Cependant le besoin d’un autre véhicule s’est avéré nécessaire, notamment pour accompagner mes deux enfants à leurs activités respectives du mercredi. Du coup, dès que j’ai entendu parler de Mobilib, j’ai adhéré. En plus de faire un geste écologique qui évite d’alourdir le trafic urbain, ne louer une voiture qu’en cas de besoin représente bien des avantages, dont celui de rouler avec une automobile en bon état sans se soucier de son entretien. »

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PROXIMITÉ
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Les nouvelles des secteurs
Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, retrouvez l’actualité des six secteurs : Toulouse Centre, Rive Gauche, Toulouse Nord, Toulouse Est, Toulouse Sud Est et Toulouse Ouest

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Occitan
Dernières nouvelles d’Occitanie

+ www.toulouse.fr
Plus de photos, d’interviews ou d’articles

GASTRONOMIE

Le Prix Lucien Vanel tient La Corde
Initialement prévue avant l’été, la soirée de remise des trophées gastronomiques créés par l’UMIH 31, l’office du tourisme et la Ville de Toulouse, avait été reportée en raison du décès, le 10 juin, de son chef emblématique Lucien Vanel. Les prix 2010 ont été attribués le 15 novembre dernier sous la présidence de Pierre Cohen, dans les salons de l’Arche Marengo, que le député-maire a souhaité baptiser désormais « Espace Vanel » en hommage à la mémoire d’un des meilleurs cuisiniers français de son temps. Pour désigner les prix du public, 12 500 votes (+ 14 % par rapport à 2009) ont été exprimés, du 8 février au 31 mai. 84 % ont été recueillis via les urnes, 15 % par le site internet et 1 % via l’application iPhone.

Palmarès 2010 :
Prix du Public - Formule du midi à moins de 20 euros Restaurant L’Argentine - Formule du midi à plus de 20 euros Restaurant La Table de Merville - Catégorie Coup de Cœur Restaurant Quatre Petits Cochons Prix du Public et des Experts - Catégorie Cassoulet Toulousain Préféré Restaurant La Chaumière Prix de l’Académie - Prix de la Convivialité Restaurant Chez Moustache - Prix de la Créativité Restaurant La Villa des Chimères - Prix du Meilleur Espoir 2010 Restaurant Le Virgil - Prix du Lauréat 2010 Restaurant La Corde (son chef Mo Bachir est désormais installé au Manoir du Petit Prince à Portet-sur-Garonne) www.prixlucienvanel.com

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PROXIMITÉ

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Secteur Toulouse Centre
1.1 : Capitole 1.2 : Amidonniers / Caffarelli 1.3 : Les Chalets / Saint-Aubin / Saint-Étienne Contact : 05 67 73 83 50 secteur.centre@mairie-toulouse.fr

Noël créatif et solidaire
ARNAUD BERNARD - CARMES - CAPITOLE  Zoom sur trois marchés de Noël pour faire le plein de cadeaux créatifs et solidaires.

ET SI VOUS SORTIEZ des sentiers battus en offrant des cadeaux originaux, créatifs et quasiment uniques cette année ? Une option doublée d’une démarche citoyenne puisque vous soutiendrez ainsi des artistes locaux, des entreprises ou des actions sociales et solidaires. En marge de l’offre classique, plusieurs marchés permettent justement aux Toulousains de réaliser des emplettes inédites et/ou responsables. Sur la place A rnaud-Bernard par exemple, la 3e édition du marché convivial et solidaire a lieu du 4 au 12 décembre ; ce village écoconstruit à partir de palettes de bois, de paille… réunit une douzaine de stands proposant de l’artisanat (bijoux, vêtements,
jouets…). En marge du marché, une scène ouverte permet en outre à des artistes locaux ou des associations de quartier de se produire, un loto solidaire d’acquérir des lots « utiles » (produits équitables, vélos, etc.) et des débats de s’informer sur le SOL, la nouvelle monnaie solidaire, l’économie sociale… SUR LA PLACE DES CARMES, l’association Cré’art 31 organise quant à elle l’édition hivernale de son marché des Créateurs. Les 18 et 19 décembre, doudous, vêtements, accessoires, déco, petit mobilier… signés par des créateurs locaux très talentueux seront proposés à la vente. Lesquels feront également de la manifestation un véritable évènement en proposant des animations, des démonstrations de leur savoir-faire, etc. Enfin sur le traditionnel marché de Noël, organisé place du Capitole du 3 au 28 décembre, un chalet est pour la première fois dédié aux créateurs. L’initiative de la mairie permet à une cinquantaine d’entre eux de se succéder pendant toute la durée de la manifestation (deux créateurs par jour), les trois derniers jours étant réservés aux associations toulousaines et à leurs adhérents.


Cérémonie des vœux 2011 du secteur Centre
Le député-maire Pierre Cohen, l’adjoint de secteur Isabelle Hardy, ainsi que l’équipe municipale convient les Toulousains du secteur Centre à la cérémonie des vœux qui sera organisée lundi 10 janvier, à 18 h 30, au musée des Augustins. Métro Esquirol.
Sous réserve de modification

24 heures chrono
C’est le délai maximum sur lequel la Ville s’est engagée à collecter les encombrants sur le centre-ville (soit l’équivalent de six tonnes chaque jour), contre cinq jours jusque là. Pour ce faire, les Toulousains doivent simplement prendre rendez-vous (en téléphonant au 3101). Un engagement pris dans le cadre du Défi propreté, lancé par la municipalité. Pour retirer les encombrants déposés sur la voie publique, des tournées spécifiques « déménagements » ont également été mises en place les trois premiers et derniers jours de chaque mois.

Déjà l’année dernière, le marché solidaire d’Arnaud-Bernard proposait une autre façon d’acheter et d’offrir.

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Secteur Rive Gauche
2.1 : Saint-Cyprien

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2.2 : Croix-de-Pierre / Route d’Espagne 2.3 : Fontaine-Lestang / Bagatelle / Papus 2.4 : Fontaine-Bayonne / Cartoucherie Contact : 05 67 73 83 55 secteur.rive-gauche@mairie-toulouse.fr

Les joueurs du club de pétanque de Casselardit se retrouvent régulièrement sur la place Baudin, lieu de jeu idéal. Le tramway devrait faciliter la venue d’autres passionnés.

Les associations sur toute la ligne...
CASSELARDIT À l’occasion de la mise en service de la nouvelle ligne T1 du tramway, rencontre avec trois associations du quartier.
DEPUIS LE 29 NOVEMBRE, la ligne T1 du nouveau tramway stoppe à la station Casselardit, située sur l’avenue de Grande-Bretagne. À quelques dizaines de mètres à peine, un petit pôle d’associations dynamiques est installé au n°6 de la place Jean-Baptiste-Baudin. Quatre associations socioculturelles et sportives que l’arrivée du tramway permettra aux Toulousains de (re)découvrir. Le Cercle laïque Casselardit en fait partie. Présidée par Michèle Gonzalo, l’association propose des cours de musique, violon, guitare et piano, principalement en direction des enfants. Chaque mardi, deux cours de gymnastique réunissent des adultes, tandis qu’un cours de danses de salon est programmé les mercredis. Enfin, une fois par an (en juin), le Cercle laïque organise un rallye automobile familial. L’occasion de partager un moment agréable et un dîner entre amis. L’association met également une salle à la disposition du club du 3e âge Fontaine-Casselardit qui propose, tous les lundis aprèsmidi, un loto à ses adhérents et, plus ponctuellement, des sorties. L’ÉTOILE SPORTIVE DE CASSELARDIT, club de basket-ball, réside aussi au n°6 de la place Baudin. L’association, qui compte une équipe minimes et deux équipes seniors pour l’instant, intègre en permanence de nouvelles « recrues ». « Nous n’avons pas suffisamment de jeunes pour créer d’équipes poussins ou benjamins, mais nous pourrions le faire si tel était le cas », souligne son président Jean-Claude Belinguier. Le club de pétanque lui n’a pas de problème à « faire le plein ». Chaque après-midi ou presque, ses 70 adhérents se retrouvent sur la place Baudin pour disputer des parties en toute convivialité. Un club qui est aussi à l’origine des vide-greniers organisés plusieurs fois par an sur le quartier. Cercle Laïque Casselardit : 05 61 49 26 24 Club du 3e âge Fontaine Casselardit : 05 61 49 71 90 L’étoile Sportive de Casselardit : 06 60 08 94 07 Club de Pétanque Casselardit : 06 64 23 87 26

Cérémonie des vœux 2011 du secteur Rive Gauche
Le député-maire Pierre Cohen, l’adjoint de secteur Nicolas Tissot, ainsi que l’équipe municipale convient les Toulousains du secteur Rive Gauche à la cérémonie des vœux qui sera organisée le jeudi 13 janvier,
à 18 h 30, au musée des Abattoirs. Métro Saint-Cyprien.
Sous réserve de modification

La tranquillité, thème du prochain conseil de secteur
Organisé deux fois par an, dans chacun des six secteurs de Toulouse, le prochain conseil du secteur Rive Gauche se déroule le 13 décembre, à 18 h 30, à l’Hippodrome de Toulouse (1, chemin des courses). L’objectif, qui est de présenter et de décliner les politiques municipales, portera cette fois sur les orientations envisagées en matière de tranquillité dans les quartiers.

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PROXIMITÉ
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Secteur Toulouse Nord
3.1 : Minimes / Barrière-de-Paris 3.2 : Sept-Deniers / Ginestous 3.3 : Lalande / Grand-Selve 3.4 : Trois Cocus / Borderouge / Croix-Daurade / Paléficat Contact : 05 67 73 83 52 secteur.nord@mairie-toulouse.fr

La ZAC des Ponts-Jumeaux plus accessible
PONTS-JUMEAUX  Voiries, trottoirs, places de stationnement, aménagements paysagers… l’espace public s’organise aux abords et à l’intérieur de la ZAC.
C’EST SUR LE BOULEVARD DE L’EMBOUCHURE que les travaux d’aménagement de la ZAC des Ponts-Jumeaux ont débuté en octobre. Objectifs : renforcer les réseaux existants, procéder à la réfection des voiries extérieures et surtout réaliser la contre-allée destinée à faciliter l’entrée et la sortie de la zone. Depuis quelques jours, cette nouvelle voie permet également d’assurer la desserte du quartier, les bus de la ligne 70 stoppant désormais devant la ZAC. En plus de l’aménagement de sécurité piétons-cycles (en direction des SeptDeniers) et des trottoirs en cours, la plantation de charmes est prévue en remplacement des platanes malades qui avaient dû être abattus. DANS LA PERSPECTIVE DE LA LIVRAISON des équipements publics programmés à l’intérieur même de la ZAC (groupe scolaire, multi-accueil petite enfance, jardin public), l’aménagement des trottoirs définitifs du boulevard de Suisse débutera prochainement. Plusieurs aménagements paysagers sont également prévus. À l’intersection des boulevards de Suisse et de Genève, la plantation d’arbres, d’arbustes et d’une prairie naturelle a déjà commencé. Le mail central de la ZAC, quant à lui, accueillera dans un premier temps une « prairie fleurie », l’aménagement d’une pelouse étant prévue à l’issue des travaux qui porteront sur les voies de circulation, des pistes cyclables et des places de stationnement. Ce n’est qu’une fois le groupe scolaire (5 classes maternelles et 7 classes élémentaires) et le centre multiaccueil (40 places) livrés, à la rentrée 2012, que la réfection complète des rues Kruger et Daydé et la création du jardin public des Ponts-Jumeaux seront réalisées.

Au jardin du Soleil d’Or…
Peu connu et donc peu fréquenté, le jardin du Soleil d’Or a fait l’objet d’une réflexion du service des espaces verts de Toulouse visant à en augmenter l’attractivité. En concertation avec les associations, une réunion sur site a été organisée afin de valider et d’amender les propositions. Il a ainsi été décidé de conserver la pelouse centrale pour une plaine de jeux, d’agrandir le fond du jardin et d’y installer des bosquets et des plantations. Il a été prévu aussi de créer un chemin serpenté et de mettre en place un espace canin le long du jardin, de réorganiser le boulodrome et de construire une aire de jeux pour les 6-12 ans à l’entrée. Ces aménagements seront réalisés en 2011. Une réflexion est aussi en cours pour créer un espace sportif et de détente sur l’aire de jeux des Ponts-Jumeaux, là aussi en 2011.




Cérémonie des vœux 2011 du secteur Nord
Le député-maire Pierre Cohen, l’adjoint de secteur Jean-Michel Fabre, ainsi que l’équipe municipale invitent les Toulousains du secteur Nord à la cérémonie des vœux qui sera organisée le mercredi 19 janvier,
à 18 h 30, à la Maison de quartier de Croix-Daurade (7, rue FrancisLopez). Bus lignes 42 et 44.
Sous réserve de modification

Les Ponts-Jumeaux, qui ont vu l’arrivée d’un grand nombre d’habitants, bénéficient d’ultimes aménagements.

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Secteur Toulouse Est
4.1 : Bonnefoy / Roseraie / Gramont 4.2 : Jolimont / Soupetard / Bonhoure 4.3 : Côte-Pavée / Château-de-l’Hers / Limayrac Contact : 05 67 73 83 54 secteur.est@mairie-toulouse.fr

Tisser des liens
LA GLOIRE L’Association socioéducative de Toulouse-Est (Asete) développe des actions de diagnostic et d’accompagnement pour les jeunes de 11 à 20 ans. Une activité discrète mais essentielle.

L’ASSOCIATION ASETE n’est pas tout à fait comme les autres. Elle présente plusieurs particularités. En ce qui concerne sa philosophie et son positionnement tout d’abord : « Notre action, explique Laurent Canova, son président, s’adresse à tous les jeunes sur le principe de la libre adhésion. L’ensemble des acteurs de l’association sont présents partout où se trouvent les jeunes (collèges, clubs de sport, entrées d’immeubles) pour tisser des liens ; ainsi, ceux qui le souhaitent viennent participer aux suivis individuels ou actions collectives mis en place par l’association. » Ensuite, autre particularité de l’Asete : la non pérennisation des actions. « En effet, notre volonté est d’être le plus réactif possible pour répondre au plus vite aux besoins et aux demandes », ajoute Laurent Canova. PARMI LES ACTIONS COLLECTIVES mises en place : Meca Jeunes, véritable atelier autour de la mécanique, a permis récemment à des jeunes de construire de A à Z un triporteur. Ce projet s’est étendu depuis les plans jusqu’à l’utilisation finale de l’engin en passant bien sûr par la phase de construction. Ce triporteur a été utilisé ensuite lors de nombreuses fêtes de quartier « et a remporté un franc succès », indique Laurent Canova. L’Asete gère ainsi depuis 1978 un service de prévention spécialisée, avec le concours de six éducateurs spécialisés, un directeur et une secrétaire. Le territoire d’action de l’association comprend principalement les secteurs de Jolimont, La Gloire, La Juncasse, Soupetard, l’Hers et Amouroux, les Argoulets ; mais aucun quartier n’est exclu, si le besoin s’en fait sentir. Les moyens d’actions sont multiples mais tous privilégient la présence auprès de tous les jeunes. Pour en savoir plus : Asete 168, rue Louis-Plana 31500 Toulouse 05 61 58 02 52

Un des projets remarquables de l’association, autour de la fabrication complète d’un triporteur.


Cérémonie des vœux 2011 du secteur Est
Le député-maire Pierre Cohen, l’adjoint de secteur Jean-Paul Makengo, ainsi que l’équipe municipale invitent les Toulousains du secteur Est à la cérémonie des vœux qui sera organisée le lundi 24 janvier, à 18 h 30, au centre des arts du cirque Le Lido. Métro Argoulets.
Sous réserve de modification

Des jeux pour enfants en concertation
Un projet de requalification concerne l’aire de jeux pour enfants du jardin Michelet, dans le quartier de Bonnefoy. Il est soumis courant décembre aux usagers (enfants des écoles Bonnefoy, haltes-garderies, assistantes maternelles du quartier…) lors d’une réunion publique, en présence de représentants du service des espaces verts de Toulouse. Il s’agit d’augmenter la surface de jeux et d’y installer plusieurs éléments : un petit manège, une balançoire collective, une structure de cordages pour grimper… Pour plus de sécurité, un sol souple amortissant y sera installé et, pour plus de confort, des bancs seront mis à la disposition de tous.

Plus de voies en perspective
À partir de 2011 débuteront les travaux de doublement de la voie ferrée entre Toulouse et Baraqueville (Aveyron). Pour la partie toulousaine, notamment sur le quartier 4.1, ils concernent : le pont-rail sur le chemin Lapujade, le pontroute de la route d’Albi, les ponts-rails du chemin de Gramont, du périphérique Est et de l’Hers. Par ailleurs, les passages à niveau du chemin Nicol et du chemin de Gabardie feront l’objet de déviations, le temps des travaux. Depuis ce mois de décembre, plusieurs réunions publiques d’information sont organisées dans le secteur par Réseau Ferré de France.

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PROXIMITÉ

Secteur Toulouse Sud Est

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5.1 : Pont-des-Demoiselles / Montaudran / La Terrasse 5.2 : Rangueil / Sauzelong / Pech-David / Pouvourville 5.3 : Saint-Michel / Le Busca / Empalot / Saint-Agne Contact : 05 67 73 83 53 secteur.sud-est@mairie-toulouse.fr

Vue de synthèse paysagère de la place centrale du projet.

La concertation, du projet au chantier
NIEL Zoom sur un des projets d’urbanisme les plus importants de Toulouse, qui s’étend sur une ZAC de près de huit hectares.
LE CHANTIER DE FOUILLES entrepris début 2009, a fait prendre un peu de retard au vaste programme d’aménagement développé sur le site de l’ancienne caserne Niel. La première phase des recherches archéologiques devrait s’achever courant 2011 et la seconde devrait s’étirer entre 2011 et 2012. À terme, ce seront huit hectares, étendus entre Empalot et SaintAgne, à la place de l’ancien terrain militaire, qui promettent de nombreuses nouveautés. Outre le programme d’environ 540 logements en collectif dont 40 % sociaux, le projet comprend l’aménagement de locaux tertiaires et professionnels, une résidence étudiante avec une centaine de chambres, une maison de retraite. Sans oublier les équipements publics qui y sont installés, comme la Maison des associations (dans l’ancien bâtiment de l’État major rénové), une crèche totalement réhabilitée (installée dans un des pavillons d’entrée). LA MAISON DE LA CITOYENNETÉ sera pour sa part installée dans le deuxième pavillon et un grand jardin public de quelques 17 000 m² sera créé à l’emplacement de l’ancienne place d’Armes. Une des clés de la réussite de ce grand projet tient à la concertation engagée avec les habitants des quartiers concernés. Les réunions publiques organisées depuis le lancement du projet ont permis de connaître leurs attentes, d’écouter leurs commentaires et leurs suggestions, et ainsi de répondre à leurs besoins… La dernière, en date du 21 octobre, a présenté l’avancement du projet et l’ensemble des aménagements prévus sur le site Niel. Deux ateliers de concertation ont été mis en place pour travailler collectivement en ce début d’année 2011. Le premier atelier abordera le projet du parvis Niel et le second celui du futur jardin Niel.

Cérémonie des vœux 2011 du secteur Sud-Est
Le député-maire Pierre Cohen, l’adjoint de secteur Jean-Marc Barès, ainsi que l’équipe municipale convient les Toulousains du secteur Sud-Est à la cérémonie des vœux qui sera organisée mercredi 26 janvier, à 18 h 30, à la Maison des associations (81, rue saint-Roch métro Saint-Agne / SNCF). Sous réserve de modification

Les fouilles se poursuivront, vu la richesse archéologique du site.

Montaudran Aerospace prend son envol
Le site de Montaudran Aerospace, repensé par l’architecte David Mangin, va accueillir prochainement différentes opérations d’urbanisme. Pour mieux répondre aux futures demandes de déplacements liées au développement urbain, une réflexion sur le projet global d’aménagement pour les transports en commun, les piétons, les cycles et la circulation en général a été mise en route. Une présentation du projet aux associations de mémoire de l’Aéropostale et aux associations de quartier a eu lieu le lundi 15 novembre. Les prochaines étapes de ce grand projet débutent dès janvier 2011 avec le lancement de la concertation sur l’aménagement de l’avenue des Herbettes. D’autres rendez-vous sont en cours de préparation.

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Se déplacer futé
BALUFFET  Informer les salariés des alternatives à la voiture individuelle pour préserver la planète : tel est l’objet du Plan de Déplacement Inter-Entreprises (PDIE) actuellement déployé sur la zone.
IMPULSÉ PAR LA SOCIÉTÉ ICOM, le projet d’élaboration d’un Plan de Déplacement Inter-Entreprises (PDIE) sur la zone de Baluffet rassemble désormais plusieurs organismes et entreprises : la société Oddos Buro, l’Établissement français du sang, l’École nationale vétérinaire de Toulouse, Pôle emploi et Mérial. Une démarche collective, qui vise à lutter contre le réchauffement climatique en diminuant les gaz à effet de serre dûs aux trajets en voiture. Une première à Toulouse (un autre PDIE a été déployé à Blagnac et un autre est en cours à Balma), qui consiste à réaliser un état des lieux de la situation et des besoins afin de mettre en œuvre des actions favorisant les modes de déplacements alternatifs à la voiture : marche, vélo, transports en commun…
Les salariés de la société ICOM pratiquent depuis longtemps le covoiturage.
ACCOMPAGNÉES PAR TISSÉO, les structures impliquées sur la zone de Baluffet ont déjà engagé des actions d’information auprès des 2 000 salariés et étudiants concernés. « On se rend compte qu’environ 40 % des personnes méconnaissent l’offre de transports en commun », indique Valérie Vincent, conseillère en mobilité entreprise de Tisséo. Des actions d’autant plus importantes que l’arrivée de la ligne T1 du tramway offre de nouvelles opportunités, sans compter que l’utilisation des transports collectifs peut être soutenue par une prise en charge de 50 % minimum des abonnements. Une cartographie des déplacements effectués par des personnes qui se rendent quotidiennement à Baluffet pour travailler ou étudier est également en cours. « Elle va permettre de définir les actions les plus pertinentes à mettre en place : points de rencontres pour le covoiturage, abris vélos, parking relais… des choix qui seront aussi orientés par l’enquête qui sera réalisée auprès des salariés. »
Tisséo vient directement informer les personnels des entreprises ; ici, à l’École vétérinaire.
Pour plus d’informations sur les plans déployés sur Toulouse et l’agglomération : contact.pde@tisseo.fr

Secteur Toulouse Ouest

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6.1 : Arènes Romaines / Saint-Martin-du-Touch 6.2 : Lardenne / Pradettes / Basso-Cambo 6.3 : Mirail / Reynerie / Bellefontaine 6.4 : Saint-Simon 6.5 : Lafourguette Contact : 05 67 73 83 51 secteur.ouest@mairie-toulouse.fr










Cérémonie des vœux 2011 du secteur Ouest
Le député-maire Pierre Cohen, l’adjoint de secteur Régis Godec, ainsi que l’équipe municipale convient les Toulousains du secteur Ouest à la cérémonie des vœux qui sera organisée le jeudi 27 janvier, à 18 h 30, à la salle des fêtes de Lafourguette (28, rue de Gironis). Bus lignes 3 et 52.
Sous réserve de modification

La maison de retraite Tibaous inaugurée
La nouvelle maison de retraite Tibaous, située 1, rue Albert-Carovis dans le quartier SaintSimon, a été inaugurée en octobre dernier. Ouvert depuis janvier 2010, cet établissement médicalisé a une capacité de 80 places. Il a la particularité de compter une unité dédiée à l’accueil de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (14 lits). Le projet de vie de cette maison repose notamment sur les nombreuses animations proposées à ses résidents, animations que la direction souhaite ouvertes sur l’extérieur (vers les associations de quartier, l’école voisine…) afin de conserver et de favoriser le lien social.

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PROXIMITÉ

Viure al país
L’OCCITAN AU QUOTIDIEN  Ils font vivre la culture occitane chaque jour. Que ce soit à la télévision, dans des écrits, à l’Ostal d’Occitania ou au Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles (COMDT). Illustrations.

Sirine TIJANI, la vesèm al fenestron de França 3, dins las emissions « viure al país »
ENTRETIEN
« Ai totjorn navegat entre diferentas culturas »

D’ont venes, Sirine ? Nasquèri a Tolosa. Grandiguèri dins lo barri del Miralh. Aprèp un bac L, al licèu “Rive Gauche”, faguèri un Master 2 d’istòria medievala a l’Universitat del Miralh (trabalhèri suls rapòrts entre catolics, josius e erètges, dins lo Miègjorn de França). E aprèp, passèri lo concors de l’escòla de jornalisme de Tolosa. E perqué lo jornalisme ? Quand èri pichona, voliái èsser jornalista per far coma Lois Lane dins Superman ! E aprèp, lo jòc d’enfança es devengut pr’aquò una evidéncia. Qu’as aprés dins ton mestièr ? A la debuta, foguèri suspresa de veire qu’un fum de mond, e de joves subretot, s’interessavan a la cultura occitana, parlavan sa lenga, e pas sonque al nivèl universitari. Vesi cada jorn qu’es una cultura dinamica en moviment. E aquò, per un jornalista, es important ! Dins mon mestièr, rescontri de gents apassionadas, de Pau a Montpelhièr. Veni de rescontrar un Texan, que demòra en Avinhon, e que milita amb una fervor estonanta per la cultura e la lenga : organizacion d’un festenal, d’una ràdio, d’una associacion que promòu la Provença e Occitania tota als toristas americans e asiatics… Una mena de “dobla cultura” ? Òc, per ieu es aquò : ma maire es occitana, e mon paire es tunisian. Ai totjorn navegat entre diferentas culturas, diferentas lengas, diferentas istòrias. Aquela multiculturalitat es un atot màger dins lo mestièr. Quand òm demanda se me sentissi francesa o tunisiana, disi que soi abans tot tolosenca, e fòrça fièra d’o èsser ! Me permet de conciliar las diferéncias. Cal dire tanben l’astre que l’occitan foguèt per ieu : es una particularitat que m’a permés de poder trabalhar emai abans, d’obténer mon diplòma e d’acabar l’escòla de jornalisme. Alavetz, grand mercé a l’occitan !

Conservatòri occitan de Tolosa : dançar, jogar, cantar !
Lo Conservatòri occitan (Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles - COMDT) es un luòc de ressorga consacrat a la cultura occitana de tradicion orala, mai que mai dins lo domènis de la musica e de la dança. Per sas activitats, lo Conservatòri prepausa tanben la descubèrta de musicas tradicionalas del mond entièr, polifonias dels países latins o percussions de l’arc mediterranenc. En mai d’un centre de documentacion (per escotar e legir musicas e collectatges), lo COMDT vos dubrís son talhièr de fabrica instrumentala : i podètz admirar lo trabalh menimós de fabricacion dels instruments tradicionals coma la bodega, lo graile o la boha gascona ! Sabiatz qu’en Euròpa, es dins lo país d’Oc qu’avèm lo mai grand nombre de boha, que d’unes sonan encara « cornemuses » ? Per los que se vòlon lançar e practicar, lo COMDT prepausa tot al long de l’annada de talhièrs dubèrts a totes, per començar de dançar, cantar o jogar d’un instrument. Estagis de boha (cornemuse occitane) debutants : animat per Bernat Desblancs, 19 e 20 de decembre ; acordeon diatonic, animat per Christian Maes, 30 e 31 de genièr. Concerts a venir : Christian Maes, « còp de vent » (acordeon diatonic), lo 30 de genièr, 9 oras del ser ; Lakhdar Hanou Quintet, « los dets tintats », lo 19 de febrièr, 9 oras del ser. Per totas entresenhas : clicatz sus www.conservatoire-occitan.org e sonatz al 05 34 51 28 38.



Pèire Godolin
Apilotem-nos Pastorèls/E digam en nòstre engatge/Cossi forèc fait un messatge/A la Regina dels Angèls… demèst totes los Nadalets escrits e cantats per Pèire Godolin (1580-1649), tornatz trobar la poesia del mèstre tolosenc dins sas òbras completas, reviradas en francés (Edicions Privat, tota libraria a Tolosa).

Conferéncia
Felip Martel, professor a Paul-Valery de Montpelhièr, « Los Felibres e París, o lo miralh desformant ». F. Martel es un dels co-autor dels « lieux de mémoire » de Pierre Nora, especialista en França de la 3ena Republica e dels moviments occitans. A l’Ostal d’Occitania, 15 de decembre, 6 oras del ser (11, car. Malcosinat)

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CULTURES
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Focus
Noël à la carte

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Danse
Rencontre avec Maguy Marin

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Talent
La famille Pradal

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Arts plastiques, musique, théâtre
Bernar Venet aux Abattoirs

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Patrimoine
Les grands magasins

+ www.toulouse.fr
Plus de photos, d’interviews ou d’articles

CINÉMA

Ils débarquent à Toulouse…
Pour terminer l’année, la Cinémathèque de Toulouse vous invite à découvrir le cycle « Rencontres du troisième type » et à partir dans le cosmos à la découverte d’autres vies extraterrestres. Car dans le septième art, pas de doute en la matière. L’extraterrestre existe depuis le Voyage dans la lune de Georges Méliès en 1902. Qu’il s’appelle E.T. ou Alien, qu’il ait la forme d’humanoïdes bienveillants ou de créatures belliqueuses, qu’il soit utilisé comme instrument de propagande anticommuniste pendant les années cinquante ou comme élément de subversion dans les années quatre-vingt, voici des décennies que l’Autre nourrit notre imaginaire tout en interrogeant notre raison et notre conscience. Du cultissime Star Wars aux classiques Alien et Abyss, de Starships Troopers au burtonien Mars Attacks ! en passant par L’Homme qui venait d’ailleurs de Nicolas Roeg et Invasion Los Angeles de John Carpenter, la science-fiction s’étale sur la toile dans toute sa diversité formelle. Parmi les films les plus anciens : Plan 9 from Outer Space et L’Invasion des profanateurs de sépultures de 1956, Danger planétaire de 1958. Parallèlement au cycle, une exposition d’affiches de films présentée dans le hall tente de répondre à ceci : comment représenter ce qui par définition est inconnu… Cycle Rencontres du troisième type Tout le mois de décembre Cinémathèque de Toulouse 05 62 30 30 14

© Cinémathèque de toulouse

Sigourney Weaver dans Alien de Ridley Scott en 1979.

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FOCUS

Mon bouquet culturel
  PROGRAMME JEUNESSE On s’ennuie pendant les vacances ? Peut-être ignorezvous que dans votre ville chacun se met en quatre pour vous distraire, vous amuser, vous guider. Théâtre, arts plastiques, cinéma ou activités dans les centres d’animation culturelle : voici quelques pistes pour composer votre programme.

«C’EST DÉCIDÉ, pendant les vacances, je vais au musée » déclare Élodie, 7 ans. Reste à choisir l’activité tant la palette des propositions est attrayante. Aux Abattoirs par exemple, « des stages de trois demijournées sont proposés pour élaborer une œuvre contemporaine, de sa conception à sa réalisation » explique le musée. Pour guider les enfants (acceptés dès l’âge de 4 ans) : deux plasticiennes Florence Carbonne et Béatrice Utrilla, bien connues des adultes, ont enfi lé le costume de médiatrices : « Allez à vos outils ! Picasso n’a qu’à bien se tenir. »

Autre lieux, autres formules… Outre le musée Saint-Raymond qui propose une exposition tout public autour des vases antiques (voir page 53) le musée des arts graphiques Paul-Dupuy panache deux rendez-vous autour de la céramique et des cartes postales : La faïence à notre table et Bons baisers du musée. Une petite visite des salles avant les ateliers créatifs et le tour est joué… Mais en petits groupes, intimes, pour plus de tranquillité. Pas très loin de là, au musée des Augustins, des animations catapultent les enfants jusqu’au Moyen-Âge, les confrontent aux gargouilles, démons et autres bestioles, les font entrer dans les tableaux qui jalonnent les murs jusqu’aux plafonds. On verra même un clown le 22 décembre et régulièrement toute une pléiade de conteurs : Philippe Dupeyron, Jean-Yves Pagès, Douyou Démone… CHERCHEURS EN HERBE. La même effervescence juvénile se retrouve au Muséum d’histoire naturelle. Des tout-petits coupant, ciselant, collant du papier coloré et des brindilles, aux adolescents invités à se questionner sur « les rites de passage » ou sur « la reproduction des plantes », chacun a son rendez-vous concocté « sur mesure ». Les uns sont attendus à la médiathèque pour les Animadocs qui proposent de jouer avec des livres autour des thématiques du Muséum. Les autres sont conviés à « l’Atelier » pour s’amuser avec les objets du quotidien, reconnaître les matières et comprendre de quelles ressources naturelles elles proviennent. D’autres enfin, plus âgés, ont le sésame pour pénétrer la « réserve » et « le labo » du musée. « On peut y découvrir les collections, travailler comme un vrai chercheur en observant à la loupe binoculaire, en touchant de vrais spécimens, en consultant des ouvrages de référence », s’enthousiasme Matthias, 11 ans, inscrit depuis longtemps déjà… CLOWNS ET PRINCESSES. Pour ceux qui préfèrent les planches aux cimaises, pas de problème : la programmation théâtrale et musicale est tout aussi foisonnante. Les vacances peuvent commencer au TNT (voir encadré) : La Lanterne magique de Monsieur Couperin, un « concert optique » réunissant les arts plastiques, la musique et le théâtre nous plonge, à la lumière

Info +

Musées : . Les Abattoirs, 76, allées Charles-de-Fitte, 05 62 48 58 00, www.lesabattoirs.org . Musée Saint-Raymond, place Saint-Sernin, 05 61 22 31 44, www.saintraymond.toulouse.fr . Musée Paul-Dupuy, 13, rue de la Pleau, 05 61 14 65 50, www.toulouse.fr . Musée des Augustins, 21, rue de Metz, 05 61 22 21 82, www.augustins.org . Muséum d’histoire naturelle, 35, allées Jules-Guesde, 05 67 73 84 84, www.museum-toulouse.fr Spectacles vivants et expositions : voir agenda culturel page 62

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des lumignons, dans un salon Louis XIV. Féérique. Puis direction le Fil à Plomb, où L’Histoire de la Princesse Turandot est donnée jusqu’au jour de Noël. « Les enfants, à partir de 5 ans, constituent un public idéal pour cet opéra clownesque, raconte Muriel Barraud en charge du jeune public, car ils ne connaissent pas les préjugés artistiques et apprécient sincèrement l’art lyrique. » Pour les adeptes de cartoon, c’est au Grand-Rond qu’il faut se rendre : Givrés ou givrés pas, telle est la question qui se pose aux shakespeariens en herbe… Enfi n, pour les tout-petits, il faudra tirer à la courte paille devant la multiplicité des propositions : Voyage en Polygonie dans la salle Nougaro, Babar ou encore Pierre et Vincent, l’habit des saisons, à la Cave Poésie René-Gouzenne… Mais aussi les spectacles du programme municipal « 1, 2, 3… en scène » (voir ci-contre). Comme Tremblements de tête au centre Henri-Desbals, mis en scène par le talentueux Hervé Suhubiette, et les deux volets du très beau conte musical d’Anne-Mae-Marie Lopez del Rio au centre d’animation ation Soupetard : Le Chapeau de maman suivi du Soulier de maman, une créat ion 2010. Bonnes vacances !

Spectacles de théâtre ou de musique, visites ou ateliers dans les musées, les enfants ont le choix pendant les vacances.

Andersen prolonge les vacances…
Laurent Pelly et Agathe Mélinand, directeurs du TNT, ne conçoivent pas deux programmations distinctes, l’une pour les adultes et l’autre pour les enfants, mais une seule pour les amoureux du théâtre quel que soit leur âge. Les spectacles jeunesse ne constituent donc pas une parenthèse lors des fêtes de Noël. Toute l’année, le jeune public se régalera de spectacles variés, multidisciplinaires, allant du cirque (le Grand C en mars) aux marionnettes, pour les plus grands (avec la Cie Émilie Valantin) comme pour les plus petits (Fragile, Cie Le Clan des songes). Sans oublier la création millésimée du TNT Les Aventures de Sindbad le marin programmée en fin de saison… Mais l’actualité pour l’instant, c’est le focus « Andersen » présenté fin janvier. « Deux propositions singulières pour un concentré d’humanité un peu cruel mais toujours juste… » raconte Laurie Marsoni, directrice des relations extérieures. L’Intrépide soldat de plomb est mis en scène par Stefan Wey et Tobias J. Lehmann. Le Petit Claus et le Grand Claus par Guillaume Vincent. Deux récits différents, deux parti-pris scéniques dissemblables pour deux facettes du conteur : le Hans poète et un Hans plus vériste. À ne pas manquer. TNT - 1, rue Pierre-Baudis - 05 34 31 67 16

L’impulsion « 1, 2, 3… en scène »
Créé en 1993 pour offrir au jeune public « une culture de qualité pour tous », « 1, 2, 3… en scène » rencontra un succès immédiat. Ce qui n’était qu’une semaine thématique devint festival, et le festival une programmation annuelle dans l’ensemble des centres culturels et d’animation de Toulouse. Aujourd’hui, avec 65 spectacles programmés sur la saison pour près de
200 représentations dont 15 créations, « 1, 2, 3… en scène » est la programmation jeune public la plus importante de la région. « Elle a aussi cette double vertu, indiquent les organisateurs, de redonner aux programmes jeunesse leurs lettres de noblesse tout en soutenant la création régionale ». À noter également que pendant les vacances, 12 espaces de loisirs
accueillent les 6-12 ans du lundi au vendredi dans les centres culturels et centres d’animation : Bellegarde, Saint-Simon, Alban-Minville, Bagatelle, Bonnefoy, Lalande, Mazades, Reynerie, Chamois, La Terrasse, Soupetard (2 accueils). Au programme : ateliers d’expression artistique, activités sportives, visites, sorties en plein air. Info sur le site www.toulouse.fr ou Point info famille 0 800 740 745 (appel gratuit).



Mon programme ciné
Ciné-goûters d’Alban-Minville « vacances de Noël » avec 2 films par semaine et 2 séances pour chaque film, 21 et 22 décembre à 10 h et 14 h 30 centre culturel Alban-Minville 1, place M. Luther-King - 05 61 43 60 20

Programme jeune public de la Cinémathèque :

. Fievel et le nouveau monde de Don Bluth, 18 décembre à 15 h . Petit à petit de Pierre-Luc Granjon, Uzi et Lotta Geffenblad, 19 décembre à 15 h 30 (séance tout-petits)

. Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki, 26 décembre à 15 h 30
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DANSE

Maguy MARIN,
chorégraphe

ENTRETIEN
Circonscrire le pessimisme

© Michel Cavalca

CRÉATION Maguy Marin, la papesse de Rillieux-La-Pape, est de retour chez ses amis du théâtre Garonne pour nous présenter Salves, un coup de semonce contre l’immobilisme de la société de consommation autant qu’un tir de riposte à la frénésie chaotique des images. Un spectacle intense porté par l’énergie libératoire de sept danseurs en quête de sens.
Quelle est la genèse de Salves ? J’ai commencé à mettre en place cette pièce au mois d’avril, avec sept interprètes. Pour moi, le travail de création s’engage toujours dans une sorte de chaos. On débute avec quelques lectures qui servent d’appui telles que Survivance des lucioles de Didi-Huberman ainsi que les textes de Walter Benjamin qui abordent le thème de la réparation.
Puis, à force de propositions et d’exercices, la pièce s’écrit, presque d’elle-même. Au départ, je désirais une forme légère, souple et mobile. Une forme qui permette de prendre la tangente,
de pratiquer l’esquive et… de réinvestir l’espace public. Finalement, c’est moins léger que je ne le voulais. « J’espère que cette pièce donne la force d’agir, de continuer… »
Justement peut-on défi nir Salves comme un « manifeste pour un pessimisme d’action » ? Je n’aime pas beaucoup ce terme de manifeste. Il me semble qu’il fige quelque chose. Ceci dit, la
formule est assez juste. J’espère que cette pièce donne la force d’agir, de continuer… C’est d’ailleurs ce que préconise Walter Benjamin : « organiser le pessimisme » pour essayer de ne pas
se laisser abattre par la déferlante qui s’abat sur nous, depuis déjà un certain temps. Comment cela prend-il forme sur scène ? Tout d’abord par cette volonté de créer quelque chose qui puisse se faire vite et échapper à des normes. Qui réponde à ce besoin de confrontation diffuse contre un monde qui cherche à nous faire entrer dans un ordre établi. Je n’aime pas bien me laisser enfermer dans un tiroir, que ce soit au niveau de la danse, du théâtre ou d’autres formes de pensée. J’essaie plutôt de passer entre, de rester dans un entredeux. On retrouve, par exemple, cette idée dans la construction d’un espace, relativement économe en décors, dont on ignore s’il est ravagé ou en construction. Vous offrez une semaine de représentations aux Toulousains… Oui, j’ai un lien spécifique avec le théâtre Garonne et l’équipe qui y travaille. Je me reconnais dans leur manière de travailler et de penser les choses. Je crois qu’on peut parler d’une véritable amitié artistique. Et puis, Toulouse est la ville où je suis née. J’ai ce rapport toujours très ambigu qu’on entretient avec les villes natales, à savoir que je l’aime beaucoup même si je l’ai fuie quand j’avais 16 ans. Salves, du 11 au 15 janvier Théâtre Garonne 1, avenue du Château d’eau 05 62 48 54 77 www.theatregaronne.com

Salves, du 11 au 15 janvier
Théâtre Garonne
1, avenue du Château d’eau
05 62 48 54 77
www.theatregaronne.com


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Alain Buffard, le guerrier
TOUT VA BIEN Candide Buffard ? Pas vraiment. Éclairé plutôt,humaniste, engagé et enragé. Si « tout va bien » pour l’admirable chorégraphe, le portrait qu’il trace de ses semblables est loin de suggérer le meilleur des mondes. Un spectacle à découvrir dans le cadre du festival C’est de la Danse Contemporaine.

FIDÈLE À SON ESTHÉTIQUE sombre, extravagante et imprégnée de burlesque, Alain Buffard, invité du festival C’est de la danse contemporaine, s’est plongé dans les images guerrières qui alimentent notre inconscient collectif. Défi lés, exécutions, tortures et humiliations sont les supports des différents tableaux de sa dernière création. Les références sont multiples et judicieuses. Le parcours du combattant et la « prière au fusil » nous replongent immanquablement dans l’univers de Full Metal Jacket. Les amoncellements de linges épars nous évoquent, eux, les restes morbides des camps de concentration nazis. Mais Buffard joue avant tout d’un incroyable sens du détournement. Les pieds de micros se changent en fusils, les commandements en invitations à la débauche et les porte-jarretelles en galons. Les renversements de rôles viennent, heureusement, empêcher toute dérive dans le manichéisme. Les bourreaux prennent la place des victimes et la soumission comme l’humiliation retrouvent leur essence sadique. Figure récurrente de cette ambiguïté, le mot d’ordre « kiss my ass » condense tout à la fois l’injonction au « garde à vous » et son pendant « à vos ordres ». L’énergie qui se dégage de cette création est ravageuse. Buffard s’arme d’un caractère trempé comme de l’acier, d’une mise en scène précise comme la trajectoire d’une balle de 8 mm, et d’un humour blindé et dévastateur digne des chars Leclerc. Il s’est entouré, pour l’occasion, de huit jeunes danseurs-mercenaires qui font leurs classes sous son commandement. Dans cette guerre symbolique contre un monde en sursis, Alain Buffard nous propose une stratégie divertissante où « aux machines de guerres, on répondrait par des pieds de nez ». Festival C’est de la Danse Contemporaine, du 2 au 18 février. Programmation sur www.cdctoulouse.com Tout va bien, 4 et 5 février à 20 h 30 TNT - 1, rue Pierre-Baudis 05 34 45 05 04 - www.tnt-cite.com

Info +

© Peggy Kaplan

À voir aussi du même artiste : My Lunch With Anna (film de 2005) et Good Boy (pièce solo de 1998) le 2 février à 19 h CDC - 5, avenue Étienne-Billières 05 61 59 98 78 www.cdctoulouse.com

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TALENT

Maestros de père en fil(le)s
@ Maryline Lekmouli

MUSIQUE La fibre artistique est-elle innée ? Dans la famille Pradal en tout cas, la réussite systématique est troublante, tant les membres qui la composent transforment en « or flamenco » tout ce qu’ils touchent. Vicente, Rafael et Paloma. Le père, le fils et la fille, sous la tutelle posthume de Carlos le grand-père, réunissent leurs talents début février sur les planches du Sorano et scellent ainsi leur héritage culturel.

QUARTIER DES CHALETS,un petit pavillon tout ce qu’il y a de coquet. Sur les murs du salon, entre les étagères d’une bibliothèque où se tassent les œuvres de Miguel Hernandez, Unamuno, Neruda…, trônent les peintures saisissantes et expressives du grand-père, disparu il y a vingt ans. Pas de doute, nous sommes bien chez les Pradal. Depuis des générations, dans cette famille, on écrit, traduit, peint, récite et, bien sûr, on chante et l’on danse au son des guitares flamencas. Cette année, le père, le fils et la fille se sont réunis pour monter un récital. Très vite, l’idée d’immortaliser cette rencontre familiale s’est imposée, et le titre de ce qui allait devenir un CD/DVD (incluant un film documentaire et une vidéo d’un concert parisien) coulait de source : Herencia, héritage en espaggnol. Illustré par les peintures du grand père, cet objet émouvant prend donc immanquablement la dimension d’un jalon dans l’histoire de ce clan, issu de l’exil de 1939. « On a toujours cultivé notre racine hispanique. Et je suis fier que mes enfants en aient conscience, qu’ils s’expriment dans cette langue et à travers cette culture », raconte Vicente.
RETOUR AU FLAMENCO. Cette culture s’articule autour de grands noms tels que Enrique Morentes, Lorca, ou Manuel de Falla. S’il revendique s’être un peu éloigné des racines pures du flamenco pour trouver son propre terrain de jeu, Vicente souligne toutefois que c’est par cette rencontre musicale avec ses enfants qu’il s’en rapproche à nouveau. « Mes enfants sont beaucoup plus dans le flamenco que moi aujourd’hui. Quand je leur laisse de l’espace, spontanément ils vont vers du flamenco puro. » Et Paloma, à peine 18 ans, ne s’en lasse pas. « Quand j’arrive sur scène, je suis avec les Pradal. Donc on fait un truc Pradal. Et j’adore ! Justement parce que ce sont ces moments qui me permettent de me rappeler d’où je viens et que j’aime cette musique. » Rafael, son aîné de 2 ans, confirme : « On est Pradal, indéniablement. Mais chacun avec ses forces, ses faiblesses, ses qualités et ses défauts. » En effet, Vicente amène l’expérience et ses enfants, malgré leur jeunesse, répondent par l’inventivité et une bonne dose de virtuosité. Et bien qu’il ne soit pas toujours facile de travailler en famille, tous s’accordent finalement sur le bonheur qu’ils en tirent. Herencia - Du 3 au 5 février - Théâtre Sorano 35, allées Jules-Guesde - 05 61 93 79 40



DÉCOUVREZ LE CD
Dès son premier opus, le trio Pradal, accompagné Dès d’Emmanuel Joussemet, affirme son style, unique dans la chanson espagnole. Mais attention ! Ce qu’il joue n’est pas tout à fait du flamenco, bien qu’il soit là, tout proche. Il respire, transpire et inspire toutes les compositions. Ce qui prime, c’est la chanson. Le respect sincère des textes classiques mis en musique. Ce CD/DVD, est donc l’occasion idéale pour découvrir à la fois les aspects les plus marquants du travail de Vicente et la virtuosité prometteuse de sa descendance. Un bel objet, émouvant et sincère. Herencia - Accords Croisés / Harmonia Mundi Distribution.

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ARTS PLASTIQUES

Bernar and co
VENET IN CONTEXT Après Agnès b. et Daniel Cordier, le musée des Abattoirs présente
une partie de la collection privée de Bernar Venet, un des précurseurs de l’art conceptuel.


Arman, Portrait coupé de Bernar Venet, 1964, photographie et collage sur bois, 68 x 51 cm.

C'EST UNE OEUVRE MONUMENTALE de Bernar Venet, deux arcs en acier de 20 mètres se croisant, se dressant au milieu du rond-point de la Barrière de Paris. L’artiste est un des vingt plasticiens qui furent sélectionnés pour répondre à la commande publique d’œuvres pour la ligne B du métro. En 2007, le musée des Abattoirs les a réunis pour une exposition. « C’est ainsi que nous avons pu acquérir une grande sculpture de Bernar Venet, présente dans la cour du musée, raconte Alain Mousseigne, directeur du musée, et qu’est née l’idée de cette exposition. » L’exposition Le monde de Bernar Venet, Venet in context propose de découvrir un artiste exceptionnel, précurseur de l’art conceptuel, à travers ses œuvres et une partie de sa collection personnelle. Toute sa vie, Bernar Venet a rencontré des artistes majeurs de la seconde moitié du XX e siècle. À Nice, à la fin des années cinquante, puis plus tard à New York, le peintre devenu sculpteur a côtoyé Arman, Donald Judd, Christo ou César. C’est ainsi qu’il a constitué sa collection, au fi l du temps, échangeant des œuvres avec les plus grands, en achetant parfois. Des œuvres qui sont « l’histoire de moments intimes avec les artistes de ma génération », avoue-t-il. Des œuvres d’une grande qualité, dont certaines sont très rares, certains artistes étant peu présentés en France.
MINIMALISME. « Il y a une grande cohérence entre le travail de Bernar Venet et celui de ses amis artistes, explique Alain Mousseigne. On y retrouve le même goût pour la chose minimale, pour l’expression de la sobriété. » L’exposition regroupe une centaine d’œuvres et plus de cinquante artistes : Tinguely, On Kawara, Art & Language, Kounellis, Carl André, Sol LeWitt… représentant les plus grands courants de l’art depuis la fin des années cinquante, depuis le Nouveau Réalisme et le Land Art jusqu’à l’Arte Povera. Avec cette exposition, qui fait suite à celles consacrées à d’autres collectionneurs d’art, comme Agnès b. en 2004 ou Daniel Cordier en 2009, le musée des Abattoirs poursuit sa réflexion sur les mécanismes de la collection, liant la personnalité d’un collectionneur à celle d’autres artistes. Chaque salle a été conçue comme un ensemble, une mise en regard. Ainsi, une œuvre de Bernar Venet, peinte au milieu des années soixante, est accrochée parmi celles des Nouveaux Réalistes. Bref, une exposition majeure pour découvrir l’univers de Venet, dont les œuvres seront bientôt proposées dans les jardins du château de Versailles. Du 17 novembre au 13 mars Les Abattoirs 76, allées Charles-de-Fitte 05 62 48 58 00

Ex-pots cassés, histoires de restauration
Comment restaure-t-on un vase antique ? Cette exposition propose de le découvrir. Alors que les restaurateurs des XVIIe et XIXe siècles étaient des artistes, n’hésitant pas à travailler avec leur imagination, les techniques ont évolué et leurs confrères sont maintenant des scientifiques. Ex-pots cassés raconte l’histoire des vases grecs et italiotes du musée, présente les différentes techniques de restauration utilisées, ainsi que la reconstitution d’un laboratoire. De quoi découvrir des méthodes et des métiers passionnants. Des jeux sont proposés aux enfants autour de ce thème. À partir du 18 décembre Musée Saint-Raymond Place Saint-Sernin

© adagp

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MUSIQUE

KMK dans la place
« 5 » FESTIVAL
Du 12 au 16 janvier - partout dans la ville kmkprod.free.fr

© Boo

CINQ, c’est le nombre de disciplines majeures dans le hip hop : rap, deejaying, breakdance, graffiti et, depuis peu, human beatbox. Cinq, c’est aussi le nom du festival dédié à la culture hip hop organisé par l’association KMK. Un festival dont l’histoire, quoique récente, est déjà mouvementée. Si la première année, il y a trois ans, était plutôt prometteuse, la tempête de 2009 a malheureusement ruiné les efforts des organisateurs, les obligeant à annuler l’événement au dernier moment. Mais le collectif s’est relevé et n’a pas revu à la baisse ses ambitions. Au contraire, il a tourné son regard vers les grandes capitales européennes pour s’inspirer de leur dynamique de création. Nicolas, taulier hyperactif de KMK, n’en démord pas : « On a essayé de revenir aux fondamentaux, faire des choses dehors et ne pas dépenser des milliers d’euros pour payer des salles et des videurs. » L’idée a donc été de s’entourer de partenaires internationaux tout en privilégiant l’innovation et la spontanéité. C’est au coin des rues que se déroulent bon nombre de spectacles. Événements pirates, battles improvisées et olympiades du hip hop, n’importe quel bout de macadam peut se transformer en support d’expression culturelle. L’objectif affiché de cette édition : « Entrer dans la vie des gens de manière impromptue. » Parti de rien, le collectif KMK s’est imposé comme un partenaire essentiel de la culture hip hop à Toulouse. Aujourd’hui, ils sont plus d’une centaine réunis autour d’activités de création, de diffusion et de formation. Un trait commun à tous : l’ouverture d’esprit et la soif de rencontre.

Breakdance, battle… la deuxième édition du « 5 » festival, c’est parti !

Montcalm vaut le détour
Québec-Toulouse. C’est loin d’être un petit détour que s’est offert Térez Montcalm, la nouvelle diva de la chanson francophone, en s’invitant sur la scène de la salle Nougaro. Et les détours, ça la connait. Il n’y a qu’à suivre son parcours musical pour en prendre la mesure. Offrant sa voix écorchée tantôt au rock, tantôt à la pop ou au jazz, elle s’amuse à réunir des noms aussi divers que Hendrix, Björk ou Claude Nougaro. Térez Montcalm est donc la personnalité idéale pour ouvrir la voie de la 10e édition du festival « Détours de chant ! » Dans ses pas, marchent des artistes de tous bords et de tous âges. Dick Annegarn, Richard Desjardin, les Malpolis et bien d’autres se passent le relais pour exprimer en chanson leur insatiable besoin de rencontre et de convivialité. À découvrir que ce soit pour rencontrer de jeunes artistes, admirer une légende, ou retrouver un groupe local que l’on apprécie. Détours de chant Du 28 janvier au 6 février à Toulouse

© Boo

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© Jean-Marc Lubrano



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© Fabien Labarbe

À ÉCOUTER

WORLD/CLASSIQUE
Eugénie Ursch - Lunacello
Premier album
Eugénie Ursch est toute seule. Eugénie joue du violoncelle et chante à l’occasion. Eugénie n’a besoin de personne : elle a un petit compagnon électronique sous le pied qui lui permet de créer des boucles sonores en temps réel. Elle joue parfois en duo, trio. Femme orchestre flirtant avec le classique et les musiques traditionnelles pour nous transporter dans les Balkans ou au Moyen-Orient, cette violoncelliste toulousaine issue de l’école Music’halle a de la poésie à revendre. À suivre de près dans les salles de la région.

Rock à la Dynamo
ANNIVERSAIRE
7 ans de Progrès-son et 20 ans d’Act’up. 29 janvier à 20 h 30 La Dynamo - 6, rue Amélie

«SOUTENEZ VOTRE SCÈNE LOCALE» affichent charitablement les dépliants de l’association rock Progrès-son. Et pour cause, avec l’ambition de promouvoir les musiques amplifiées et le dynamisme rock local, cette « asso » entêtée organise des concerts tous les mois depuis 2004. Une attention toute particulière est accordée aux petits groupes. « Les formations émergentes sont la base de tout, lance Mathieu Leymonie, chargé de communication. Car si les gens arrêtaient de créer des groupes, de nombreux métiers disparaîtraient. » Progrès-son, comme beau-coup d’autres associations locales, prône la solidarité et l’entraide entre structures. « La création de réseaux permet de construire plus facilement des projets, d’avoir plus de moyens » explique Mathieu. Un précepte mis en application pour la soirée des 7 ans de l’association, organisée au café-culture La Dynamo. Cet événement festif accueille par la même occasion le collectif militant de lutte contre le sida Act’up pour souffler sa 20e bougie. Côté amplis, la soirée est l’occasion de goûter au pop-rock du groupe Sortie 15 et au rock symphonique ultra technique des Moshpuppies. « Mais attention, ajoute Mathieu, “ soutenez votre scène locale ! ” est un cri universel, transposable partout dans le monde : à Toulouse comme à New York ou à Varsovie. »

ROCK

The Helltons - Panic Attacks
(Les disques de Géraldine)
Dernière sortie du label toulousain Les disques de Géraldine, après les Montpelliérains de Rasoirs Électriques et Pretty Johnny, les Bordelais de HellTons proposent un pop-punk honnête et efficace entre Teen Idols et Screeching Weasel. Si ces noms ne vous parlent pas : les Helltons lorgnent vers la pop faussement naïve de Weezer pour l’aspect mélodique et les débuts de Green Day pour l’énergie punk-rock. Définitivement, le rock est le meilleur moyen de rester adolescent à vie. Et ça fait du bien.

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THÉÂTRE

Jules-Julien s’émancipe
CONTRE COURANT En janvier, exit les comédiens récitant leur texte devant des spectateurs plus ou moins passifs. Avec Outrage au public de Peter Handke et Déclamations d’impro, Jules-Julien dépoussière la discipline.

Outrage au public de Peter Handke.



«CE SOIR vous n’allez rien voir » annoncent d’entrée les comédiens d’Outrage au public. Pas la peine pour autant de quitter la salle. Même s’il est vrai que la pièce a fait scandale lors de sa création à Francfort, en 1966, il est bon de bousculer les codes de temps en temps. Comme l’explique JeanPaul Fauré, metteur en scène de la pièce : « C’est une œuvre qui démonte les mécanismes habituels, dans le jeu des acteurs, d’abord, mais aussi au niveau de la mise en scène et des techniques de son. » Une pièce qui fait fi des conventions ? D’accord. Mais de quoi traitet-elle au juste ? « Il n’y a pas d’histoire, explique-t-il. Les acteurs s’adressent directement aux spectateurs. » Ici, pas de personnages fictifs s’agitant dans un décor imaginaire : le controversé écrivain autrichien Peter Handke a fait du public et de ses réactions le sujet de sa création, détruisant au passage la barrière symbolique entre spectateur et acteur. « Ce qui est remarquable dans cette pièce, appuie Jean-Paul, est qu’elle parvient à tenir une heure et quart sur un “ non ”, un refus de raconter une histoire. Si ça peut être parfois agaçant, c’est avant tout très surprenant car derrière ça, il y a tout un spectacle qui se met en place. » IMPROVISATION. Définitivement ouvert aux pratiques actuelles, le théâtre Jules-Julien ne s’arrête pas là. Il accorde en plus trois jours à une discipline longtemps ignorée des théâtres : l’improvisation. « Pourtant l’improvisation ne peut pas être dissociée du théâtre traditionnel, explique Aurélia de l’association La Brique, co-organisatrice de l’événement avec le Lazzi Théâtre. Tous les comédiens l’utilisent pour bosser leurs personnages, c’est une base de travail pour tous les acteurs. » Et le festival Déclamations d’impro offre un beau panorama des différents formats de cette discipline. Pour les novices, rappelons que le match d’improvisation théâtrale a été inventé à la fin des années soixante-dix au Québec afin d’expérimenter de nouvelles formes de jeu et une autre approche du public. Cassant avec l’élitisme parfois de mise dans le théâtre, les matchs d’impro voient s’affronter sur scène deux équipes armées seulement de leur imagination et de leur répartie. « Depuis, bien d’autres formats ont vu le jour », précise Aurélia. Ainsi, en plus des matchs d’impro, le festival est l’occasion de découvrir des disciplines moins connues comme le « Cabaret », le « Harold » ou encore le « Catch d’impro ». Déclamations d’impro, avec l’association La Brique et le Lazzi Théâtre 13 et 14 janvier à partir de 19 h et 15 janvier à partir de 14 h Outrage au public de Peter Handke, mise en scène Jean-Paul Fauré, compagnie du Théâtre Réel Du 27 au 29 janvier à 20 h 30 et 30 janvier à 17 h 30 Théâtre Jules-Julien 6, avenue des Écoles Jules-Julien 05 61 25 79 92 theatre.jules.julien.free.fr

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© D. Fernandez

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Le Ring en alerte
La création théâtrale Qui vive a pour ambition de « renouer avec l’insolence première de l’enfance et exalter la vie » proclame le communiqué de presse. Mais comment servir cette noble ambition ? « On a travaillé à partir de poèmes et d’images qui ont cette vocation à nos yeux, explique Michel Mathieu, metteur en scène de la pièce, comme les BD de Charlie Schlingo ou les poèmes de Rimbaud… À partir de là, on a fait des improvisations, puis organisé et scénographié toute cette matière. »
Abordant des thèmes comme l’insubordination, l’exaltation du désir ou encore le rire comme force vitale, la pièce décidément ne manque pas de saveur. « On a accordé autant d’importance aux gestes et à la parole qu’à la matière et aux couleurs, conclut Michel, la pièce promet quelque chose de très visuel, pictural, sensitif. » Qui vive, mise en scène de Michel Mathieu Du 6 au 18 décembre à 20 h 30 (Relâche le 12) Le Ring - 151, route de Blagnac - 05 34 51 34 66 www.theatre2lacte.com
© Brice Devos

Cyrano in Sorano
Régis Goudot dans l’habit du Gascon fort en nez… Louis de Villiers dans la peau de Christian et Céline Cohen devenant Roxane… Le tout sous l’œil tutélaire des metteurs en scène Didier Carette (qui joue tout de même le duc de Guise) et Marie-Christine Colomb… Ne pas manquer la création de la saison au Sorano. Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand Jusqu’au 17 décembre - Théâtre Sorano 35, allées Jules-Guesde 05 34 31 67 16

Feydeau au Grenier
FEU LA MÈRE DE MADAME
De Georges Feydeau, mise en scène de Laurence Roy. Du 20 janvier au 5 février Centre culturel Moulin de Roques-sur-Garonne 14, avenue de la Gare (Roques-sur-Garonne) 05 34 63 00 74 - www.grenierdetoulouse.fr
METTRE EN SCÈNE une pièce de Georges Feydeau en étant encore créatif, c’est le défi relevé par la compagnie le Grenier de Toulouse. Pour apporter une touche personnelle à ce vaudeville de 1908, Laurence Roy, metteur en scène et comédienne avoue s’être inspirée des Deschiens ainsi que de l’émission belge Strip-tease. Initiative judicieuse pour cette comédie courte et sans prétention mettant en scène un mari faible et stupide aux prises avec une impitoyable mégère. Inutile de préciser que l’arrivée du valet et de la bonne dans l’histoire ne simplifie pas l’affaire. Rires assurés.
© Isabelle Barthès

Julien Sabatié, dans le rôle de Joseph le valet.

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La grande époque des grands magasins
COMMERCES Le percement de la rue d’Alsace-Lorraine au début de la IIIe République va permettre à Toulouse d’entrer dans l’ère du grand commerce de détail. Si les « Grands Magasins Lapersonne », place Esquirol, montrèrent le chemin à suivre, ce fut l’ouverture d’Au Capitole en 1904 qui déclencha une concurrence féroce entre enseignes tout au long des années 1910 et 1920.


Le grand magasin Au Capitole en décembre 1925. L’établissement avait l’habitude de se surpasser lors de cette période des fêtes de fin d’année. Sur la rue, les étalages étaient enlevés pour que les enfants puissent contempler les vitrines illuminées . Cette annéelà, le thème était «Messire Polichinelle» avec pantins animés de 17 h 15 à 18 h 30. À l’intérieur du magasin, les clients peuvent assister à « Un incendie au village » , une scène animée destinée à les faire traverser des rayons particulièrement soignés par les étalagistes. L’après-midi, ces mêmes clients auront été incités à monter au 2e étage , où les marchandises sont nettement plus onéreuses, pour écouter des musiciens renommés du Théâtre du Capitole .

LE LUNDI 17 OCTOBRE 1904, les Toulousains purent enfin pénétrer dans le grand magasin Au Capitole qui ouvrait ce jour-là ses portes au carrefour des rues d’Alsace-Lorraine et de Rémusat. Avec ses grandes verrières, sa coupole, ses drapeaux, ses blasons, ses hauts auvents, l’édifice se différenciait sans mal de tous ses concurrents toulousains. Cétait en effet la première fois dans la ville qu’un édifice entier était conçu et construit pour abriter un grand magasin. La première fois aussi qu’un groupe parisien, la société Paris-France des frères Gompel, qui construisait alors à tout va des magasins Dames de France dans les grandes villes, venait défier la concurrence locale. La première fois enfin qu’un grand magasin proposait d’acheter à crédit : le même jour ouvrait en effet rue de Périgord une agence « Paris -Tou -

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louse » où les clients pouvaient obtenir des crédits avantageux pour les marchandises achetées Au Capitole.
LA CONCURRENCE LOCALE, outrée de ces procédés, réagit vite. Les Grands Magasins Lapersonne, place Esquirol, ferment provisoirement pour aménager en urgence « de nouveaux comptoirs de proposition », Au Printemps, rue d’Alsace, annonce des rabais de 60 à 75 %, Au Gaspillage inaugure des agrandissements et propose cadeaux et primes, la maison Thierry ouvrira tous les dimanches jusqu’à midi... On voit que le petit monde des grands magasins toulousains est déjà bien actif en ce tout début du XXe siècle. Emmanuel Bourgeat, qui dirige alors seul les Grands Magasins Lapersonne, doit penser que les temps ont bien changé depuis ses débuts à Toulouse à la fin du Second Empire. En 1868, il s’était associé avec MM. Bessières et Oustalet pour exploiter « La Maison Lapersonne », un magasin de soieries, lingeries et toiles rue de la Trinité qui avait peu à peu colonisé une grande partie du moulon (pâté de maisons) pour présenter des collections toujours plus abondantes. Bourgeat poursuit cette politique et fait rapidement de Lapersonne le premier véritable grand magasin toulousain. Derrière sa nouvelle façade sur la place Esquirol (créée avec l’ouverture du premier tronçon de la rue de Metz), le magasin est une « ruche où fourmillent de nombreux employés montant et descendant sans cesse les escaliers ». Bourgeat a diversifié l’offre : toute la confection désormais et aussi des meubles et de la décoration, le tout fabriqué sur place pour avoir les prix les plus bas. Bourgeat soigne aussi les services commerciaux.
CHAQUE SAISON, un catalogue abondamment illustré est diffusé gratuitement sur demande dans toute la région (« Quelle femme ne souhaiterait pas, après avoir feuilleté les albums si coquets par leurs dessins et le catalogue si complet ue de la Maison Laison personne, aller promener sa curiosité dans ses magagasins, les plus vastes du Midi ? »). . Des défilés sont organisés, un service de livraison, de vente sur échantillon ou « au choix » se met en place.

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Chapeaux, meubles de rangement, phonographes, quelques uns des articles qu’on pouvait trouver en 1925 Au Capitole. Comme ses concurents, le grand magasin connaissait une stricte division par étages : le rezde-chaussée était réservé aux articles courants et peu chers propres à faire rentrer la cliente pressée et méfiante, le premier , où on pouvait s’assoir, étalait les articles de meilleure qualité, dentelles, chapeaux, fourrures, le deuxième étage permettait de découvrir les articles moins courants, meubles, miroirs, tissus d’ameublement, literie.

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Les grands magasins toulousains entre les années 1920 et 1930. Au nord de la rue d’Alsace-Lorraine se trouvaient : - Au Capitole , filiale de Paris-France-Les Dames de France (aujourd’hui Lafayette Maison) avec en face, occupant le petit « moulon » entre la rue Bayard et le boulevard, - la Compagnie Française et la première épicerie Gaspy (actuelle boutique du Stade Toulousain) lancée en 1925 par les grands magasins Au Gaspillage .

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Autour du square du Capitole, La Maison Universelle ou « grand bazar Labit » (Printafi x à partir de 1934, aujourd’hui Virgin), Au Bon Marché toulousain qui prend la suite d’Au Gaspillage en 1927, Au Printemps ou les « galeries Lapeyrouse » (aujourd’hui partie des Galeries Lafayette). Autour de la place Esquirol, le doyen du secteur, les Grands Magasins Lapersonne (aujourd’hui Midica).

LE SUCCÈS DE LAPERSONNE mais aussi les importants espaces disponibles créés par le percement de la rue d’Alsace-Lorraine vont définitivement transformer le commerce toulousain dans les premières années de la IIIe République. La Maison Universelle (ou Grand Bazar Labit, du nom de son fondateur Antoine Labit, dont la fortune permettra à son fils Georges d’accumuler les collections que l’on sait) s’installe en 1877 devant le tout neuf square du Capitole et vend tout sauf de la confection qu’on trouve dans trois magasins tout proches. D’abord Au Printemps, qui va peu à peu migrer de la rue de la Pomme à la rue Lapeyrouse. Ensuite Au Bon Marché toulousain qui diffuse dans tout le Midi son « journal » rédigé par une certaine Augusta (étonnezvous que tant de vieilles dames aient porté ce prénom dans la région) laquelle rappelait régulièrement à ses lectrices, « soucieuses de leur intérêt autant qu’esclaves de la coquetterie » les bonnes affaires proposées par le magasin. Enfin Au Gaspillage, fondé en 1881 par un certain Base, parti de rien et dont la réussite attirera d’autant plus la jalousie qu’il ne se cache pas d’être juif.
AINSI, EN 1894, année du déclenchement de l’affaire Dreyfus, un hebdomadaire local spécialisé, lance des attaques tous azimuts contre les nouveaux modes de vente et établit un très fantaisiste « état nominatif des magasins juifs de Toulouse ». Les frères bordelais Rulhe, qui viennent d’installer leur Compagnie Française au coin de la rue d’Alsace et du boulevard, s’y retrouvent bien malgré eux et écrivent très sérieusement au journal : « Votre bonne foi a été sans doute induite en erreur car non seulement notre famille n’est pas juive mais même n’a aucun ancêtre juif. » D’autres envoient des extraits de naissance. Seul Base, principal visé, reste de marbre et ne menacera de sévir que lorsque le journal insinuera mielleusement que la direction vole les porte-monnaies des « dames honorables ». Toute cette génération des fondateurs passe la main dans les années 1900 et leurs successeurs, refusant de se regrouper ou de s’af-

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filier à des groupes plus puissants, auront bien du mal à résister à l’offensive d’Au Capitole. À la fin des années 20 et au début des années 30, une série noire touche le secteur : Au Gaspillage brûle en 1927 (et Le Bon Marché prend sa place), le Grand Bazar Labit fait faillite en 1929 et en février 1934, ce sont à la fois les entrepôts de L’Épargne (une chaine toulousaine de petites épiceries qui a diffusé dans tout le Midi) qui brûlent boulevard Bonrepos et les Grands Magasins Lapersonne qui disparaissent dans un gigantesque incendie en plein après-midi. La grande époque des grands magasins est terminée. Déjà arrivent les « magasins populaires » comme Monoprix en 1933 (Au Capitole répliquera dès 1934 en installant un « Printafix » dans l’ex-Grand Bazar Labit) qui préfigurent la vague des supermarchés et hypermarchés des années 60.
À lire : « L’histoire des premiers grands magasins de Toulouse (1850-1939) », mémoire de Serge Capel, 1994-95, Université des Sciences sociales de Toulouse. « L’Auta » n° 610 - 1995, bulletin périodique de l’association Les Toulousains de Toulouse.

Au centre de la rue d’Alsace-Lorraine, le Monoprix (toujours présent) ouvert en 1933. D’autres magasins notables du secteur profi tent des flux fournis de consommatrices et consommateurs : dans la rue de la Pomme, vieille rue commerçante, Regraffe (« articles de voyage »), RoyalSport (« sports d’hiver, football rugby ») et Peake (« ladies and gent’s tailor »).

Texte : Jean de Saint Blanquat Illustrations : Pierre-Xavier Grézaud, Richard Mahoudeaux

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Dans la rue d’Alsace-Lorraine, les deux boutiques Kopetzki (Le Renard argenté et L’Ours polaire , « pelleteries, fourures »), les maisons Novalis (« chapeaux dames »), Thierry (confection homme), sans oublier Pierre Saint-Blancat et Fils , tailleurs place Esquirol. Pour les chaussures, ce sera soit Holding rue d’AlsaceLorraine, soit rue Laffitte Lafayette.

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CULTURE EXPRESS

agenda culturel jeunesse

Du 2 décembre au 28 janvier • Hissons nos couleurs ! Exposition en partenariat avec les Abattoirs Centre culturel Alban-Minville 1, place Martin-Luther-King Du 6 au 29 décembre • Peintures de Émilie Montialioux Centre animation Soupertard 63, chemin de Hérédia Du 16 au 19 décembre à 14 h 30 et 20 h 30 • La Lanterne magique de Monsieur Couperin de Bernard Cuiller et Louise Moaty À partir de 8 ans TNT 1, rue Pierre-Baudis 17 décembre à 16 h • Voyage en Polygonie, marionnettes, objets et vidéos par le théâtre Pour deux Mains À partir de 3 ans Salle Nougaro 20, chemin de Garric 17 décembre à 10 h 30 et 15 h 30 • Le Chapeau de maman, Cie Le Ventre à Paroles Centre animation Soupetard 63, chemin de Hérédia 18 décembre à 11 h, 16 h 30 et 17 h 30 • Le Soulier de maman, création, Cie Le Ventre à Paroles Centre animation Soupetard 63, chemin de Hérédia 19 décembre à 15 h 30 • À pas de loup, sur la pointe des pieds, récits, poèmes et contes par Philippe Dupeyron Musée des Augustins 21, rue de Metz Du 21 au 30 décembre à 15 h 30 à 11 h et 15 h • Givrés ou givrés pas d’Annick Bruyas, Cie rends toi conte À partir de 5 ans Grand-Rond 23, rue des Potiers Du 21 au 24 décembre à 15 h 30 (et tous les mercredis et samedis du mois) • L’Histoire de la Princesse Turandot À partir de 5 ans Fil à Plomb 30, rue de la Chaîne Du 22 au 31 décembre à 11 h et 16 h 30 • L’Histoire de Babar le petit éléphant À partir de 4 ans Pierre et Vincent, L’habit des saisons À partir de 3 ans Cave Poésie 71, rue du Taur 22 décembre à 15 h • Tremblements de tête, d’Hervé Suhubiette, spectacle musical À partir de 3 ans Centre culturel Henri-Desbals 128, rue Henri-Desbals 22 décembre à 15 h 30 • Un clown au musée Dans le blues de la belle époque par Béatrice Forêt, Cie l’Arbre à plumes Musée des Augustins 21, rue de Metz 29 décembre à 16 h • Boa pa’tou, œuvres contées par Douyou Démone 3-5 ans Musée des Augustins 21, rue de Metz Du 19 au 22 janvier à 10 h, 14 h 30 et 19 h 30 • L’Intrépide soldat de plomb, de Stefan Wey et Tobias J. Lehmann À partir de 7 ans TNT 1, rue Pierre-Baudis 21 et 22 janvier à 10 h, 14 h 30 et 19 h 30 • Le Petit Claus et le Grand Claus de Guillaume Vincent À partir de 8 ans TNT 1, rue Pierre-Baudis

Le ballet d’Alice
À TOULOUSE, Noël se fête cette année au pays des merveilles. En effet, le Ballet du Capitole s’empare pour sa nouvelle création mondiale du conte fantastique de Lewis Caroll, de la pétillante Alice et de toute la suite de personnages extraordinaires qu’elle rencontre. Chorégraphiée par Michel Rahn, magnifiée par les danseurs dont il n’est plus nécessaire de louer la technique, la narration ne devrait pas manquer de souffle. D’autant que le chorégraphe s’est nourri de la musique d’Alexander Glazounov comme Alice des champignons magiques. Puis il a confié le Lapin Blanc, le Lièvre de Mars, le Chat du Cheshire ou la Reine de Cœur aux mains du costumier écossais Charles Cusick-Smith, tandis que les décors ont été abandonnés au décorateur anglais spécialiste du style victorien, Philip Daniels. Enfin, la direction musicale est signée David Coleman qui, après le programme Saison russe, revient au pupitre de l’Orchestre National du Capitole. Alice ne devrait pas être la seule à s’émerveiller. Alice au pays des merveilles, Ballet du Capitole Du 23 au 26 décembre à 15 h et 20 h Halle aux Grains - Place Dupuy 05 61 63 13 13
© designers Charles Cusick Smith & Phil. R. Daniels

Lundi de la culture Au-delà de Toulouse
LE PROCHAIN LUNDI DE LA CULTURE, débat public régulier initié par la Ville depuis les Assises de la culture, est prévu le 17 janvier à 20 h 30 à l’École des Beaux-Arts. Il a pour thème : « Les échanges culturels internationaux entre villes ». Et pour en parler autour de Vincentella de Comarmond, adjointe à la Culture, et Kader Arif, adjoint aux Relations internationales, seront présents Jean-Louis Bonnin, conseiller culturel de Jean-Marc Ayrault à Nantes, et Michel Métayer, directeur de l’École des Beaux-Arts.

À lire
Histoire des immigrations en Midi-Pyrénées, XIXe et XXe siècles, de Laure Teulières
La dimension régionale de l’histoire de l’immigration était jusque-là le parent pauvre de l’historiographie sur cette question. Avec cet ouvrage documenté et accessible aux non historiens, Laure Teulières, historienne et maître de conférence à l’université de Toulouse-Le Mirail pallie cette lacune. Tout au moins en ce qui concerne notre région et Toulouse à laquelle de nombreuses pages sont consacrées. À noter que Laure Teulières est spécialiste d’histoire culturelle et en particulier du thème de l’immigration. Éditions Loubatières, collection « Libre parcours », 176 pages.

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agenda culturel adultes
MUSIQUE Du 12 au 19 décembre à 20 h 30 (15 h le dimanche) • L’homme de la Mancha, opéra, nouvelle coproduction théâtre du Capitole / opéra de Monte-Carlo Théâtre national du Capitole Place du Capitole 17 décembre à 20 h 30 • Concert Pulcinella Mix’art Myrys 12, rue FerdinandLassalle 16 janvier à 19 h • Serge Lama Halle aux Grains Place Dupuy 25 janvier à 20 h 30 • Julien Lourau Quartet, Saïgon Julien Lourau : saxophone, Laurent Coq : piano, Thomas Bramerie : contrebasse et Donald Kontomanou : batterie Salle Nougaro 20, chemin de Garric 27 janvier à 20 h 30 • Jérôme Commandeur se fait discret, saison 2 Salle Nougaro 20, chemin de Garric 5 février à 20 h 30 • Cirque Phénix, les plus beaux numéros du monde Zénith 11, avenue RaymondBadiou 5 et 6 février à 20 h et 15 h • Pierre Jodlowski, chœur de chambre Les Éléments Présences Vocales Théâtre Garonne 1, avenue du Château-d’Eau ARTS VISUELS Jusqu’au 29 janvier • Exposition Benoît Lemercier Centre culturel Bellegarde 17, rue Bellegarde Du 9 décembre au 22 janvier • Ben 100 % occitan Projet Occitania/Ben/ Tolosa Galerie Sollertis 12, rue des Régans Du 9 décembre au 23 janvier • Exposition Michel Campeau/ Edgar Martins / Michael Wolf Château d’Eau 1, place Laganne Du 9 décembre au 5 février • Exposition Gottfried Honegger / Kirill Ukolov Espace Croix-Baragnon 24, rue Croix-Baragnon Du 5 au 9 janvier • Des Anges… Dessins de Christian Poquet Centre culturel Bellegarde 17, rue Bellegarde Du 12 janvier au 26 février • Reliefs, œuvres culinaires Espace écureuil 3, place du Capitole CONFÉRENCES, LECTURES, PROJECTIONS 11 janvier à 18 h • Conférence « La révolution galiléenne, L’explosion des limites du Cosmos » par le philosophe Éric Lowen Centre culturel Bellegarde 17, rue Bellegarde 12 janvier à 18 h • Conférence « Matisse, des mots et des images » par Geneviève Furnemont Centre culturel Bellegarde 17, rue Bellegarde 15 janvier à 15 h 30 • Lecture Les demeurées de Jeanne Bénameur par Roger Borland Espace Saint-Cyprien 56, all. Charles-de-Fitte 26 janvier à 18 h • Conférence « Dali ou l’art de scandaliser » par Geneviève Furnemont Centre culturel Bellegarde 17, rue Bellegarde 28 janvier à 21 h • Le Parc, film de Momar Kane professeur en littérature, habitant de Bonnefoy. Scénario gagnant de l’édition 2006 du concours « Le goût des autres » présenté par trois élèves du collège de la Reynerie. Le film raconte l’histoire de deux jeunes issus de l’immigration vivant dans une cité, qui trouvent refuge dans l’écriture. Rencontredébat à la suite de la projection en présence du réalisateur. Entrée libre Espace Bonnefoy 4, rue du FaubourgBonnefoy SPECTACLES VIVANTS Du 5 au 8 janvier à 19 h 30 et 20 h 30 • Les Chaises d’Eugène Ionesco, mise en scène par Luc Bondy - TNT 1, rue Pierre-Baudis Du 20 au 29 janvier à 20 h • Dans le Rouge de Lucie Valon et Christophe Giordano Théâtre du Pavé 34, rue Maran Du 3 au 5 février à 20 h et 20 h 30 • Notre besoin de consolation de Julie Bérès, Théâtre Garonne, 1, avenue du Château d’eau Du 3 au 12 février à 20 h • Siddhartha de Hermann Hesse, mise en scène par Alexandre Bernhardt, chorégraphie de Lucie Lataste Théâtre du Pavé 34, rue Maran + d’infos www.toulouse.fr

© Guennadi Smirnov
Un peu de l’âme russe
UN COIN DE TERRE comme virginal baignant dans la mer Blanche pas très loin du cercle polaire. Une nature unique exposant tour à tour des paysages de forêt, de toundra, de lacs et de collines. Un patrimoine architectural exceptionnel grâce au monastère qui fut construit là il y a près de sept cents ans… Bienvenue dans l’archipel des « îles Solovki », parangon sublime de l’âme russe, exposé en soixante-dix photographies de grand art, à l’espace EDFBazacle. Bien sûr, il ne s’agit pas d’oublier qu’ici fut installé le premier goulag de 1920 à 1939… mais de contempler, grâce aux images sublimes de Guennadi Smirnov, la renaissance organique et spirituelle de ces lieux classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Exposition organisée dans le cadre de l’année France-Russie 2010 par l’association Maxime and Co-Le monde russophone en France. Jusqu’au 16 janvier 2011 Espace EDF-Bazacle - 11, quai St-Pierre 05 62 30 16 00 - Entrée libre

Vite et bien, Des nouvelles de la Dépêche,
de Michel Mathe

Michel Mathe le dit volontiers : son livre contient la recette de la transmutation du plomb en or… Et qui sait, il dit peut-être la vérité… Ce qui est sûr en tout cas, c’est que ce roman historique sur La Dépêche du Midi a beau présenter une forme peu conventionnelle (celle de nouvelles qui se font écho), il dresse, de manière efficace, un portrait dense et réaliste de notre quotidien. En deux mots, la grande histoire de ce journal à travers les petites histoires de ceux qui le façonnèrent. Éditions Privat, 188 pages.

Canal du Midi, Voie Royale entre Toulouse et Méditerranée
de Clément Debeir et Sophie Binder

Leurs deux noms sont presque des anagrammes, c’est pour dire la complémentarité de l’auteur Clément Debeir et l’illustratrice Sophie Binder proposant ici des dessins et des aquarelles. Ensemble, ils nous invitent à partager un superbe carnet de voyage à travers Castelnaudary, Carcassonne et les terres du Minervois. Point de départ Toulouse, arrivée, la Méditerranée. À l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Pierre-Paul Riquet, génial inventeur et infatigable promoteur du canal du Midi, sont exhumés ses lettres à Colbert, ses croquis, ses notes personnelles. Un beau livre pour apprendre et pour rêver. Éditions Privat, 144 pages.

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EXPRESSION POLITIQUE

GROUPE SOCIALISTE, RADICAL ET RÉPUBLICAIN

Orientations budgétaires 2011 : poursuite des ambitions affichées et des efforts engagés
Nicolas Sarkozy et l’UMP, enfermés dans une logique politicienne, s’acharnent sur les collectivités locales. Un premier coup a été porté avec la suppression de la taxe professionnelle et la non compensation intégrale des charges transférées. Les collectivités, et la Région, en particulier, ont ensuite été privées de toute marge de manœuvre fiscale, au dépend de l’aménagement du territoire et des services publics de proximité. Ces mesures mettent en péril la reprise économique, alors que les collectivités locales assurent plus 70% de l’investissement public. Alors qu’il est plus que jamais essentiel de développer l’emploi, la protection sociale et les services publics, l’État n’a de cesse de se désengager, au prétexte de lutter contre les déficits publics. Partout, les réductions drastiques de budgets, les suppressions de postes viennent affaiblir la qualité des services rendus à la population dans des secteurs aussi essentiels que l’éducation, la santé ou la sécurité.

Le gouvernement a continué à orchestrer la régression territoriale à travers la réforme des collectivités territoriales. En choisissant de geler sur la période 2011 2013 les dotations de l’Etat aux collectivités locales, le gouvernement poursuit également ses grandes manœuvres d’étranglement financier. La décentralisation, fondée sur les principes de proximité et de responsabilité des conseils élus au plus près de la population, devrait être consolidée et amplifiée, mais nous assistons aujourd’hui à une véritable tentative de mise sous tutelle de nos collectivités. Alors même que le gouvernement voudrait nous faire partager aujourd’hui la programmation de l’austérité qu’il promet aux Français, nous avons au contraire affirmé lors du débat d’orientation budgétaire du Conseil Municipal du 26 novembre dernier, le besoin de poursuivre une politique d’investissement local nécessaire à la croissance et au redressement économique du pays auxquel contribue ainsi la Ville de Toulouse. A cette étape de la construction budgétaire et à un mois du vote du budget 2011, il s’agit donc de confirmer les efforts engagés depuis 2008 en faveur de la vie quotidienne des Toulousains, présente et future.

A cet effet, nous poursuivrons en 2011 la maîtrise des charges de fonctionnement courant permettant de dégager de nouvelles marges de manœuvre financières et d’atteindre environ 14 % de progression de nos investissements par rapport à 2010. Nos priorités sont, cette année, réaffirmées : Education, logement, citoyenneté, développement durable. Nous poursuivrons en 2011 d’ambitieux programmes en faveur de la petite enfance, du Grand Projet de Ville, d’équipements culturels et sportifs et réaffirmons notre effort soutenu pour les transports collectifs.

Les élus du groupe Socialiste, Radical et Républicain Groupe SRR 27 rue des Lois 1er étage 31000 Toulouse 05 62 27 45 70 groupe.srr@mairie toulouse.fr www.groupe srr toulouse.com

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Le Groupe des élus Socialistes, Radicaux et Républicains de la Mairie de Toulouse a mis en ligne son nouveau site Internet :

www.groupe-srr-toulouse.com
Les Toulousains peuvent désormais suivre, en temps réel, nos prises de positions et nos actualités 1 sur notre site Internet mais aussi sur les réseaux sociaux 2 . Grâce à une arborescence claire et une navigation intuitive, les visiteurs bénéficient de nombreuses publications 3 et de contenus multimédias. Après chaque Conseil Municipal, un compte rendu est consultable en ligne 4 . Une newsletter permet également aux Internautes de rester informés par Courriel 5 . Au cœur de ce site un Observatoire des Engagements 6 permet de suivre l’état d’avancement des propositions extraites de notre programme de campagne.

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La loi de février 2002 concernant la démocratie de proximité prévoit les expressions politiques dans le journal municipal. Les textes et illustrations publiés dans ces trois pages n’engagent que leurs auteurs.

GROUPE DES ÉLUS VERTS

FAISONS CONTRE MAUVAISE FORTUNE BONNE POLITIQUE
En cette fin d’année, notre municipalité prépare son budget pour 2011. Il est l’expression de nos choix politiques et la traduction des engagements de notre majorité ; c’est donc un exercice fondamental dans la vie de notre collectivité. Pourtant, son élaboration est rendue singulièrement difficile par la politique du gouvernement, qui conduit à un assèchement des finances locales. Un contexte délicat La décentralisation régresse pour la première fois depuis trente ans : à la suppression de la taxe professionnelle, qui porte atteinte à l’autonomie financière des collectivités locales, s’est ajouté le gel des dotations de l’État. Dans ce contexte délicat, nous devons malgré tout continuer à répondre aux besoins des Toulousains par des politiques publiques volontaires. Il s’agit de faire plus avec moins, ce qui suppose d’utiliser au mieux les ressources, de les répartir justement, de les investir utilement. Donner la priorité à l’utilité sociale et environnementale Car ces contraintes sont aussi l’opportunité d’orienter nos investissements le plus efficacement. Pour cela, nous devons examiner rigoureusement les dépenses à l’aune de leur intérêt économique, mais aussi social et environnemental. Et donc reconsidérer certains projets coûteux dont l’utilité n’est pas démontrée. C’est nécessaire, non seulement pour aider nos concitoyens à faire face aux effets de la crise actuelle, mais également pour prévenir les crises futures. Ainsi, dans les années à venir, le tarissement des ressources pétrolières aura un impact considérable sur le prix de l’énergie, et par conséquent sur l’économie de notre territoire, de même que sur les modes de vie et les charges qui pèsent sur ses habitants (transport, logement…). Vers une transition écologique Notre collectivité doit anticiper ces évolutions en initiant des politiques de conversion écologique de l’économie. Elle doit notamment donner la priorité au développement massif des transports en commun, à l’arrêt de l’étalement urbain, à la préservation et au développement des espaces dédiés à une agriculture périurbaine à même d’assurer un approvisionnement local, à la conversion écologique de l’économie, à la rénovation énergétique de l’habitat. C’est en agissant dans cet objectif que nous vous souhaitons de bonnes fêtes et une heureuse année 2011. Groupe des élus Verts 27, rue des lois 05 61 22 27 52 lesverts@mairie-toulouse.fr www.toulouse.elusverts.fr

GROUPE COMMUNISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN

RETRAITES : une loi injuste et inefficace
Les élus communistes, républicains et citoyens soutiennent activement les mouvements sociaux. Ceux-ci sont légitimes : ils expriment une envie d’en finir avec les injustices et une aspiration à un changement profond de société où l’on remette l’humain au centre des préoccupations et non au service du Capital. Pierre LACAZE, Président du Groupe CRC
RÉFORME TERRITORIALE : retrait de la loi ! Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent confier au secteur privé les services publics rendus par les collectivités locales, lesquelles assurent les trois quarts de l’investissement public. Ce sera au prix d’un abandon des populations les moins solvables, des services les moins rentables, des territoires les moins favorisés… C’est aussi l’emploi public et la place des agents territoriaux qui se trouvent menacés. C’est là tout l’objectif de la réforme territoriale ! Martine CROQUETTE, Membre du Bureau de l’Association nationale des Élus communistes et républicains SOL VIOLETTE : la monnaie au service de la solidarité La monnaie complémentaire lancée à Toulouse est pour les communistes, une réponse au monde libéral tel que nous le connaissons. Cette monnaie éthique portant les valeurs du développement durable respectant les hommes et les femmes dans les entreprises et sur les territoires permet un développement économique à visage humain. Le Parti Communiste défend le fait que l’argent soit un outil au service des populations. C’est le cas dans le SOL Violette où l’argent n’est pas capitalisable, orienté vers une consommation responsable et géré par les citoyens. Jean-Paul PLA, Conseiller délégué EXTENSION DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE : L’intercommunalité est un atout de cohérence dans les grands projets (transports, circulation, urbanisme) et dans l’articulation des projets et des usages. Nous sommes soucieux du fait que la préoccupation première soit le service rendu aux populations : pour ceux qui y vivent comme pour ceux qui y travaillent. Mais il faut davantage de démocratie participative avec des structures de proximité et la garantie du respect des élus des communes. Pour les communistes, un seul objectif, la solidarité des territoires et l’intérêt général. Bernard MARQUIÉ, Adjoint au maire, Vice-président des Transports TOULOUSE : Mémoire des combattants espagnols Le 23 octobre 2010, le PCF 31 rendait hommage aux guérilleros : 150 personnes participaient au colloque le matin, 500 personnes le soir sur le Quai de l’Exil pour un vibrant hommage rendu à l’ensemble des combattants républicains espagnols… L’après-midi, le Maire de Toulouse dévoilait une plaque sur la façade de l’Hôpital Joseph DUCUING. Monique DURRIEU, Adjointe au maire Groupe CRC - 27, rue des Lois 2e étage - 31 000 Toulouse Tél. : 05 62 27 62 83 ou 84 groupe.crc@mairie-toulouse.fr http://groupecrcmairietoulouse. elunet.fr

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EXPRESSION POLITIQUE

La loi de février 2002 concernant la démocratie de proximité prévoit les expressions politiques dans le journal municipal. Les textes et illustrations publiés dans ces trois pages n’engagent que leurs auteurs.

GROUPE TOULOUSE POUR TOUS

La justice libère la parole de la minorité !
Lors de leur arrivée au Capitole, M.COHEN et ses amis avaient pris le parti de museler la parole de l’opposition : réduction « à peau de chagrin » de l’expression lors du débat liminaire en Conseil Municipal, obligation de communiquer 3 jours à l’avance les questions orales que les conseillers municipaux voulaient poser… Aucune assemblée territoriale ne connaissait telle entrave à l’expression d’une pensée différente. De fait, à l’été 2009, le Tribunal administratif de Toulouse a condamné la municipalité PSPCF-Verts à revoir sa copie. Après plus d’un an d’insistance pour que toutes les règles en vigueur soient appliquées, les Toulousains découvrent enfin dans ce numéro un espace d’expression politique digne de ce nom. Entre 2001 et 2008, l’Opposition et la Majorité disposaient du même espace, soit la moitié de ces pages. Aujourd’hui, nous partageons avec le Groupe des Non-Inscrits le tiers de cet espace, et la Majorité en occupe les deux tiers. Il est regrettable que seules la justice et la menace d’une nouvelle procédure aient pu faire entendre raison à la Municipalité actuelle, allergique au pluralisme et au débat contradictoire. Le tram T1…et puis trois fois rien Le 27 novembre dernier, le tramway que nous avions lancé en 2004-2007 a été inauguré. Hélas, aucun autre projet de transport en commun de grande ampleur n’a été décidé depuis 2008. Alors que nous voulions relier l’aéroport à Matabiau via une seconde ligne de tramway, il n’est désormais plus question que d’un « petit bout » de 2 kilomètres reliant Blagnac centre à Blagnac aéroport. L’abandon du prolongement de la ligne B à Labège est acté ! Et que dire de la ligne G, qui ne devient plus qu’un Gadget d’à peine 3,8 km, entre Arènes et Jules GUESDES, quand nous projetions la desserte ambitieuse du Stadium et du Ramier… ? Bref, pour la propreté comme pour les transports, les Toulousains commencent déjà à déchanter. Le Groupe Toulouse Pour Tous Président : Jean-Luc MOUDENC Membres : R. ATSARIAS, F. BAUDIS, R. BOUSCATEL, F. CHOLLET, D. DAMIN, M. DÉQUÉ, S. DIDIER, C. DOUNOT, D. LAHIANI, J.-L. MOUDENC, C. RAYNAL, E. TOUTUT 27, rue des Lois - 31 000 TOULOUSE 05 67 73 82 58
groupe.toulousepourtous@mairie-toulouse.fr www.toulousepourtous.org

TOULOUSE = SALETÉ !
Un discours :
Une réalité :
Rue LASCROSSES, le 15 novembre. Aucune réaction de la Mairie depuis plus d’un mois ! Les Toulousains jugeront.

GROUPE ÉLUS NON-INSCRITS

FAIRE LA LUMIÈRE SUR L’INSÉCURITÉ À TOULOUSE
En tant qu’élus républicains, nous sommes réservés sur tout système de fichage et d’enregistrement et, donc, sur la vidéosurveillance. Il n’est pas question, comme le Gouvernement le suggère, d’installer une caméra pour 2 000 habitants. Mais, loin de tout dogmatisme et avec pragmatisme, nous admettons exceptionnellement l’installation de caméras, dans un lieu précis, pour un temps donné, en réponse à un problème identifié. Dans tous les cas, elle doit être accompagnée d’un signalement clair au public, de bilans d’étapes, le tout sous le contrôle d’un Comité d’éthique, afin que soit garantie notre liberté individuelle. Mais ce débat ne doit pas cacher la réalité de l’insécurité. En un an, les agressions physiques ont progressé à Toulouse de 15 %, les violences physiques crapuleuses de 32 %. La vidéosurveillance n’est pas la panacée. La priorité doit être la présence sur le terrain d’agents de l’ordre, l’aménagement et l’entretien des espaces publics et, surtout, l’éclairage public, aujourd’hui insuffisant et donnée constante du sentiment de tranquillité. M. ARADJ, Y. BENAYOUN-NAKACHE, J.-L. FORGET, J.-L. LAGLEIZE, M.-F. MENDEZ 4, avenue du Château d’Eau 05 67 73 83 42 Non-Inscrits.Groupe@mairie-toulouse.fr www.noninscrits-toulouse.org

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LA MAIRIE DE TOULOUSE VOUS ACCUEILLE Les services municipaux sont à votre disposition pour faciliter vos démarches administratives, du lundi au vendredi et, pour certains, le week-end. Quelques-unes de vos demandes peuvent être traitées directement à partir du site web : www.toulouse.fr
INFORMATIONS GÉNÉRALES STANDARD TOUS SERVICES 7j/7 et 24 h/24 05 61 22 29 22 ACCUEIL & RENSEIGNEMENTS Au Capitole de 8 h 30 à 17 h 30 05 61 22 21 43 ÉTAT CIVIL Déclarations de naissance et de décès, reconnaissances, dossiers de mariage, livrets de famille, délivrance des actes de l’état civil. • 6, r du LieutenantColonel-Pélissier du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 45 permanence le samedi, de 8 h 30 à 16 h 45 (uniquement pour les déclarations de naissance) 05 61 22 30 26 ou 05 61 22 32 41 • 2, r de l’AbbéJules-Lemire (uniquement déclarations de décès) du lundi au dimanche et jours fériés, de 8 h 30 à 18 h 05 61 49 90 69 FORMALITÉS ADMINISTRATIVES Capitole, cour Henri IV cartes nationales d’identité, passeports, autorisations de sortie du territoire, inscription sur les listes électorales, recensement militaire, certificats divers (hérédité, vie en commun, résidence…), légalisations de signature, attestations d’accueil… du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 45 05 61 22 32 30 ou 05 61 22 32 07 ENFANCE ET PARENTS UNITÉ ACCUEIL 1, r de Sébastopol Information / inscription, accueil de loisirs 3/15 ans et séjours vacances 05 61 22 23 68 POINT INFO FAMILLE Capitole, cour Henri IV Accueil du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 45 0800 740 745 (N° gratuit) POINT INFO SENIORS Capitole, cour Henri IV Accueil du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 45 0800 042 444 (N° gratuit) SPORT : PÔLE ACCUEIL INSCRIPTION 7, all Gabriel-Biénès Information/inscription activités sportives de la mairie - lundi, mercredi, vendredi, de 8 h 30 à 17 h, mardi et jeudi, de 12 h à 17 h petites vacances : de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 05 61 22 32 64 POMPES FUNÈBRES 2, r de l’AbbéJules-Lemire Accueil standard 7 j/7 de 8 h 30 à 19 h 05 61 16 12 12 SERVICE D’HYGIÈNE ET DE SANTÉ 17, pl de la Daurade 05 61 22 23 32 Pôle santé publique • Service médical (vaccinations) 05 61 22 23 46 • Communauté municipale de santé 2, r Malbec 05 61 22 60 32 Pôle santé / environnement • Hygiène urbaine 05 61 22 23 32 • Hygiène du milieu (qualité des eaux, nuisances animales…) 05 61 22 23 43 Fourrière animale et chiens dangereux du lundi au vendredi 05 62 27 40 82 week-end, jours fériés 05 61 22 29 22 OFFICE DU TOURISME Donjon du Capitole 08 92 18 01 80 www.ot-toulouse.fr SOCIAL CENTRE COMMUNAL D’ACTION SOCIALE (CCAS) 2 bis, r de Belfort 05 61 58 85 85 RESTAURANTS DE QUARTIER (Renseignements et réservations auprès de chacun d’eux) Ancely 23, all d’Ancely 05 61 49 19 79 Château de l’Hers 59, ch du Château-del’Hers 05 61 34 83 76 Daurade 8, pl de la Daurade 05 61 23 54 77 Empalot - Daste 30, av Jean-Moulin 05 61 52 94 28 Izard 1, r Van-Dick 05 61 47 31 02 Providence Bonhoure 18 bis, pl Pinel 05 61 34 85 83 Saint-Cyprien 5, r des Feuillants 05 61 59 24 51 Soupetard Serveyrolles 44, r Louis-Plana 05 61 34 24 02 FOYERS RESTAURANTS (à midi) Bellefontaine 59, all de Bellefontaine Bonnefoy 229, r du Fbg-Bonnefoy Colombette 25, r de la Colombette Docteur-Marie 7, r Ozenne Le Repos 20, r des Bûchers Les Minimes 5, r Bobillot Sept-Deniers 4, ch de Garric Tounis 88, quai de Tounis Varsovie 3, r Varsovie SOCIOCULTUREL DIRECTION ANIMATION SOCIOCULTURELLE 12, r du Fbg-Bonnefoy 05 61 22 28 64 SCÈNES ET SALLES MUNICIPALES Espace Bonnefoy 4, r du Fbg-Bonnefoy 05 67 73 83 60 Espace Saint-Cyprien 56, all Charles-de-Fitte 05 61 22 27 77 Centre culturel Alban Minville 1, pl M. Luther-King 05 61 43 60 20 Centre culturel Bellegarde 17, r Bellegarde 05 62 27 44 88 Centre culturel Henri Desbals 128, r Henri-Desbals 05 34 46 83 25 Centre culturel des Mazades 10, av des Mazades 05 34 40 40 10 Centre animation Bagatelle 11, imp BachagaBoualem 05 61 44 82 61 Centre animation des Chamois 11, r des Chamois 05 61 57 99 28 Centre animation Lalande 239, av de Fronton 05 61 47 37 55 Centre culturel des Minimes 6, r du Caillou-Gris Centre animation Montaudran 3, imp Gaston-Genin 05 61 54 25 19 Centre animation Reynerie pl André-Abbal 05 61 41 56 80 Centre animation Saint-Simon 10, ch de Liffard 05 61 06 71 36 Centre animation Soupetard 63, ch de Hérédia 05 61 58 35 54 Centre animation de la Terrasse 15, imp Schrader 05 61 54 23 60 Centre des arts du cirque Le Lido 14, r de Gaillac 05 61 11 16 10 CONSEILS SOUTIENS SIDA Dépistage anonyme gratuit Hôpital La Grave, pl Lange (pav. Nanta) du lundi au jeudi, de 9 h à 17 h 30, et le vendredi, de 9 h à 15 h 05 61 77 78 59 Sida info service Numéro Vert 24 h/24 0 800 840 800 AIDE AUX VICTIMES Service d’aide aux victimes d’information et de médiation (SAVIM) accueil gratuit des victimes d’infractions pénales, réparations, soutien psychologique 0 800 56 57 58 (N° gratuit) PERMANENCES HÔPITAL RANGUEIL consultations pour coups et blessures 05 61 32 29 70 DROGUES / ALCOOL / TABAC Drogues Infos Service 0 800 23 13 13 Écoute Cannabis 0 811 91 20 20 Écoute Alcool 0 811 91 30 30 DIVERS ALLÔ TISSÉO 05 61 41 70 70 ALLÔ TRAFIC 08 91 67 31 01 EAU / ASSAINISSEMENT Urgences 24 h/24 et 7 j/7 0 811 902 903 DÉCHÈTERIES Déchèterie d’Atlanta (Toulouse-Est) 23, ch de Gramont du mardi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h Déchèterie de Monlong (Toulouse Ouest) 15, r Paul-Rocaché du mardi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h et le dimanche, de 9 h à 12 h Déchèterie de Turlu (Toulouse Nord) 23, ch de Turlu du mardi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h et le dimanche, de 9 h à 12 h Dépôt-relais des Cosmonautes (Toulouse Sud-Est) ZI Montaudran r des Cosmonautes du mardi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h Dépôt-relais du Ramier (Centre-ville) 6, av du Grand-Ramier du mardi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h Station de recyclage de Daturas (payante) Déchets « hors normes » 4, ch. de Daturas le lundi de 7 h à 14 h et de 17 h à 19 h 30 du mardi au vendredi de 7 h à 14 h

+ d’infos www.toulouse.fr

infos pratiques
Demandez à l’accueil du Capitole et dans les mairies annexes les fiches pratiques Vivre à Toulouse



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Montaudran Aérospace
prend son envol!
RCS TOULOUSE B 387 987 811 / PHOTO : LAURENT MOYNAT

MONTAUDRAN AEROSPACE EST UN PROJET EMBLÉMATIQUE POUR LA MÉTROPOLE TOULOUSAINE, QUI AFFIRME AINSI SA POSITION DE CAPITALE EUROPÉENNE DE L’AÉRONAUTIQUE ET DU SPATIAL. AUTOUR DE LA LÉGENDAIRE PISTE DE L’AÉROPOSTALE, CHERCHEURS, UNIVERSITAIRES ET INDUSTRIELS VONT CONCEVOIR ET DÉCOUVRIR LES TECHNOLOGIES AÉRONAUTIQUES ET SPATIALES DE DEMAIN

www.montaudran-aerospace.fr
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