On en parle

COULISSES. En cette fin d’année, le patrimoine toulousain révèle son éclat grâce aux travaux entrepris par la mairie. Zoom sur trois opérations.

UN ÉCRIN POUR LA BASILIQUE SAINT-SERNIN

Commencés en 2017, les travaux de la place Saint-Sernin viennent de s’achever. Pavé de porphyre des Alpes, végétalisé, libéré du transit automobile et du stationnement, l’espace laisse désormais le champ libre au regard pour admirer la plus grande basilique romane de France, bijou du patrimoine toulousain. Pour profiter de la carte postale, on peut s’arrêter sur les bancs installés tout autour de l’édifice et, à la nuit tombée, redécouvrir l’ensemble du bâtiment et le clocher mis en valeur par un nouvel éclairage. Ici et là, des panneaux évoquent l’histoire du site. L’enfeu des Comtes de Toulouse, la niche funéraire, est en cours de restauration et les peintures intérieures médiévales sont désormais visibles dans leur intégralité.

LES MURS-DIGUES RETROUVENT LEUR ROSE

Après la rive droite, c’est au tour du mur-digue Saget du cours Dillon d’être restauré. L’ouvrage, qui s’étend du Pont Saint-Michel au Pont-Neuf, a pour fonction de protéger la ville des crues de la Garonne. Très abîmé, il a subi des travaux de renforcement et de restauration de septembre 2018 à novembre 2019. Les briques manquantes ou endommagées ont été remplacées, la végétation invasive enlevée. Les pierres de couronnement et les corniches ainsi que les escaliers ont été restaurés. Sous l’eau, les tirants, qui tiennent la base du mur, ont été remplacés par une paroi clouée qui permet aussi de prévenir l’érosion. Un nouvel éclairage embellit l’ouvrage la nuit venue, et les réseaux qui enlaidissaient la corniche ont disparu.

SPLENDIDE NOTRE-DAME LA DAURADE

Au terme d’une opération inédite par son ampleur, la basilique qui domine la place de la Daurade retrouve sa splendeur. Du sol au plafond, l’édifice et l’ensemble des oeuvres qu’il abrite sont restaurés : peintures, sculptures, objets liturgiques, cloches, orgues, autels, céramiques, etc. Plus de deux ans de travaux, mobilisant 27 entreprises du bâtiment et des métiers d’art, ont permis de raviver l’intensité des couleurs, auparavant altérées par la saleté accumulée, l’éclairage au gaz, la fumée des cierges et la pollution. On redécouvre un décor, remarquable par son unité, offrant une belle harmonie de couleurs et de motifs. La basilique retrouve également son entrée principale, face au fleuve, mise aux normes d’accessibilité.