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N°27 Février-Mars 2013
www.toulouse.fr
LE MAGAZINE D’INFORMATIONS DE LA VILLE DE TOULOUSE a Toulouse
Finances Budget : les priorités en 2013 P.22
On en parle Inondations : prévenir les risques P.30
C’est votre histoire Sans-abri : des solutions a construire ensemble P.34
Cultures Un Passeport hors du Commun P.50

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Sommaire
4 En bref Retour et coup d’oeil sur l’actualité de la ville
A LA LOUPE
12 Le dossier du mois L’emploi a Toulouse
20 Conservatoire de violettes Une convention pour favoriser leur usage industriel
22 Budget Les grandes priorités 2013
INTERACTIVE
30 On en parle Les crues de la Garonne
34 C’est votre histoire Solidarité avec les sans-abri
PROXIMITÉ
40 Nouvelles des secteurs Toute l’info pour mieux vivre pres de chez vous
46 Occitan Le patrimoine écrit de la bibliotheque
CULTURES
48 Focus La place des librairies indépendantes
50 + que culture Un Passeport pour l’Art hors du commun
52 Face Shoot Les arts urbains font école
55 Envers du décor Le TNT, derriere le rideau
56 Décodage Cinélatino : 25 ans, déja !
58 Tete a tete Jean Dekyndt au Conservatoire
59 Sortir, bouger, rever Agenda culturel
62 Patrimoine & Histoire Le lycée Pierre-de-Fermat
64 Expressions politiques
Édito
Pierre Cohen Maire de Toulouse, Président de la communauté urbaine Toulouse Métropole
Construire la ville de demain
PENDANT TROP LONGTEMPS, le développement de Toulouse a été marqué par des formes urbaines chaotiques, par une juxtaposition d’opérations immobilieres sans lien entre elles, par un étalement sans précédent, l’urbanisation couvrant chaque année 700 hectares supplémentaires. Nous en avons fini avec cette politique couteuse économiquement, injuste socialement et dangereuse sur le plan environnemental. Aujourd’hui c’est une évidence : Toulouse a opéré un véritable changement de cap en matiere d’urbanisme. Elle s’est dotée d’outils de prospective, de planification et d’aménagement pour prévoir les évolutions a venir. Avec un objectif : unifier la ville, jadis trop morcelée, imaginer des projets au service d’un mieux vivre collectif, tout en préparant notre métropole aux défis économiques et aux enjeux du développement durable.
LE PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU) traduit cette nouvelle vision d’une ville plus fluide, plus durable, plus équilibrée, plus solidaire, a meme de permettre aux Toulousains et a leurs enfants devenus grands de continuer a vivre – et a bien vivre – dans leur ville. Trois grandes orientations guident ce PLU. La premiere est de rapprocher l’habitat des transports en commun. Il s’agit de densifier le long des axes de transports en commun performants et au contraire de permettre moins de constructions dans les secteurs moins bien desservis. La deuxieme est de construire moins de logements sociaux la ou il y en a déja beaucoup et plus dans les quartiers moins bien pourvus, pour un meilleur équilibre et une meilleure mixité dans la ville. La troisieme est de protéger les commerces de proximité tout en canalisant l’implantation des grandes surfaces, afin de préserver et développer la qualité de vie dans les quartiers. La protection du patrimoine, qu’il soit bâti ou végétal, est le fil conducteur d’un PLU qui s’attache a préserver l’identité tres forte de Toulouse et a ancrer notre développement dans notre histoire.
C’EST A PARTIR DE CES GRANDES ORIENTATIONS que le PLU fixe une regle pour chacune des 84 000 parcelles qui composent Toulouse. Il est au service de l’intéret général et ne saurait se résumer a la somme de 84 000 intérets particuliers ! Pour expliquer la démarche, une large concertation a été privilégiée, avec la tenue de pas moins de 65 réunions publiques d’information et d’échanges. Le PLU a ensuite été soumis a enquete publique. Le nombre important de contributions montre a quel point les Toulousains sont attachés a leur cadre de vie. A la lumiere de ces nombreux échanges, les élus décideront de l’adoption du PLU en juin prochain.
LE NOUVEAU PLU inscrit donc Toulouse dans l’espace et dans le temps. Il porte l’ambition urbaine d’une ville confiante dans son avenir et plus que jamais soucieuse du bien vivre de ses habitants.
a Toulouse n°27 · Magazine d’informations de la Ville de Toulouse · 17, rue de Rémusat, 31 000 Toulouse · Courriel infos générales : atoulouse@mairie-toulouse.fr · Courriel infos culturelles : agenda.culturel@mairie-toulouse.fr · Directeur de la publication : Pierre Cohen · Comité éditorial : François Briançon, Vincentella de Comarmond, Martine Croquette, Jean-Michel Fabre, Antoine Maurice, Sonia Ruiz · Jean-François Portarrieu · Ont participé a ce numéro : Christian Delfau (coordination générale) · Rédaction / chefs de rubrique : Isabelle Desprez, Eve Lasbats · Interface web : Christelle Célarié · Correctrices : Frédérique Dumet, Pascale Odion · Phototheque : Valérie Ferret · Pigistes : Christophe Abramovsky, Nicolas Belaubre, Philippe Bertrand, Françoise-Aline Blin, Laurence Bureau, Julie Duquenne, Juliette Farelli, Natacha Scheidhauer-Fradin, Nicolas Héry · Reportages photos : Patrice Nin, Arno Brignon, Didier Cousy, Joachim Hocine, Frédéric Lancelot, Frédéric Maligne, Christian Nitard, Sébastien Pouchard · Infographie / mise en page / prépresse : Valérie Fuster, Véronique Raynal, Pierre-Éric Petit · Chef studio : Franck Le Callonec · Dessinateur de presse : Jiho · Pages patrimoine / histoire : Studio Différemment · Chronique occitane : Pierre Escudé, Magali Blénet · Photogravure : Picto · Impression : Sud Graphie Rotative · Tirage : 285 000 exemplaires · Gestion diffusion : Fabienne Carré, Peggy Cazes, Pascale Pastor · Distribution : Mediapost · Contrôle de distribution : Audit Media Communication · Licences d’entrepreneur de spectacles : n°2-1025107, n°3-1025105 · Dépôt légal a parution · Imprimé sur papier certifié « PEFC TM », issu de la gestion durable des forets (N° chaîne de contrôle : CTBA/07-0800, N° de certificat : 299/2007).
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TOULOUS’UP : 13 NOUVEAUX LAURÉATS Festival de l’oralité, roulotte-opéra, spectacle cirque et vidéo mapping, performance musicale aquatique, laboratoire d’immersion visuelle… La derniere cuvée Toulous’Up compte 13 lauréats ! Lancé par la Ville en 2009, ce dispositif, qui est a la fois un label et une bourse, accompagne des projets culturels et artistiques toujours audacieux et novateurs. www.cultures.toulouse.fr
LES ACCUEILS DE LOISIRS SIGNENT UNE CHARTE QUALITÉ La Ville vient de signer la charte qualité du réseau des accueils de loisirs toulousains avec la préfecture, la Caisse d’allocations familiales et les représentants des accueils associatifs. Toulouse compte 97 accueils – dont 59 municipaux – destinés aux 3 a 12 ans. « Pres d’un enfant sur trois fréquente l’une de nos structures, rappelle Pierre Cohen, le maire de Toulouse. Nous avons souhaité que tous ces centres partagent les memes ambitions, celles d’un service public de l’animation diversifié et de qualité. Cette charte montre bien que Toulouse est une métropole éducative et que les accueils de loisirs en sont l’un des piliers essentiels. »
LIVETWEET AU MUSÉE Le 17 janvier, le musée Saint-Raymond proposait un échange via le réseau social Tweeter avec l’artiste Annie Favier a l’occasion de son exposition La poétique des ruines. A voir jusqu’au 3 mars.
GARE AUX BALADEURS ! En annonçant « qu’Adele, 86 ans, a aussi des troubles auditifs », la derniere campagne de prévention Agi-Son a choisi l’humour pour sensibiliser les jeunes Toulousains aux problemes liés a une mauvaise utilisation des MP3. www.mp3-ecoute.org
TOULOUSE AU PRINTEMPS Deux groupes toulousains Sing Sing My Darling (indie pop) et Noir Coeur (synthpop) seront présents aux Inouis du Printemps de Bourges 2013, en avril.
En direct du conseil municipal Sur www.toulouse.fr, vous pouvez suivre le conseil municipal en direct. Et si vous l’avez raté, retrouvez les séances en différé et traduites en langue des signes. Prochain conseil : le 15 mars a 9 h 30.
608 000 C’est le nombre de personnes qui ont vu l’expo Préhistoire[s], l’enquete créée par le muséum. Apres ses succes a Toulouse (100 000 visiteurs) puis au Palais de la découverte a Paris (plus de 500 000), l’exposition s’exporte désormais a l’international ! Elle est actuellement présentée au Centre des Origines a Johannesburg (Afrique du Sud), jusqu’au 29 mars.
Deux nouvelles écoles Face a l’Université Toulouse II-Le Mirail, dans le quartier de Reynerie, se dressent les nouveaux bâtiments qui abritent l’espace petite enfance et les écoles maternelles et élémentaires Didier Daurat. « C’est important pour la ville, tres important dans ce quartier-la qui fait l’objet d’un grand projet de ville. Nous sommes au début du renouvellement urbain engagé par la Ville a La Reynerie et au Mirail », a déclaré Pierre Cohen, maire de Toulouse. Autre inauguration le 7 janvier dernier : le groupe scolaire Lucie-Aubrac, quartier La Salade. Conçu sur trois niveaux, l’établissement accueillera a terme 141 éleves, de la maternelle au CM2.
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AVANCE
Ça bouge a la fabrique toulouse métropole Vous désirez connaître les changements qui s’operent pres de chez vous ? Rendez-vous a la Fabrique. C’est le lieu-référence pour en savoir plus sur les projets urbains de la métropole toulousaine. Parmi les nouveautés 2013 : sa page Web sur le site de la Métropole (avec newsletter mensuelle, actualité en continu et agenda des manifestations) et son expo (maquette 3D interactive, kakemonos thématiques et carte au sol avec les grands projets, les chiffres clés et la carte des futurs déplacements). Et avant de partir, on laisse un message ou une idée pour la métropole sur le mur des Post-it. Arche Marengo - 05 67 73 89 98, expofarbique@toulouse-metropole.fr www.toulouse-metropole.fr (rubrique Projets)
DES FESTIVITÉS RÉUSSIES Avec environ 350 000 visiteurs pour les spectacles et plus de 2 millions qui ont fréquenté le marché de Noël, entre le 19 novembre et le 26 décembre : on peut dire que les festivités Noël en scenes, organisées par la Ville de Toulouse, ont connu un joli succes.
« Oui » présidentiel a la LGV
En janvier, le Président François Hollande a confirmé la nécessité de réaliser la ligne ferroviaire a grande vitesse Tours-Bordeaux-Toulouse a l’horizon 2020. Une annonce dont s’est réjoui Pierre Cohen qui s’est fermement engagé sur ce dossier : « La mise en oeuvre du projet Toulouse EuroSudOuest, qui a été attribuée a l’équipe Busquets-Duthilleul-ÉGIS, devrait permettre de répondre tant au projet de plateforme multimodale de la future gare LGV qu’au projet urbain de rénovation du quartier Matabiau-Marengo. »
« A quelques mois de l’ouverture de l’Institut universitaire du cancer, ce plan conforte l’ambition de l’Oncopole toulousain », a précisé Pierre Cohen suite a l’annonce d’un 3e plan cancer par François Hollande. Autre bonne nouvelle : le lancement de Captor (Cancer et pharmacologie a Toulouse et sa région), le 1er projet structurant de l’Oncopole.
TOULOUSE, VILLE PILOTE POUR LES LOYERS
L’agglomération toulousaine fait partie des 17 villes pilotes pour la mise en place d’un Observatoire national des loyers en 2013. « Cela va nous permettre, a expliqué Stéphane Carassou, l’élu chargé de l’habitat, d’établir un registre comparatif national et de comparer la situation toulousaine avec celle d’autres villes en France. »
ÉGALITÉ FILLES-GARÇONS : LE PRIX DU CME
Lors du 2e Festival du livre jeunesse égalitaire, le Conseil municipal des enfants (CME) décernera son Prix littérature jeunesse non sexiste a la BD qui représente le mieux l’égalité filles-garçons. Résultat le 16 mars a l’Espace des diversités.
ABANDON DE VÉHICULE : APPELEZ LE 3101 !
N’abandonnez pas votre voiture dans la rue ! La mairie a mis en place une procédure permettant aux propriétaires de se débarrasser de leur véhicule gratuitement. Pour ce faire, un seul numéro : 3101.
SANTÉ MENTALE : UNE SEMAINE POUR CHANGER DE REGARD
Du 18 au 24 mars, c’est la 24e édition de la semaine de la santé mentale. Pour l’occasion, les structures de soins et d’accompagnement toulousaines (hôpital Marchant et CHU) vous ouvrent leurs portes et vous proposent des ateliers d’art thérapie, expos, projections de films, débats… Objectif : changer son regard sur les personnes souffrant de troubles psychiques. www.semaine-sante-mentale.fr
OU TÉLÉCHARGER LE DOSSIER SUBVENTIONS 2013 ?
Votre association veut demander une subvention a la Ville ? Téléchargez le dossier 2013 sur www.toulouse.fr (rubriques Vos-quartiers/Vie-associative). Il est ensuite a renvoyer ou a déposer au guichet unique de la maison des Associations (81, rue Saint-Roch) avant le 30 mars.
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LES TOULOUSAINS ACCROS A LA CONVIVIALITÉ
En 2012, associations de quartier et particuliers ont organisé pas moins de 274 repas de rues et de quartiers (+ 12 %) et 78 vide-greniers (+ 5 %). La preuve, si besoin était, que la vie associative est en plein essor a Toulouse.
LA 1RE PIERRE DE L’EHPAD CATALA
En décembre, la 1re pierre de l’Ehpad Catala du Centre communal d’action sociale, a Lardenne, a été posée. Destiné a héberger des personnes âgées dépendantes, cet équipement public de 3 843 m2 disposera d’une capacité d’accueil de 83 places. Cette opération est subventionnée par la Ville a hauteur de 450 000 euros.
TOULOUSE INITIE L’ASSOCIATION DES VILLES DE L’AÉROPOSTALE
En décembre dernier a Malaga (Espagne), a été créée l’association des villes de l’Aéropostale, réseau international qui réunit les villes étapes de la ligne aérienne mythique. Pierre Cohen, qui est a l’initiative du projet, en assurera la présidence et représentera les villes européennes. La prochaine rencontre de l’Association des Villes de l’Aéropostale aura lieu en 2013 a Tarfaya, au Maroc.
450 PLAISANCIERS ACCUEILLIS EN 2012
Depuis plus d’un an déja, le Port Saint-Sauveur est géré en régie directe par la mairie de Toulouse. Unique en plein centre-ville, la capitainerie d’une capacité de 40 places a accueilli en 2012 pas moins de 450 bateaux de location, vedettes, pénichettes, et meme quelques voiliers. 05 61 22 22 17 capitainerietoulouse@gmail.com
L’ANCIEN DIRECTEUR DU CHU MÉDAILLÉ
Fin 2012, Pierre Cohen a remis la Médaille de la Ville a Jean-Jacques Romatet, l’ancien directeur du CHU de Toulouse.
montoulouse.fr facilite votre quotidien
Pourquoi utiliser montoulouse.fr pour effectuer vos démarches administratives ? Tout simplement parce que c’est facile et fiable, rapide et personnalisé. La Ville de Toulouse vient de lancer ce portail Internet regroupant l’ensemble des services municipaux que l’on peut effectuer en ligne 24 h/24 : création et actualisation du Dossier Unique Intéractif (DUI), réservation et paiement des repas de cantine et du CLAE, mais aussi obtention d’un acte civil et inscription sur les listes électorales. Alors, créez des maintenant votre compte sur montoulouse.fr ! A voir la visite guidée en vidéo sur www.toulouse.fr
Des bus nouvelle génération
Depuis janvier, 24 bus derniere génération et « Made in France » circulent sur les lignes 16 et 22. Tout de blanc vetus avec un ruban jaune, ils ont la particularité de disposer d’une plus grande capacité (160 passagers) et d’une meilleure accessibilité aux personnes a mobilité réduite.
Le Capitole nommé aux Victoires
Tugan Sokhiev et l’Orchestre national du Capitole de Toulouse sont nommés aux Victoires de la musique 2013 dans la catégorie « Meilleur enregistrement de l’année », pour leur album Symphonie n°5 de Tchaikovski (chez Naive). Verdict le 25 février.
Défibrillateurs a la carte
La Ville de Toulouse a déployé une soixantaine de défibrillateurs cardiaques automatisés et facilement utilisables, sur l’espace public, dans le métro, les piscines et autres structures municipales. L’objectif : réagir au plus vite en cas d’arret cardiaque. Consultez la carte des défibrillateurs sur le site toulouse.fr (rubrique Santé).
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DEVENEZ GREETERS !
En 2013, via le programme Toulouse Greeters, faites découvrir « votre » Toulouse a des touristes, comme vous le feriez pour vos amis. Une expérience alternative basée sur la rencontre. Etre Greeters (hôte en français), c’est partager une autre vision de sa ville, hors des sentiers battus. Bien loin de la visite patrimoniale conventionnelle. Alors, si ça vous tente, connectez-vous sur le site de l’office de tourisme. www.toulouse-tourisme.com (rubrique Jeunes)
Open data : Toulouse récompensée Fin janvier a Metz, la Ville de Toulouse a été distinguée d’un prix spécial par l’association des Villes Internet pour son implication dans la mise en ligne des données publiques. data.toulouse-metropole.fr
6 000 Dans le cadre du Défi Propreté, les sapins de Noël des Toulousains ont été collectés jusqu’au 1er février par les services de la Ville, puis transférés a la compostiere de Ginestous. Les 11 000 tonnes de déchets verts collectés – sapins y compris – deviendront 6 000 tonnes de compost.
Vacances sportives Sports de glace, escalade, ultimate (frisbee collectif), tir a l’arc, pelote basque, escrime, natation, sauvetage et plongée subaquatique… Et si vous inscriviez vos enfants aux activités sportives proposées par Ville pendant les vacances scolaires ? A noter : pour les 16 ans et plus, la piscine Jean-Boiteux (espace Job) propose aussi de l’aquamix (aquagym moderne). Point accueil inscriptions de la direction des Sports 7, allée Gabriel-Biénes 05 61 22 32 64 www.toulouse.fr (rubrique Sports)
AVANCE
DU CHANGEMENT EN CENTRE-VILLE Compte tenu des travaux (modification du mobilier urbain, remise en état des revetements et mise en place de nouveaux contrôles d’acces), le sens de circulation de la place du Capitole va etre fortement modifié jusqu’a l’été. Les travaux ont commencé le 4 février et la nouvelle configuration de la place sera définitive en aout prochain. Notez aussi que le marché de la place Saint-Georges se déplace a l’angle de la rue de Metz et de la rue des Arts, jusqu’en mai. Toutes les infos sur www.toulouse.fr
LES MAÎTRES D’INGRES…
Le cabinet des dessins de la Ville, conservé au musée Paul-Dupuy depuis sa création en 1949, n’a cessé de s’enrichir grâce a des dons et une politique d’acquisition ambitieuse. Ce qui le place aujourd’hui au premier rang dans ce domaine, apres le Louvre ! En témoigne l’exposition Les Maîtres d’Ingres… et autres dessins (XVII-XXe siecle) présenté au musée jusqu’au 11 mars.
EMPALOT S’AGITE AU BOULINGRIN
Du 18 au 24 mars, l’Agit vous invite, en fanfare et parades, a des spectacles, concerts et rencontres sous ses chapiteaux, au Boulingrin. Un bus est a la disposition des habitants d’Empalot. www.agit-theatre.org
UN SALON POUR LE HANDICAP
Véritable référence en matiere de produits et de services pour l’autonomie des personnes handicapées et âgées, le salon Autonomic Sud se tiendra les 28 et 29 mars au parc des expositions de Toulouse (hall 6). www.autonomic-expo.com
LE 88.1 A TOULOUSE
Le 28 février des 7 h, France Inter délocalise au TNT a Toulouse les émissions de Patrick Cohen, Pascale Clark, Pierre Weill, Philippe Collin et Xavier Mauduit. Organisée en partenariat avec la Ville, cette journée est ouverte a tous.
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REGARD SUR…
Trésors écrits
Le patrimoine écrit de Toulouse est peu connu. Pourtant, la bibliotheque d’étude et du patrimoine dispose de véritables trésors ! N’aimeriez-vous pas contempler ce manuscrit enluminé du missel des Dominicains toulousains (fin XVedébut XVIe siecle), ou bien un exemplaire du premier livre imprimé au XVIIe siecle a Nagasaki, au Japon ? Ne seriez-vous pas tentés de voir l’un des deux seuls exemplaires du prospectus français – fac similé de l’époque – présentant la souscription lancée par Diderot et d’Alembert pour leur Encyclopédie, ou encore le livre de la piece de théâtre Esther dans lequel Racine a noté de sa propre main les extraits de l’Ancien Testament dont il s’est inspiré ? C’est ce que vous propose la Bibliotheque de Toulouse avec ses « Trésors publics ». Prochain rendez-vous le 15 mars a 12 h 30 autour du livre au Moyen-Âge. Sur inscription au 05 62 27 66 66 www.bibliotheque.toulouse.fr
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A LA LOUPE
12 > 19 DOSSIER Économie Solidaires pour l’emploi
20 > 21 Serres municipales Une seconde vie pour les violettes
22 > 24 Finances Le budget 2013
26 > 27 Grands projets Bordeblanche
www.toulouse.fr
Plus de photos, d’interviews ou d’articles
ARTS DE LA RUE La Machine devrait prendre son envol a Montaudran Serres volantes, poissons mécaniques, araignées géantes… Les fabuleuses créatures imaginées par François Delaroziere pourraient déposer leur étrange poésie a Montaudran. Le directeur artistique de la compagnie La Machine n’attend que le feu vert du conseil communautaire de Toulouse Métropole. Lequel devrait adopter, ce 14 février, la réalisation de la future grande halle qui sera érigée en 2013 pour la compagnie La Machine, au coeur du projet urbain Toulouse Montaudran Aérospace. « Avec ce site toulousain, on accompagne l’aménagement urbain, comme on l’a déja fait dans d’autres villes (Grand Éléphant des Machines de l’Île a Nantes, Manege Carré a Sénart…), précise François Delaroziere. Et ce, des la naissance du futur quartier. Dans notre " écurie " de Montaudran, seront exposées les quelque 200 machines que nous avons construites, plus celle tout a fait unique que nous allons créer pour Toulouse. Il s’agira d’un lieu vivant, en mouvement – surtout pas d’un musée – entierement dédié aux spectacles de rue et ouvert au grand public. Nos machines, qui se déplaceront notamment sur les pistes mythiques de l’Aéropostale, animeront l’espace public. Elles seront, en quelque sorte, un accélérateur a l’intégration du quartier dans la ville. » Situé au Sud-Est, ce nouveau campus de 56 hectares sera la vitrine internationale des compétences aéronautiques et spatiales de la métropole toulousaine. Plus d’infos sur www.toulouse-metropole.fr et www.lamachine.fr
Les Mécaniques
Savantes a Liverpool 2008
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DOSSIER
Solidaires pour l’emploi
ENJEUX En premiere ligne face a la crise et a la dégradation du marché du travail, les collectivités se dotent de dispositifs locaux taillés sur mesure, tout en fédérant les compétences et les moyens en faveur de l’emploi.
« CHACUN A LE DEVOIR DE TRAVAILLER ET LE DROIT D’OBTENIR UN EMPLOI », peut-on lire dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. Mais c’est parce que ce principe s’avere trop souvent bafoué – pour cause de crise mais aussi de discriminations diverses a l’embauche – que les collectivités locales se mobilisent aux côtés de l’État en charge de cette lutte vitale. Ainsi, celles-ci ont décidé de mener une politique volontariste, débutée bien avant que l’État ne leur reconnaisse officiellement un rôle en la matiere, et la font aujourd’hui monter en puissance. Avec pres de 10 % de chômeurs, il y a urgence. Urgence a laquelle l’expertise des acteurs de terrain peut répondre. En effet, qui, mieux que ces derniers, connait les spécificités des bassins d’emploi ? Qui peut, par exemple, expliquer pourquoi le bassin toulousain, connu pour son dynamisme, affiche pourtant un taux de chômeurs égal a la moyenne nationale ? Comme le fait Thierry Cotelle, adjoint au maire et vice-président de la Commission développement économique et emploi a Toulouse Métropole : « Toulouse attire, mais les nouveaux arrivants s’installent souvent avec un seul emploi par couple, voire sans. Notre connaissance fine des problématiques locales – profil de population, mobilité, tissu économique – permet de décrypter de tels mécanismes et, surtout, de définir les outils a meme de produire de l’emploi a l’échelle du bassin. »
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DOSSIER Emploi
La Marmilie nous régale en conscience
OPTIMISER LES MOYENS Produire des emplois a l’échelle du bassin et permettre l’acces de toutes les catégories de populations a ces memes emplois… C’est le combat dans lequel se sont engagées la Ville de Toulouse et son intercommunalité. Leur méthode ? Avant tout, favoriser une politique partenariale réunissant tous les acteurs de l’emploi pour gagner en cohérence (lire page 16). Si elle promet d’etre un gage d’efficacité, cette démarche devrait aussi avoir le mérite d’aider les demandeurs d’emploi et les porteurs de projets a mieux se repérer dans le labyrinthe des multiples mesures destinées a combattre le chômage. La Ville et Toulouse Métropole s’impliquent aussi en devenant les premiers recruteurs des emplois d’avenir*, avec l’embauche de 300 jeunes sur les 1 000 prévus par l’État sur l’ensemble du territoire toulousain, dont 80 pour la Ville seule. Doté d’une obligation de formation sur la durée, ce dispositif – dernier en date a l’échelle nationale – devrait permettre aux candidats, devenus alors des professionnels qualifiés, de s’installer durablement dans l’emploi, voire de créer leur propre poste. Notamment dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, pour lequel la formation aux métiers de demain est un enjeu de taille, et que les collectivités du bassin toulousain ont identifié comme un des principaux leviers de croissance locaux (lire ci-contre).
A destination des jeunes de 16 a 25 ans, peu ou pas qualifiés, et jusqu’a 30 ans pour les personnes handicapées.
INITIATIVE Le dispositif Initiative régionale et locale d’investissement solidaire (Irlis) soutient les projets d’utilité collective. Entreprise solidaire, le restaurant associatif la Marmilie en a bénéficié.
Amoureusement mitonnés par Marjorie, légumes de saison et produits locaux ont la part belle a la Marmilie.
Irlis, du reve a la réalité Dispositif unique en France, Irlis soutient des porteurs de projets d’entreprise collective et solidaire, d’utilité sociale, et qui répondent a un besoin local. Il propose un accompagnement technique, ante et post création, avec possibilité d’obtenir un financement solidaire. Informations aupres de la Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA) de Midi-Pyrénées : 05 62 21 59 19
12 h 30, quartier des Sept-Deniers. « Velouté de lentilles au curry, salade de mâche et graines torréfiées agrémentée de quartiers de pomme, poulet au citron… » Alléchés par la carte du jour, les premiers clients poussent la porte du restaurant. La plupart ont déja réservé leur table comme Sandra et Marie-Luce, deux habituées : « Nous venons au moins une fois par semaine. Pour la fraîcheur des produits, la cuisine familiale et le rapport qualité/prix ! »
A quelques couverts de la, Jean-Philippe est déja attablé devant une appétissante assiette végétarienne : « Je travaille a côté. La Marmilie m’a tout de suite parlé car j’adhere aux notions de commerce équitable. Pour moi, c’est l’avenir ! J’aime aussi l’idée de manger des produits de saison et la convivialité du lieu. Un tel endroit est plutôt rare en milieu urbain. » Aux fourneaux : Marjorie et Julien. « Nous choisissons des produits locaux, ou au moins français, et labellisés, comme le poulet gascon ou les moules de Bouchots, et nous faisons tout “maison” », explique Marjorie en remplissant généreusement les assiettes de poulet au citron. « Nous travaillons aussi l’équilibre alimentaire en faisant la part belle aux légumes… sans oublier de rester gourmands ! C’est ainsi qu’on arrive a faire manger des légumes oubliés, comme les panais, a des clients plutôt attirés par les frites. Et on en est tres fiers ! », s’enthousiasme la cuisiniere.
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SOUTENIR L’EMPLOI LOCAL.
« L’objet de notre association : transmettre un savoir et un savoir-faire liés a l’alimentation, explique Julien en nettoyant la salade a pleines mains. On se renseigne sur les modes de fabrication des produits pour pouvoir raconter leur histoire aux clients, on partage les recettes… Et notre démarche est globale. Par exemple, on a acheté nos frigos d’occasion chez Envie, une entreprise d’insertion, on envisage de construire un four a pain et d’installer un potager pour etre plus autonomes et favoriser les énergies renouvelables. » « On soutient aussi l’emploi local en travaillant avec des torréfacteurs familiaux, le primeur et le caviste du quartier. Et tout ce qui peut favoriser le lien social est bienvenu, comme les apéros-concerts ou les expositions, renchérit Émilie, la troisieme comparse de la Marmilie, en désignant les toiles exposées au mur. L’idée est d’avoir des activités économiques suffisamment rentables, comme le restaurant et la partie traiteur, pour soutenir celles qui le sont moins mais s’averent socialement indispensables, ajoute-t-elle. En cela, Irlis nous a aidés a viabiliser notre projet. Notamment en nous offrant 70 heures d’accompagnement personnalisé. Notre aventure est tres motivante mais tres prenante. Comme nous avons peu de vacances, nous avons chargé nos clients de nous faire voyager par courrier interposé », sourit-elle en punaisant une carte postale derriere le bar.
« L’économie sociale et solidaire, une alternative crédible »
ENTRETIEN Antoine MAURICE, vice-président de Toulouse-Métropole, en charge de l’Économie sociale et solidaire (ESS)
Jean-Paul PLA, conseiller délégué a l’Économie sociale et solidaire (ESS) a Toulouse
En quoi l’économie sociale et solidaire (ESS) est-elle un levier de croissance ? Antoine Maurice : Ce secteur est une véritable alternative a l’économie classique. Il crée de l’emploi durable et non délocalisable et permet de revitaliser nos territoires en profondeur. Sur la métropole, on recense déja 3 000 structures – dont pres de 80 % sur la ville de Toulouse – qui emploient 36 000 personnes. Jean-Paul Pla : Ça n’est plus un secteur économique marginal, puisqu’il représente 13 % de l’emploi sur Toulouse. Il est aussi en plein essor avec un taux de croissance de 4 % l’an et des emplois qui résistent mieux a la crise.
Comment mise-t-on dessus localement ? A. M. : Nous avons engagé un diagnostic de terrain, mené en collaboration par les acteurs de l’ESS, les élus et les techniciens de Toulouse Métropole. Il a permis de formaliser 37 mesures pour 37 communes qui s’axent principalement sur l’organisation de l’ESS et l’aide a la création des initiatives économiques. J.-P. P. : Nous avons aussi élargi le dispositif Irlis (lire ci-contre) a la Métropole et sommes en train de créer un groupement d’employeurs solidaires pour aider les acteurs de l’ESS a accueillir les emplois d’avenir. Ses membres fondateurs* pourront mutualiser les postes recrutés, aller chercher des financements conjoints…
Justement, l’ESS est-elle une opportunité pour les candidats a ces memes emplois ? J.-P. P. : L’économie sociale et solidaire répond a des besoins sociétaux non couverts et souvent innovants. Elle a donc besoin de former ses salariés aux métiers de demain. Le volet formation prévu dans les emplois d’avenir va donner le temps de qualifier les jeunes arrivants, et leur offrira ainsi une chance de pérenniser leur emploi.
A. M. : Comme leur nom l’indique, les emplois d’avenir ont vocation a etre recrutés sur des filieres d’avenir. L’ESS, depuis toujours en avance sur son temps, l’est par nature. C’est aussi un secteur tourné vers l’utilité sociale et environnementale, soucieux de l’humain et qui saura donc accueillir au mieux ces jeunes peu qualifiés.
* Le groupement d’employeurs “Plus loin que le nécessaire” rassemble le Crepi, Etymôn, Fasolmi, Folies, La Maison du vélo, Ludimonde, le S.E.L. Cocagne et Via Brachy.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 15

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DOSSIER Emploi
Une plateforme pour l’emploi
SYNERGIES Depuis cet automne, Toulouse Métropole Emploi a pris ses quartiers a Jolimont. Créée par la communauté urbaine, cette nouvelle structure joue la carte du partenariat en fédérant les acteurs de l’emploi. Pour des actions plus lisibles, concertées et efficaces.
Fédérer les initiatives, les moyens et les compétences des acteurs de l’emploi, de l’insertion et de la formation. Telle est la vocation de Toulouse Métropole Emploi (TME). Ce n’est donc pas un hasard si cette structure, installée a Jolimont depuis cet automne, partage ses locaux avec d’autres spécialistes de l’emploi : la Mission locale, le Plan local pour l’insertion et l’emploi (Plie) (lire ci-contre), Midi-Pyrénées Active, le club d’entreprises affilié a la Fondation agir contre l’exclusion (Face)… Rassemblés pour mutualiser leurs savoirfaire et travailler en synergie, tous participent a l’animation de cette plateforme opérationnelle et multidisciplinaire. Pour en faire un espace de rencontres axé sur l’échange et le débat.
Issue de l’ancienne maison de l’emploi toulousaine, TME est dirigée par Ana Feldman. « Avec cette structure, dont le champ d’étude – et d’action ! – est le territoire métropolitain, nous possédons un outil a meme d’appréhender les diverses réalités économiques de l’agglomération. Marché du travail, besoins en emploi et en formation, profils des salariés… Notre analyse s’appuie sur le travail de différents observatoires du territoire et permet ainsi d’anticiper les mutations économiques, technologiques ou sociétales », explique-t-elle. Objectif : partager les informations recueillies avec l’ensemble des acteurs de l’emploi afin d’établir un diagnostic partenarial et de mener ensuite des actions concertées. « Cette démarche fédératrice nous rend plus efficaces et nous aide a donner les bonnes impulsions des l’origine des projets », explique la directrice de TME. Ainsi, la structure a pour ambition de travailler le plus en amont possible, notamment dans le cadre des grandes réalisations. Évoquer la question de l’emploi des la conception d’équipements d’envergure, par exemple les ZAC, permet en effet d’anticiper les postes qui feront l’objet de clauses sociales, de prendre en compte l’offre en terme d’embauche de proximité, et optimise ainsi la mobilisation en faveur de l’emploi.
16 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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Toulouse Métropole Emploi, au coeur des échanges.
BONNES PRATIQUES. Mobiliser : une méthode clé de TME. « Il faut convaincre les aménageurs, les entreprises et les commerçants de l’importance de leur rôle et, pour cela, nous devons comprendre leurs contraintes et leurs inquiétudes tout autant que celles des demandeurs d’emploi », explique Ana Feldman. Responsabiliser socialement les entreprises passe aussi par leur sensibilisation aux discriminations a l’embauche. « Aupres des recruteurs, mais aussi plus largement des branches professionnelles et également des élus », précise la directrice. Diagnostic, veille, accompagnement aux mutations économiques du territoire, développement de l’emploi local, lutte contre les discriminations sur le marché du travail… Les missions de TME visent cohérence et globalité. A l’image de la plateforme de Jolimont.
Toulouse Métropole Emploi 32, rue de la Caravelle - 05 31 47 17 33
Marie LACOSTE, co-directrice d’Avenir, Nouvelle Maison des chômeurs
ÉCLAIRAGE
« Nous privilégions l’action citoyenne »
« Les maisons des chômeurs sont des structures d’accueil et d’orientation. Nous recevons un public mixte : chômeurs mais aussi salariés, retraités, étudiants, etc. Certains cherchent un emploi, d’autres une réorientation professionnelle ou encore une activité pour compléter une retraite ou un budget insuffisants. Ils ont souvent eu affaire a des services publics engorgés ou ont besoin d’explications personnalisées pour s’y retrouver. Tous sont confrontés au manque de lisibilité du monde de l’emploi – beaucoup d’acteurs et de dispositifs – et ne savent pas ou commencer leurs démarches. Nous leur proposons un espace d’écoute et d’appui qui renforce l’offre des services publics. L’objectif commun est que chacun, arrivé ici avec ses problemes spécifiques, retrouve un emploi satisfaisant. Notre structure offre une alternative a l’institutionnel et au caritatif. En ce sens, nous privilégions l’action citoyenne. Nous tentons de lever les freins qui ralentissent le retour a l’emploi des chômeurs et qui fragilisent les populations en situation de précarité. Cela passe par plusieurs actions : organiser des ateliers collectifs, faciliter l’acces aux droits, aider a la rédaction de documents administratifs, accompagner a la création d’entreprise, mettre a disposition des acces Internet ou encore fournir une boîte postale pour les personnes sans domicile fixe… » Maison des chômeurs - 115, rue Bonnat 05 34 31 33 11 - www.maisondeschomeurs.org
Le Plie, un coup de pouce sur mesure
Initié par Toulouse Métropole et le Sicoval, financé a hauteur de 50 % par des fonds européens, le Plan local pour l’emploi (Plie) regroupe 28 conseillers au coeur des services publics comme Pôle emploi, les Missions locales, etc. Objectif : renforcer leur action avec une méthode et des moyens complémentaires, en confiant notamment moins de 70 demandeurs d’emploi a chaque référent. Cette disponibilité, ajoutée a un accompagnement mené sur la durée – jusqu’a 36 mois, dont 6 apres l’obtention d’un emploi –, a permis a 1 000 personnes de retrouver un emploi stable depuis 2007. Parmi elles, des personnes éloignées du monde du travail par leur faible qualification ou leur déficit d’expérience mais aussi des candidats dont la recherche était entravée par des difficultés périphériques. Absence de permis de conduire, handicap, probleme de santé, de logement, difficultés pour faire garder un enfant… Les freins sont multiples et le Plie s’attelle a trouver des solutions sur mesure, souvent innovantes, comme la mise en place d’une solution de garde en horaires décalés avec l’association l’Enfanfare.
Plie - 32, rue de la Caravelle - 05 81 91 74 46 www.toulouse-métropole.fr (avec le mot clé « Plie »)
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 17

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DOSSIER Emploi
Le pari d’une économie dynamique et responsable
ENGAGEMENTS SOLIDAIRES Les entreprises sont les locomotives de la création d’emplois. Les collectivités les accompagnent dans le développement de leurs activités et facilitent l’exercice de leur responsabilité sociale. Zoom sur deux actions phares : les pépinieres et les clauses d’insertion.
Pépinieres : faire pousser les initiatives
Les bonnes idées ne manquent pas. Les hommes et les femmes prets a tenter l’aventure de l’entreprenariat non plus. Mais a défaut d’accompagnement, seule une entreprise sur deux passe le cap des cinq années d’existence au niveau national. Pour limiter la casse et encourager les initiatives, tant techniques que sociales, Toulouse Métropole a installé dix pépinieres et hôtels d’entreprises sur son territoire. Gérées par la société d’économie mixte Semidias, celles-ci accueillent 20 a 30 lauréats sur plus de 70 candidatures examinées chaque année. « Avec pour mission de les faire grandir le plus vite possible pour les installer sur le territoire toulousain », précise Stéphane Douce, directeur de la Semidias. Pour les entreprises qui obtiennent leur ticket d’entrée, commence alors un séjour d’une durée moyenne de 2 ans et demi. Et leurs tout nouveaux « patrons » bénéficient de locaux a l’échelle de leur projet, de 12 a 200 m2, de services mutualisés et d’accompagnement. Ils se partagent ainsi des équipements (photocopieurs, relieurs…), un secrétariat (accueil personnalisé, gestion du courrier), des salles de réunion et des espaces de détente (cuisine, salon…) propres a rompre l’isolement qui menace souvent les jeunes créateurs. L’effet pépiniere permet aussi a ces derniers de valoriser leur activité en assurant leur présence sur les salons professionnels ou sur le site web commun. Ouvertes a tous les domaines d’activités, du service a la personne jusqu’aux biotechnologies, les pépinieres ont permis de générer plus de 1 600 emplois depuis leur création en 1986. En savoir plus : www.semidias.fr Pour candidater : stephane.douce@semidias.fr
Bordelongue : bienvenue aux talents des quartiers
Installée a Bordelongue depuis septembre, la toute derniere pépiniere du réseau accueille un Dispositif d’accompagnement renforcé économique (Dare). Initié par Toulouse Métropole, le Dare est cofinancé par l’Europe et vise a valoriser les jeunes entrepreneurs issus des quartiers populaires. Encouragés par ce dispositif spécifique, ceux-ci devraient rejoindre rapidement les premieres entreprises de la pépiniere dont l’activité couvre des domaines tres divers comme la garde d’enfants, l’e-commerce, l’aéronautique ou l’imagerie médicale. L’ambition du Dare ? Créer 100 entreprises et 170 emplois en 30 mois sur les quartiers de la Zone franche urbaine et du Grand Projet de Ville ainsi que sur le quartier des Izards et celui du Vivier Maçon, a Cugnaux. Dispositif d’accompagnement renforcé économique : 05 31 22 90 01 www.semidias.fr/pepiniere-bordelongue.html
Une façade résolument moderne pour la pépiniere d’entreprises de Bordelongue qui mise sur les jeunes des quartiers.
18 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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Clauses d’insertion : s’engager contre la fracture sociale
Depuis 2008, la Ville et Toulouse Métropole ont intégré des clauses sociales dans leurs principaux marchés publics (supérieurs a 500 000 euros dans le bâtiment et 100 000 euros dans les services). Les entreprises soumissionnaires de ces marchés s’engagent contractuellement a attribuer au moins 5 % des heures travaillées a des personnes confrontées a des difficultés d’insertion professionnelle (chômeurs de longue durée, travailleurs handicapés, jeunes sans qualification, allocataires de minima sociaux…) et a leur transmettre un savoir-faire. Faisant ainsi de la commande publique un moyen de promouvoir l’emploi sur leur territoire, les collectivités s’impliquent aussi aupres des entreprises pour faciliter la mise en oeuvre de ces clauses d’insertion. En déléguant des facilitateurs issus de TME ou du Crepi (lire Éclairage ci-dessous), elles évitent une surcharge de travail administratif aux recruteurs et offrent un accompagnement personnalisé a la personne employée. Ce qui aurait pu etre perçu comme une contrainte devient des lors une opportunité pour l’employeur et devrait inciter de nouveaux candidats a rejoindre les 122 entreprises engagées dans cette démarche qui contribue a réduire la fracture sociale.
Jean ARROUCAU, directeur du Crepi (Club Régional d’Entreprises Partenaires de l’Insertion)
ÉCLAIRAGE
« Conjuguer les mondes de l’entreprise et du social »
« Le Crepi regroupe 76 entreprises et associations solidaires engagées aux côtés des institutions locales dans l’insertion professionnelle. Partie prenante du monde de l’entreprise, nous sommes aussi des travailleurs sociaux et nos actions conjuguent systématiquement ces deux univers. Parmi ces dernieres, on peut citer les Ambassadeurs des métiers, qui permettent a un groupe de demandeurs d’emploi de découvrir la réalité d’un métier sur site, ou bien le Vélo sentimental, un restaurant en entreprise d’insertion via lequel nous avons généré directement neuf emplois. Nous sommes aussi prestataires des collectivités qui nous confient la gestion de leurs clauses d’insertion. Notre mission consiste alors a trouver une bonne place pour nos candidats tout en aidant les entreprises a faire le meilleur recrutement possible et en les épaulant sur le plan administratif. Mais si nous venons en appui pour les aider a remplir leurs obligations contractuelles, notre rôle consiste aussi a les convaincre de l’intéret d’une telle démarche. Car s’engager contre les discriminations, en féminisant son effectif ou en employant des travailleurs handicapés par exemple, promeut aussi l’image de l’entreprise. »
www.crepi.org/fr/haute-garonne-nos-actions.html
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 19

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A LA LOUPE
Une seconde vie pour les violettes PATRIMOINE VÉGÉTAL Les serres municipales abritent pres de 130 variétés de violettes. Une collection unique, remarquée par l’Institut Polytechnique de Toulouse. Pour mieux l’étudier, ce dernier a signé une convention avec la Ville. Objectif ? Découvrir de nouveaux usages industriels dans différents secteurs : parfumerie, confiserie, cosmétique…
C’est un trésor quasi insoupçonné. Boulevard de la Marne, les serres municipales abritent depuis plusieurs années un conservatoire de violettes unique en France, reconnu collection de référence par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées. On y trouve l’embleme de Toulouse, bien sur, mais aussi 130 de ses cousines germaines issues de la, famille des viola odorata. Elles
s’appellent Lavender Lady, Baby Blue, Crépuscule ou encore Comtesse de Shaftesbury, et viennent des quatre coins du monde, de la Californie a l’Australie en passant par le Japon. Si certaines sont aisément reconnaissables a leurs pétales d’un violet franc, d’autres surprennent avec leurs tons plus pâles, bleutés, voire carrément oranges ou jaunes. Abrités sous leur serre, les pieds de violettes profitent de l’hiver, leur saison de floraison, pour s’épanouir sous le regard attentif de Nicole Arseguet. « Ce sont des plantes tres capricieuses, explique cet agent de la Ville de Toulouse chargée du conservatoire. Elles exigent une attention quasi quotidienne, car elles sont sujettes a de nombreuses maladies. » Une tâche d’autant plus minutieuse qu’il n’existe qu’une seule façon de conserver ces plantes stériles : réaliser de nouvelles boutures. Mille pieds de violettes de Toulouse sont ainsi cultivés chaque année aux serres municipales. D’abord exposés a la Fete de la violette, en février, ils sont ensuite replantés dans les jardins de la Ville.
20 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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Pres de 130 variétés de violettes s’épanouissent a l’abri des serres municipales.
BONBONS, SAVONS ET INFUSIONS… Mais depuis quelques semaines, les violettes sont aussi utilisées a de toutes autres fins. Peu connues de la communauté scientifique, elles font l’objet d’une étude menée par le laboratoire de recherche de l’Institut National Polytechnique de Toulouse. Le 24 novembre dernier, le conseil municipal a adopté une convention de collaboration avec cette école, a titre gratuit, portant sur l’analyse des effluves odorants des 130 especes de violettes conservées aux serres municipales. Le but ? Étudier la possibilité de les différencier a partir de leurs empreintes olfactives et, peut-etre, découvrir de nouveaux usages susceptibles d’intéresser les industriels qui utilisent la violette pour la création de parfums, de produits cosmétiques ou encore la confection de bonbons, thés et autres chocolats. « Il s’agit d’un partenariat gagnant-gagnant entre la mairie et l’INP : nous leur pretons le matériel vivant et ils nous apportent leurs analyses scientifiques », explique Michele Bleuse, conseillere municipale chargée de la Biodiversité et des Espaces verts. Pour elle, si la Ville se doit d’etre au service de la science et de la recherche, cette convention offre aussi l’occasion de valoriser son patrimoine vivant local. « C’est une excellente opportunité pour dépoussiérer l’image de la violette. Et si les résultats s’averent probants, ce sera meme une grande fierté pour la Ville », conclut l’élue qui souhaite, ainsi, donner une seconde vie aux violettes.
Thierry TALOU, ingénieur de recherche au laboratoire de chimie agro-industriel de l’INP-ENSIACET
ENTRETIEN
Vers de nouveaux débouchés économiques ? Pourquoi avoir signé une convention avec la mairie ? Depuis plusieurs années, nous menons des travaux sur les odeurs émises par les plantes. De son côté, la mairie de Toulouse abrite et gere le conservatoire national de la violette qui recense 130 variétés. Nous souhaitions donc avoir acces a cette ressource végétale afin d’analyser les effluves des fleurs, définir leurs empreintes olfactives et vérifier que notre technique permet de différencier les variétés de violettes.
Quel est l’objectif de cette étude ? Il s’agit en premier lieu d’une étude de faisabilité qui se tiendra jusqu’en mars. Mais l’idée est surtout de poursuivre ces travaux afin d’identifier les spécificités de notre violette de Toulouse. Et ainsi, peutetre, trouver des débouchés économiques en identifiant des molécules qui pourraient intéresser des industriels de la région.
Concretement, comment se matérialisent vos travaux ? Les serres municipales nous fournissent des échantillons de violettes que nous rapatrions dans notre laboratoire. Au moment de l’analyser, nous plaçons notre pied de violette sous une cloche en verre équipée d’une seringue (voir photo ci-dessus). Cette derniere, munie d’une fibre absorbante, récupere les molécules odorantes qui circulent dans l’atmosphere interne.
La violette présente quel intéret pour un chercheur ? Son utilisation est singuliere. Contrairement a ce que l’on pourrait croire, quand on fabrique un bonbon ou du chocolat a la violette, on se sert d’une molécule chimique de substitution que l’on trouve dans d’autres plantes. Utiliser l’extrait naturel de violette couterait beaucoup trop cher, compte tenu du peu de fleurs produites par pied de violette. C’est moins folklorique, mais plus rentable ! Par ailleurs, on se sert beaucoup de la violette en parfumerie, mais pour ses feuilles et non pour ses fleurs.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 21

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A LA LOUPE
765 millions d’euros au service des Toulousains
BUDGET Toulouse ne cede pas a l’austérité. Au contraire, la Ville maintient le cap en engageant cette année 180 millions d’investissements. Maîtrise des dépenses de fonctionnement et soutien a l’investissement. En dépit du contexte économique critique, Toulouse confirme ses ambitions : agir pour la construction d’une ville attractive, durable et, avant tout, plus solidaire (premier poste du budget 2013). Les dépenses d’investissement atteindront ainsi 180 millions d’euros cette année, en hausse de 15 % par rapport a 2012. L’accent sera notamment porté sur l’éducation, la petite enfance, le développement social, les transports, l’amélioration du cadre de vie ou l’écologie. Autant d’efforts équilibrés grâce a la croissance des recettes de fonctionnement (615,3 millions d’euros) et d’investissement (40 millions). Mais aussi, et surtout, grâce a la maîtrise continue des dépenses de fonctionnement. Estimées a 585 millions d’euros, elles n’évolueront que de 2,9 % cette année. Leur répartition reste par ailleurs stable, avec une nette prépondérance des dépenses de personnel (a 57 %). Le budget primitif 2013, adopté par le conseil municipal en décembre dernier, s’établit donc au total a 765 millions d’euros. Forte de sa capacité d’épargne (en hausse de 10 %), la Ville de Toulouse inscrit son emprunt d’équilibre a 109,5 millions d’euros. Mais en fonction des résultats de l’exercice 2012, une partie limitée de cette somme devrait donner lieu a un recours effectif a l’emprunt.
30,7 MILLIONS D’EUROS C’est la prévision d’épargne de Toulouse en 2013. Soit l’une des épargnes nettes les plus élevées des grandes villes françaises. Sur un an, elle est en amélioration de pres de 2,5 millions d’euros, soit 10 %, de mieux qu’en 2012. Pour rappel, en 2010, le niveau moyen d’épargne nette était de 73 euros par habitant pour les communes de plus de 300 000 habitants, contre 129 euros par Toulousain*.Le budget 2013 confirme ainsi la capacité d’autofinancement de la Ville de Toulouse. * Source : Direction générale des collectivités locales.
BUDGET 180 MILLIONS D’EUROS D’INVESTISSEMENT + 15%
Pas d’augmentation d’impôts en 2013
Toulouse est la grande ville française qui affiche le plus faible taux de taxe d’habitation (15,9 %, contre 21 % en moyenne pour les autres métropoles, hors Paris). Le recours tres limité au levier fiscal, stratégie initiée depuis le début de la mandature de Pierre Cohen, sera poursuivie cette année puisque aucune croissance des taux d’imposition n’est prévue. « Les seules évolutions seront liées a l’augmentation des bases fixée par le législateur, autrement dit une revalorisation qui devrait etre calquée sur l’augmentation du cout de la vie », confirme le maire de Toulouse. Une hausse estimée a 1,8 % dans le projet de loi de finances.
22 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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Les priorités 2013
POINTS FORTS Éducation, petite enfance, lutte contre l’exclusion, culture, tranquillité, citoyenneté, environnement… En 2013, Toulouse poursuit ses engagements. Sur la voie d’une ville solidaire, créative, durable.
Ville solidaire Priorité du budget 2013, avec quelque 318 millions d’euros de dépenses de fonctionnement et d’investissement programmés, la politique de solidarité de la Ville bénéficiera de nouveau a tous les Toulousains. Aux plus jeunes, avec la finalisation du plan exceptionnel de remise a niveau des bâtiments scolaires (20 millions d’euros inscrits en 2013), mais également l’ouverture et le lancement de nouveaux équipements scolaires. Le groupe Lucie-Aubrac a ouvert ses portes en janvier, ceux de Reynerie, Borderouge-Nord, Daste seront initiés dans l’année. 221 places de creches supplémentaires seront par ailleurs créées pour atteindre l’objectif de 1 200 nouvelles places en 2014, soit un investissement de 15,3 millions d’euros programmés en plus des 9,3 millions de subventions accordées aux creches associatives. A ce titre, plusieurs centres multi-accueils ouvriront leurs portes au cours des prochains mois a Montaudran, Bourrassol, Rangueil… Autres priorités en faveur du renforcement du lien social : la lutte contre toutes les formes d’exclusion, l’insertion des seniors dans la ville, ou encore l’accompagnement des personnes en situation de handicap. Ville sportive, Toulouse continuera bien sur a soutenir les clubs (6,6 millions d’euros de subventions), tandis que les travaux de rénovation du stadium, en vue de l’Euro 2016, mais aussi du stade Arnauné, débuteront cette année.
318 MILLIONS D’EUROS TOULOUSE SOLIDAIRE 40%
Ville créative Second poste budgétaire de la Ville, la culture bénéficiera en 2013 d’une enveloppe de 164 millions d’euros, dont 27,6 millions dédiés a la création de nouveaux équipements. L’ambition de diversifier et de mieux répartir l’offre culturelle sur l’ensemble du territoire se poursuivra cette année avec le lancement des actions artistiques de la Maison de l’image, incarnation de la nouvelle identité du Mirail. L’ouverture de la salle des musiques actuelles Metronum, a Borderouge, concrétisera également les engagements de la municipalité, a l’instar du développement des partenariats en faveur de la vulgarisation de la culture scientifique et technique, notamment autour de l’opération du Quai des savoirs.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 23

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A LA LOUPE
TOULOUSE CRÉATIVE
164 MILLIONS D’EUROS 23%
La Ville affirme son soutien aux acteurs culturels locaux. En subventionnant de nombreuses associations (6,1 millions d’euros inscrits en 2013). En proposant une programmation culturelle riche et variée. Ou encore en soutenant des actions de valorisation et de conservation du patrimoine (parmi lesquelles la restauration de l’ensemble conventuel des Jacobins). Le développement des pratiques culturelles se poursuivra. Les Passeports pour l’Art (parcours culturels gratuits pour les écoliers), seront notamment généralisés a partir de la rentrée 2013 a tous les éleves des écoles maternelles et élémentaires de la Ville, c’est-a-dire a 20 000 enfants.
TOULOUSE DURABLE 118 MILLIONS D’EUROS
Ville durable
Les espaces verts, l’éclairage public, les déplacements, la citoyenneté… autant de leviers contribuant a la qualité de vie des Toulousains. Ils mobiliseront cette année 118 millions d’euros, soit 15 % des dépenses de la Ville. Au registre des nouveautés en matiere de tranquillité et de sécurité publiques, la mise en place de 120 boîtiers électroniques permettra la dématérialisation progressive des proces verbaux de stationnement. Les actions de l’Office de la tranquillité seront par ailleurs renforcées pour mieux réguler la vie nocturne. La promotion de la citoyenneté et des services publics de proximité sera également poursuivie avec la création de trois nouvelles Maisons de la citoyenneté. La préservation et la valorisation de l’environnement resteront au coeur de l’action, avec la création des deux jardins des ZAC Niel et des Ponts-Jumeaux, la poursuite de la « dépollution lumineuse » (2 500 appareils seront remplacés), ou la programmation de travaux sur les digues de la Garonne. La dématérialisation des procédures administratives est également un signal fort en faveur de l’environnement. La politique volontariste de la municipalité pour améliorer le partage de l’espace public sera enfin renforcée. L’extension du dispositif VélôToulouse (augmentation du nombre de stations) est ainsi envisagée.
24 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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Alors on danse ?
cultures.toulouse.fr
Site de rencontres culturelles
L'agenda de vos sorties,
L'actualité en image, en vidéo et en musique.
Les lieux et ateliers culturels dans vos quartiers,
Des coulisses, interviews et rencontres,
Les projets, les nouveaux équipements.
La culture boige a Toulouse et ça se voit !

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GRANDS PROJETS
Bordeblanche, un nouveau quartier a vivre
URBANISME Fruit d’une réflexion globale sur l’aménagement urbain, Bordeblanche va constituer un nouveau « morceau de ville ». Créant un trait d’union entre les quartiers de Lardenne et des Pradettes.
Difficile d’imaginer que , d’ici 2020, les 10 hectares de friche situés entre les quartiers des Pradettes et de Lardenne deviendront un nouveau lieu de vie. « Ce site a un fort potentiel, mais il était prévu de n’y construire que des barres monolithiques de logement collectif, explique Maryse Jardin- Ladam, élue du secteur Pradettes - Lardenne - Basso Cambo. Nous l’avons donc entierement repensé afin de le rendre plus cohérent et centré sur la qualité de vie des habitants. » Objectif ? Faire de Bordeblanche un quartier a part entiere, avec des logements pour tous, des équipements publics structurants et de nombreux espaces verts.
DEUX ANS DE CONCERTATION. Pour ce faire, la Ville a d’abord acquis cinq hectares de terrains appartenant a la Dépeche du Midi. Elle a ensuite missionné l’agence d’urbanisme toulousaine Turbines pour établir un diagnostic du site et fixer les grandes orientations du projet urbain, incluant les cinq hectares privés aménagés par Icade, Patrimoine Languedocienne et Vinci. Afin d’y associer pleinement la population, la mairie a également mis en place un important dispositif de concertation des 2010. « Au début, le projet suscitait beaucoup d’inquiétudes, mais nous avons pris le temps d’écouter les habitants et tenu compte de leurs réflexions, comme la mise en place de liaisons douces entre la place des Pradettes et Lardenne, ou la création de places supplémentaires de stationnement », explique Maryse Jardin-Ladam.
26 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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Les premieres esquisses de Bordeblanche valorisent les espaces publics et les zones vertes.
MODES DOUX. En 2011, Toulouse Métropole et la Ville missionnent alors l’agence d’urbanisme COT pour dessiner le projet de Bordeblanche. Présenté a la population en octobre dernier, il prévoit la création d’un millier de logements – la moitié réalisée par Oppidéa pour la Ville, le reste par des opérateurs immobiliers – au milieu desquels sera aménagé un grand jardin central de 3 800 m2. Afin d’etre a la fois respectueux de l’environnement et accueillant, le site sera également ponctué de nombreux espaces verts, d’itinéraires piétons et cyclables ainsi que d’un fil d’eau en écho au canal Saint-Martory situé a proximité. La desserte du quartier en bus sera par ailleurs améliorée avec un renforcement des fréquences des lignes 67, 8 et 14, complété par la mise en service d’une nouvelle ligne. Enfin, point d’orgue du projet, pas moins de 1 500 m2 d’équipements publics seront créés avec l’implantation d’une creche de 40 places, un centre d’animation avec un local jeunes et un city-stade. « Je suis tres fiere de cette proposition, car notre souci majeur est justement de créer de la vie sociale », ajoute l’élue. Des 2013, les travaux porteront en premier lieu sur ces équipements publics avec l’arrivée de l’espace petite enfance prévue d’ici septembre 2014, puis du centre d’animation en octobre.
Erwan MARIN, urbaniste a l’agence COT, en charge du projet d’aménagement de Bordeblanche
ENTRETIEN
Quelles sont les grandes lignes de votre projet ? Nous avons étudié la configuration des deux bâtiments qui délimitent aujourd’hui le terrain : la Dépeche du Midi et l’ancien tri postal. Au lieu de les cacher, nous avons pris le parti de les mettre en relation a l’aide d’un espace public central. De la, nous avons décidé de positionner les résidences les plus hautes (quatre ou cinq étages maximum) autour de cette place. Ensuite, afin de préserver les quartiers environnants, nous avons travaillé sur des transitions douces a base de constructions plus basses et de zones apaisées composées d’espaces verts.
Quels en sont les objectifs ? L’idée est de proposer un paysage urbain varié afin de créer de la diversité, tant architecturale que sociale et générationnelle. L’objectif étant de faire cohabiter des seniors avec des familles et des personnes relevant du logement social. Ce quartier étant a mi-chemin entre pavillonnaire ancien (côté Lardenne) et collectif des années 80 (côté Pradettes), notre ambition est de créer un lien entre ces deux quartiers. Le tout en aménageant de nouveaux lieux de vie, notamment grâce aux équipements publics.
Qu’est-ce qui vous a plu dans la conception de ce quartier ? Tout d’abord, participer a une expérience assez novatrice en matiere de concertation. Il y a eu beaucoup de réunions pendant deux ans et les habitants ont réellement pu nous apporter leurs idées, leur vision. Autre aspect intéressant, ce projet souleve de nombreux défis. Certains émanent de la concertation, comme la création de circulations douces. D’autres sont d’ordre technique, liés au site, comme la façade arriere de la Dépeche que l’on a proposé d’habiller de bois, par exemple.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 27

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APPEL A CANDIDATURE
Les étapes de l’appel a projets a la Cartoucherie
Information La communauté urbaine Toulouse Métropole a missionné la SA des Chalets pour assurer la coordination de ce programme. La Ville de Toulouse a réservé un ilôt de 90 logements.
Candidature Vous pouvez poser votre candidature de façon individuelle. Vous avez également la possibilité de rejoindre des groupes d’habitants existants.
Accompagnement L’association Actions, Études et Recherches sur l’Architecture, l’Habitat et la Ville (AERA) est chargée d’accompagner les candidats pour les aider a définir la configuration des logements et des espaces communs. www.aera.over-blog.com aera-com@cmaville.org - 05 61 21 61 19
Montage Les modalités de mise au point architecturale, technique, juridique et financiere seront ensuite définies avec les maîtres d’oeuvre en charge du projet.
3 réunions publiques pour s’informer* Elles permettront de préciser le projet d’habitat participatif et d’engager les échanges avec les candidats. • Mardi 19 février 2013 a 20 h 30, salle Duranti 6, rue du Lieutenant-Colonel-Pélissier • Mardi 5 mars 2013 a 20 h 30, salle du Sénéchal 17, rue de Rémusat • Jeudi 21 mars 2013 a 18 h 30, a l’ICAM 75, avenue de Grande-Bretagne
www.toulouse.fr - www.oppidea.fr
www.toulouse-metropole.fr
www.groupedeschalets.com
* sous réserve de modification
Habiter autrement a la Cartoucherie
Le nouveau quartier de la Cartoucherie, bien desservi par les transports (tram, bus), sera entierement cyclable (26 km de pistes piétons-cycles). Il offrira, sur 33 hectares, logements, commerces, activités tertiaires, espaces naturels et équipements publics (mairie annexe, groupe scolaire…).
UN APPEL A CANDIDATURE est lancé pour développer l’habitat participatif en accession a la propriété, ouvert aux familles et au plus grand nombre, sur l’écoquartier de la Cartoucherie.
QU’EST-CE QUE L’HABITAT PARTICIPATIF ?
Les futurs habitants s’organisent collectivement pour concevoir, faire réaliser et gérer leur espace de vie. Leur objectif commun : habiter autrement pour mieux vivre ensemble, en adaptant l’habitat a leurs attentes et a leurs valeurs. En plaçant l’habitant au centre des projets, l’habitat participatif est porteur d’innovations. Il offre une large palette de possibilités : social ou libre, en locatif, en location-coopérative ou en accession a la propriété. Il est accessible a tous les niveaux de revenus jusqu’aux ressources inférieures au plafond HLM (PLUS).
UNE AUTRE FAÇON DE CONSTRUIRE ET D’HABITER • plus de convivialité, de solidarité et de respect mutuel • de nouveaux concepts de logements avec des espaces mutualisés • un cout de revient du logement maîtrisé • une meilleure intégration dans le quartier • une transition énergétique vers des modes de vie plus durables
UNE OFFRE DIVERSIFIÉE Toulouse Métropole a inscrit l’habitat participatif comme action spécifique du Programme Local de l’Habitat (PLH) 2010-2015 pour encourager les initiatives citoyennes et les projets innovants. Contrairement a la plupart des collectivités françaises qui ont opté pour des réponses ponctuelles, la communauté urbaine a engagé simultanément plusieurs expérimentations. En plus de Vidailhan a Balma, une offre tres large va etre créée dans différents quartiers de Toulouse : Bellefontaine, Cartoucherie, La Salade, …
« Il s’agit d’inventer des nouvelles façons de vivre ensemble » Régis Godec, adjoint au maire en charge des Écoquartiers

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INTERACTIVE
30 > 33 On en parle Inondations : prévenir les risques
34 > 37
C’est votre histoire Solidarité avec les sans-abri
www.toulouse.fr Plus de photos, d’interviews ou d’articles
DÉPLACEMENTS VélôToulouse a 20 euros pour les seniors
A bicyclette… toute l’année pour 20 euros. On se sent déja pousser des ailes ! VélôToulouse prend un sacré coup de jeune, particulierement pour les plus de 65 ans. L’abonnement annuel était déja passé de 25 a 20 euros pour les détenteurs de la carte Pastel. La meme ristourne s’applique désormais a la carte Senior. Le portefeuille s’allege… pas seulement au sens figuré, puisque l’usager n’a plus qu’a dégainer une seule et meme carte (Pastel ou Senior) pour bénéficier du service. Pour rappel, VélôToulouse permet de louer une bicyclette 24 h/24, 7 j/7. Il suffit de choisir sa monture dans l’une des 253 stations automatiques, de se déplacer et de la reposer a la station la plus proche de son point d’arrivée. Informations et carte des stations : www.velo.toulouse.fr
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 29

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ON EN PARLE
Si la Garonne sortait de son lit
SÉCURITÉ Capricieuse Garonne. L’histoire contemporaine regorge de ses soubresauts aux allures parfois dramatiques. Pour faire face au risque d’inondation, la Ville a organisé l’automne dernier un exercice de simulation de crue. Reportage.
Branle bas de combat dans les couloirs de la Direction de la sécurité civile et des risques majeurs (DSCRM). Ce jeudi 22 novembre, au petit matin, la Garonne est sortie de son lit. Des 9 h, la DSCRM adresse un bulletin « État de vigilance » aux services municipaux et intercommunaux : « La Garonne a atteint 1,40 m au Pont-Neuf (…) Le Service de prévision des crues nous informe qu’elle sera en constante augmentation (…) Il faut se préparer au stade de pré-alerte. » La crue menace… Pas de panique, ce scénario catastrophe n’était qu’une simulation. Organisé par la Ville, cet exercice a permis de tester les dispositifs de sécurité et la coordination des services en cas d’inondation. Une sorte de jeu de rôle grandeur nature adressé aux agents municipaux, dont la consigne aurait pu etre : « Imaginez que la Garonne déborde… Protégez la population. » De quoi vérifier le bon déroulement des opérations en cas de crue… et l’améliorer si nécessaire.
CELLULE DE CRISE. Un jeu de rôle pris avec le plus grand sérieux. Sitôt lancé le bulletin « État de vigilance », le Plan inondation communal (lire ci-contre) est déclenché avec mise en place d’une cellule d’appel. Objectif : avertir la centaine d’établissements publics et entreprises situés sur les bords du fleuve. Et les particuliers ? « Pas question de les affoler tant que l’on n’évacue pas », explique Ghislaine Magne, directrice de la DSCRM. Les premieres mesures s’appliquent : fermeture de la passerelle Viguerie et du bateau restaurant de la Daurade, alerte des sans-abri en bordure de Garonne. 9 h 30, le fleuve atteint 1,50 m. « Ça grimpe, ça grimpe tres fort », commente une ingénieure. La Garonne progresse au rythme de 10 cm toutes les 20 minutes. Les 2,30 m devraient etre atteints vers midi ! Une cellule de crise des services urbains de Toulouse Métropole se met en place : 39 agents sur le pied de guerre. Leur rôle ? « Ils devront installer des pompes et des barrieres, fermer les portes étanches et les vannes », explique Alain Vaysse, responsable de la cellule. 11 h : 2 m relevés au Pont-Neuf. Déclenchement de la pré-alerte. « Nous interdisons l’acces au Casino sur l’île du Ramier. » Quarante minutes plus tard, l’équipe d’astreinte communautaire procede aux fermetures des portes étanches de la Garonnette, de Viguerie et du Bazacle.
FERMER LES VANNES, INSTALLER LES POMPES… Midi. La Garonne a atteint 2,30 m, l’alerte est déclenchée. Le Poste de commandement communal (PCC) prend ses quartiers au Capitole. Autour d’une grande table ovale, des agents municipaux multiplient les coups de fil. Pas de place pour la moindre improvisation. L’île du Ramier et Ginestous passent en seuil critique. Il faut tout prévoir, tout envisager : le transport pour d’éventuelles évacuations, l’hébergement et de la nourriture d’urgence. Parfois meme, des interpretes ! Aux alentours de 15 h, le niveau de l’eau dépasse déja les 3 m.
30 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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Alerté, le personnel des Voies navigables de France installe ses batardeaux a l’écluse Saint-Pierre (lire aussi Éclairage page 33). En aval, les services urbains procedent a la fermeture d’ouvrages et a l’installation de pompes. « Nous comptons 64 ouvrages sur la ville comprenant des vannes d’obturation des réseaux pluviaux aux exutoires en Garonne. 35 sont gérés par nous et 29 par le concessionnaire du réseau d’assainissement, Véolia », explique Francis Dausseing, ingénieur a Toulouse Métropole. Pour plus de sécurité, des travaux de doublement des vannes sur certains ouvrages sont en cours de réalisation. 20 h : la Garonne atteint désormais les 4,60 m. Fin de l’exercice. « La simulation aura permis de tester la mise en oeuvre du Plan inondation communal, conclut Ghislaine Magne. Dans les semaines qui suivent, nous analyserons en détail nos actions afin d’améliorer le dispositif. »
En savoir plus sur le risque d’inondation a Toulouse : www.toulouse-inondation.org
UN PLAN INONDATION COMMUNAL POUR FAIRE FACE Outil opérationnel du maire, le Plan inondation communal (PIC) détaille étape par étape les actions a mettre en oeuvre en fonction des prévisions de la montée des eaux de la Garonne, sur la base des plus hautes eaux connues (crue de 1875). Établi a l’avance et mis a jour continuellement, ce Plan coordonne les missions des services réunis au Poste de commandement communal (PCC). Toutes les actions sont répercutées dans une main-courante pour s’assurer de sa bonne exécution.
Réginald SARRALDE, chef de l’unité prévention des risques a la Direction départementale des territoires (DDT) ÉCLAIRAGE
« Identifier les zones de risques » « Notre direction agit essentiellement en amont sur les risques d’inondations. Car, a Toulouse, il faut etre conscient de ce facteur naturel. Ainsi, sous l’autorité du préfet, durant pres de dix ans, les services ont élaboré le Plan de prévention du risque inondation (PPRI) de la ville de Toulouse : des études techniques, en collaboration avec les services municipaux, et une réflexion au regard des projets de constructions futures. Depuis 2011, ce PPRI réglemente l’urbanisme en zones de risque, s’impose a tous les documents d’urbanisme et définit les zones inondables, y compris celles protégées par des digues. Ces digues de 15,9 km, dont notre direction a la gestion pour 79 %*, font aujourd’hui l’objet d’une rénovation cofinancée par l’État et la Ville avant rétrocession de certains secteurs a cette derniere. Enfin, au moment d’une crise, la DDT élabore des outils pour la gérer, prépare les procédures et assiste le préfet dans sa gestion. »
* 17 % a la Ville et 4 % d’autres gestionnaires. Apres travaux, la répartition sera la suivante : État 53 %, Ville 43 %, autres 4 %.
Priorité absolue : protéger la population. En cas d’inondation, une des premieres actions consiste a fermer les portes étanches. Ici, a Viguerie (Quai de l’Exil Républicain Espagnol).
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 31

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ON EN PARLE
Robert MARCONIS, géographe professeur des universités, auteur avec Santiago Mendieta de l’ouvrage« Le Bazacle, les noces de Toulouse et de la Garonne », éditions Privat
ENTRETIEN
La menace des crues, élément majeur de l’urbanisation
Depuis quand établit-on un historique
des crues a Toulouse ?
Depuis l’Antiquité, par le biais de multiples témoignages et chroniques. Mais la grande crue historique est celle du 23 juin 1875. Avec une hauteur d’eau estimée a 8,32 m, elle a détruit 1 140 maisons, tous les ponts sauf le Pont-Neuf, et provoqué la mort de 209 personnes. La derniere crue majeure date du 2 février 1952 ou l’on procéda a l’évacuation des habitants de Saint-Cyprien. Gamin, je me souviens avoir passé la nuit rive droite. L’eau affleurait au sommet de la porte du port Viguerie.
Comment la ville a-t-elle cherché a se protéger ? Au XVIIIe siecle, une digue avait été construite entre le Pont-Neuf et le Fer-a-Cheval. Mais en 1875, la rive gauche a été envahie en amont, a hauteur de la Croix-de-Pierre. Le Pont-Neuf ayant aussi fait barrage, l’ingénieur du département, monsieur Pendaries, préconisa en 1917 de le démolir et de détourner une partie des eaux dans un canal, entraînant en cela la destruction de l’Hôtel-Dieu. Cela suscita de vives contestations des « Toulousains de Toulouse », société créée en 1904 pour préserver le patrimoine.
Rien d’important ne fut entrepris. Seule la rive droite restait a l’abri, grâce a son altitude plus élevée, a l’exception de Saint-Michel et des Sept-Deniers.
Des digues ont cependant été érigées ? Apres 1952, on a construit de grandes digues en béton : en amont, le long de l’avenue de Muret, a Empalot, et en aval du Bazacle. Subsiste cependant un point faible : l’île du Ramier.
Les crues ont-elles influencé l’organisation urbaine ? La menace des crues a joué un rôle majeur dans la configuration de la ville. Autrefois rurale, la rive gauche véhiculait une image négative avec ses mauvais garçons et ses activités éloignées de la ville du fait de leurs nuisances : hôpitaux, abattoirs… Elle ne s’est urbanisée que dans les années 1960, enfin protégée par les digues, avec la construction des grands ensembles de logements sociaux et du Mirail. Quant a l’île du Ramier, hormis la cité U sur pilotis, elle n’accueille que des activités temporaires (sport, foire…). Aujourd’hui, quel rapport entretient Toulouse avec son fleuve ? La hantise des crues a conduit Toulouse a lui tourner le dos. Désormais a l’abri, elle peut se réconcilier avec la Garonne, se réapproprier ses berges. Un grand défi pour les urbanistes !
QUE FAIRE EN CAS D’URGENCE ? • Écoutez la radio (France Bleu Toulouse sur le 90.5) • Préparez un sac d’effets personnels (papiers d’identité, médicaments, etc.) • Respectez les consignes de la commune et des services de secours • Reportez-vous au livret « S’informer sur les risques majeurs, savoir réagir en cas d’urgence » (disponible en mairie) • Connectez-vous sur www.toulouse.fr et consultez le Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM)
32 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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André MARCQ, responsable subdivision 31 a Voies navigables de France (VNF)
ÉCLAIRAGE « Des batardeaux pour préserver l’écluse Saint-Pierre » « En plus de la gestion du canal, nous sommes également propriétaires des écluses. En 2000, la Ville nous a sollicités car l’écluse Saint-Pierre était identifiée comme un maillon faible en cas de forte crue. Comme nous ne pouvions toucher a l’architecture du site inscrit a l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, nous avons imaginé et conçu des barrages amovibles, appelés batardeaux, afin d’augmenter la hauteur de protection. La Ville a pris en charge les travaux de ces 32 éléments préfabriqués en aluminium d’une hauteur de 1,5 m chacun soutenus par quatorze piliers capables de supporter la charge hydraulique. Il nous faut environ deux heures pour installer ce mur de batardeaux, d’une hauteur totale de 10,5 m, temps de rassemblement du matériel, déplacement et montage compris. Chaque année, nous procédons a une alerte sur ce site. 24 h sur 24 h, six a huit agents sont mobilisables pour intervenir. Ce systeme, nous n’aurions pas pu l’imaginer en temps de crue.»
Mise en place des batardeaux a l’écluse Saint-Pierre.
Didier NARBAIS, ingénieur responsable de l’unité vigilance et prévision des crues a la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL)
ÉCLAIRAGE
« Une vigilance accrue »
« Par notre double mission de vigilance et de prévision, nous fournissons une aide a la décision aux responsables de la gestion des crises d’inondations. La vigilance consiste a qualifier un état de risque de crue pour les prochaines 24 h, en se basant sur un dispositif de couleurs : jaune pour les premiers débordements, orange pour des débordements importants et rouge pour les crues rares et exceptionnelles. Le choix d’une couleur est issu du croisement de deux parametres : l’intensité prévisible de la crue et ses conséquences potentielles sur le terrain. Nous transmettons ces informations au Service d’hydrométéorologie et d’appui a la prévision des inondations (SCHAPI) qui se charge de publier deux cartes par jour*. Pour les prévisions, les relevés permanents de pluviométrie et de la hauteur d’eau de nos 138 stations de la Garonne, du Tarn et du Lot, nous permettent d’établir des modeles qui serviront a établir des prévisions des le niveau jaune. La vigilance et la prévision a courte échéance permettent aux pouvoirs publics de s’organiser au mieux pour gérer une crue. »
* carte nationale de vigilance crues sur www.vigicrues.gouv.fr
André MARCQ, responsable subdivision 31 a Voies navigables de France (VNF)
ÉCLAIRAGE
« Des batardeaux pour préserver l’écluse Saint-Pierre »
« En plus de la gestion du canal, nous sommes également propriétaires des écluses. En 2000, la Ville nous a sollicités car l’écluse Saint-Pierre était identifiée comme un maillon faible en cas de forte crue. Comme nous ne pouvions toucher a l’architecture du site inscrit a l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, nous avons imaginé et conçu des barrages amovibles, appelés batardeaux, afin d’augmenter la hauteur de protection. La Ville a pris en charge les travaux de ces 32 éléments préfabriqués en aluminium d’une hauteur de 1,5 m chacun soutenus par quatorze piliers capables de supporter la charge hydraulique. Il nous faut environ deux heures pour installer ce mur de batardeaux, d’une hauteur totale de 10,5 m, temps de rassemblement du matériel, déplacement et montage compris. Chaque année, nous procédons a une alerte sur ce site. 24 h sur 24 h, six a huit agents sont mobilisables pour intervenir. Ce systeme, nous n’aurions pas pu l’imaginer en temps de crue.»

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C’EST VOTRE HISTOIRE
Sans-abri, des solutions a construire ensemble
SOLIDARITÉ Répondre aux besoins des gens de la rue exige un savant dosage entre volonté politique, savoir-faire des travailleurs sociaux et concertation des sans-abri eux-memes. Pas de solution miracle, imposée ou préfabriquée, mais des réponses au cas par cas, pensées pour et par les SDF.
Conformément a la loi, la protection des personnes sans résidence stable releve de la responsabilité de l’État. « Les mesures d’urgence prises par le gouvernement ont permis d’améliorer les conditions d’accueil des cet hiver, précise Claude Touchefeu, adjointe au maire de Toulouse, chargée de la Politique de la ville et des Solidarités. Nous espérons maintenant que ces mesures seront pérennisées et que le plan quinquennal national portant sur l’hébergement d’urgence nous permettra de financer des places supplémentaires, mais aussi des maisons relais, des foyers, des lieux d’accueil pour les personnes a la rue. Nous l’attendons avec impatience. » Une impatience nourrie par l’urgence. Car l’aggravation de la crise économique gonfle les rangs des sans-abri. « Les personnes qui appellent le 115 sont de plus en plus nombreuses, constate Bruno Garcia, coordinateur de la Veille sociale 31. Or 90 % des demandes se soldent par un refus. » Autre difficulté : la précarité touche de nouvelles catégories de personnes. Femmes isolées, travailleurs pauvres, jeunes en rupture familiale, familles avec enfants (voir « Les chiffres du 115 » ci-contre).
DES ACTIONS INNOVANTES. Des problématiques inhabituelles apparaissent, soulevant des besoins spécifiques. C’est pour tenter d’y répondre que la Ville de Toulouse expérimente des actions innovantes, presque au cas par cas. Des mesures élaborées main dans la main avec les associations, les collectifs militants, les acteurs de terrain et les sans-abri eux-memes. « La réussite tient a cette co-construction », avance Claude Touchefeu. Pour preuve, les parcours de réinsertion engagés pendant l’hiver 2010-2011 ont reposé sur la participation active des principaux intéressés : tandis que d’anciens squatteurs contribuent a la gestion d’un lieu d’accueil dédié aux moins de 25 ans, d’autres sans-abri relogés par la mairie évoluent doucement vers l’autonomie.
Des expériences qui font école. Ainsi, la Ville soutient des projets hors du commun, comme la maison Goudouli (voir reportage page 36-37). Géré par des travailleurs sociaux, ce lieu accueille des personnes sans résidence stable qui décident des regles de vie. Autre projet en cours de concrétisation, Ruelles concerne des femmes isolées, l’accueil et l’organisation de la maison étant confiés a un couple d’hôtes issus de la rue (voir témoignage page 37). D’autres projets devraient etre expérimentés, en étroite concertation avec les sans-abri.
Les chiffres du 115* • En 2011, le 115 a reçu 645 747 appels, soit une moyenne de 1 760 appels par jour. • 69 % des appels concernent des demandes d’hébergement d’urgence. En deux ans, leur nombre est passé de 25 741 a 44 050, soit une augmentation de 71 %. • Plus de 51 % des demandes d’hébergement concernent les familles avec enfants. Les hommes, les femmes et les couples isolés représentent respectivement 31 %, 8,3 % et 8,6 % des demandes. • Le taux de refus des demandes d’hébergement pour les familles avec enfants est de 68 %. Il a connu une augmentation de 188 % entre 2010 et 2011 et de 473 % en deux ans.
* Source : Rapport d’activité 2011 - Veille Sociale de la Haute-Garonne / SIAO Urgence - Données statistiques - Avril 2012
Bruno GARCIA, coordinateur de la Veille sociale 31
ENTRETIEN
Quelles sont les missions de la Veille sociale ? Depuis la loi du 29 juillet 1998 sur la lutte contre les exclusions, chaque département s’est doté d’une Veille sociale. Sa vocation est d’accueillir, informer et orienter les sans-abri. Nous disposons pour cela de trois outils : le numéro d’urgence 115, la Permanence d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO) et l’Équipe mobile sociale et de santé (EMSS) qui va dans la rue a la rencontre des personnes les plus désocialisées. A cela s’ajoute une nouvelle mission : le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO). Il centralise toutes les demandes d’hébergement d’urgence et les places disponibles dans les foyers, coordonne l’ensemble des acteurs et l’observation sociale.
« 400 places d’hébergement d’urgence toute l’année »
Parvenez-vous a répondre a toutes les demandes ? Toulouse compte 400 places d’hébergement d’urgence ouvertes toute l’année dans 11 foyers gérés par le CCAS et les associations. Cette année, le 115 a reçu 44 050 demandes d’hébergement émises par 7 000 personnes différentes (voir Les chiffres du 115 ci-contre). Il y a deux ans, elles étaient environ 4 000, et on répondait a la moitié des demandes. Les demandes d’hébergement explosent alors que le parc n’a pas évolué. En moyenne, 150 personnes appellent chaque jour. Seules 15 peuvent bénéficier d’un hébergement. Que deviennent les 135 autres ? Cette situation est intenable. Certes, depuis le début de l’hiver, 160 places ont été rajoutées. Avec le Plan Grand Froid, quand les températures descendent en dessous de zéro, la Ville de Toulouse ouvre 70 places supplémentaires. Il peut y avoir aussi, exceptionnellement, l’ouverture de gymnases. Mais globalement, ce n’est pas suffisant.
Quel est le public concerné par la Veille sociale ? Depuis ces dernieres années, il s’est diversifié. Chaque jour, plus de quinze familles composent le 115. Elles ont été expulsées ou sont en rupture d’hébergement. Il y a aussi des familles de demandeurs d’asile qui sollicitent la protection de la France. Des femmes isolées, avec ou sans enfants, victimes de violence conjugale, nous appellent a l’aide. Depuis peu, on voit arriver des Européens qui fuient la crise économique, des Espagnols par exemple. Des jeunes en rupture familiale et sans ressource se retrouvent aussi en errance. Enfin, il y a les grands précaires. Dans la rue de maniere durable, ils ne font que tres rarement appel a nous, mais nous leur portons assistance en allant a leur rencontre.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 35

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FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 35
se soldent par un refus. » Autre difficulté : la précarité touche de nouvelles catégories de personnes. Femmes isolées, travailleurs pauvres, jeunes en rupture familiale, familles avec enfants (voir « Les chiffres du 115 » ci-contre).
DES ACTIONS INNOVANTES. Des problématiques inhabituelles apparaissent, soulevant des besoins spécifiques. C'est pour tenter d'y répondre que la Ville de Toulouse expérimente des actions innovantes, presque au cas par cas. Des mesures élaborées main dans la main avec les associations, les collectifs militants, les acteurs de terrain et les sans-abri eux-memes. « La réussite tient a cette co-construction », avance Claude Touchefeu. Pour preuve, les parcours de réinsertion engagés pendant l'hiver 2010-2011 ont reposé sur la participation active des principaux intéressés : tandis que d'anciens squatteurs contribuent a la gestion d'un lieu d'accueil dédié aux moins de 25 ans, d'autres sans-abri relogés par la mairie évoluent doucement vers l'autonomie. Des expériences qui font école. Ainsi, la Ville soutient des projets hors du commun, comme la maison Goudouli (voir reportage page 36-37). Géré par des travailleurs sociaux, ce lieu accueille des personnes sans résidence stable qui décident des regles de vie. Autre projet en cours de concrétisation, Ruelles concerne des femmes isolées, l'accueil et l'organisation de la maison étant confiés a un couple d'hôtes issus de la rue (voir témoignage page 37). D'autres projets devraient etre expérimentés, en étroite concertation avec les sans-abri.
Bruno GARCIA,
coordinateur
de la Veille sociale 31
ENTRETIEN
Quelles sont les missions de la Veille sociale ?
Depuis la loi du 29 juillet 1998 sur la lutte contre les exclusions, chaque département s'est doté d'une Veille sociale. Sa vocation est d'accueillir, informer et orienter les sans-abri. Nous disposons pour cela de trois outils : le numéro d'urgence 115, la Permanence d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO) et l'Équipe mobile sociale et de santé (EMSS) qui va dans la rue a la rencontre des personnes les plus désocialisées. A cela s'ajoute une nouvelle mission : le service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO). Il centralise toutes les demandes d'hébergement d'urgence et les places disponibles dans les foyers, coordonne l'ensemble des acteurs et l'observation sociale.
Parvenez-vous a répondre a toutes les demandes ?
Toulouse compte 400 places d'hébergement d'urgence ouvertes toute l'année dans 11 foyers gérés par le CCAS et les associations. Cette année, le 115 a reçu 44 050 demandes d'hébergement émises par 7 000 personnes différentes (voir Les chiffres du 115 ci-contre). Il y a deux ans, elles étaient environ 4 000, et on répondait a la moitié des demandes. Les demandes d'hébergement explosent alors que le parc n'a pas évolué. En moyenne, 150 personnes appellent chaque jour. Seules 15 peuvent bénéficier d'un hébergement. Que deviennent les 135 autres ? Cette situation est intenable. Certes, depuis le début de l'hiver, 160 places ont été rajoutées. Avec le Plan Grand Froid, quand les températures descendent en dessous de zéro, la Ville de Toulouse ouvre 70 places supplémentaires. Il peut y avoir aussi, exceptionnellement, l'ouverture de gymnases. Mais globalement, ce n'est pas suffisant.
Quel est le public concerné par la Veille sociale ?
Depuis ces dernieres années, il s'est diversifié. Chaque jour, plus de quinze familles composent le 115. Elles ont été expulsées ou sont en rupture d'hébergement. Il y a aussi des familles de demandeurs d'asile qui sollicitent la protection de la France. Des femmes isolées, avec ou sans enfants, victimes de violence conjugale, nous appellent a l'aide. Depuis peu, on voit arriver des Européens qui fuient la crise économique, des Espagnols par exemple. Des jeunes en rupture familiale et sans ressource se retrouvent aussi en errance. Enfin, il y a les grands précaires. Dans la rue de maniere durable, ils ne font que tres rarement appel a nous, mais nous leur portons assistance en allant a leur rencontre.
« 400 places d'hébergement d'urgence toute l'année »
Les chiffres du 115*
• En 2011, le 115 a reçu 645 747 appels, soit une moyenne de 1 760 appels par jour.
• 69 % des appels concernent des demandes d'hébergement d'urgence. En deux ans, leur nombre est passé de 25 741 a 44 050, soit une augmentation de 71 %.
• Plus de 51 % des demandes d'hébergement concernent les familles avec enfants. Les hommes, les femmes et les couples isolés représentent respectivement 31 %, 8,3 % et 8,6 % des demandes.
• Le taux de refus des demandes d'hébergement pour les familles avec enfants est de 68 %. Il a connu une augmentation de 188 % entre 2010 et 2011 et de 473 % en deux ans.
* Source : Rapport d'activité 2011 - Veille Sociale de la Haute-Garonne / SIAO Urgence - Données statistiques - Avril 2012

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Page 36

C’EST VOTRE HISTOIRE
La Maison Goudouli, un toit pour les grands précaires
SUR LE TERRAIN Apres des mois de lutte, des travailleurs sanitaires et sociaux ont transformé d’anciens locaux de l’AFPA en lieu de vie. La Maison Goudouli abrite des personnes sans résidence stable, parmi les plus précaires et les plus éloignées de l’assistance.
Quartier des Demoiselles au petit matin. Qui pourrait imaginer que les anciens locaux de l’AFPA abritent désormais pres de vingt personnes tirées de la rue ? Une quiétude douillette regne dans le bâtiment. Dans la piece a vivre, filtrent les premiers rayons de soleil. Installé sur le large canapé, Pierre Cabanes, président de l’association La Maison Goudouli, se souvient de la naissance du lieu de vie et du combat des travailleurs sanitaires et sociaux. « Au départ, nous nous sommes substitués a la mission de service public de l’État. Occuper ces lieux nous mettait dans l’illégalité… pour protéger des personnes en danger ! Un comble. En 2010, a Toulouse, il y a eu 22 morts parmi les sansabri. » Cette Maison accueille des personnes en grande précarité qui ont des années de rue derriere elles. « Ils connaissent un vieillissement précoce, cumulent souvent plusieurs pathologies et le déces intervient en moyenne avant 50 ans », indique Pierre Cabanes. Sébou, qui réside ici depuis cinq mois, semble serein. Il revient pourtant de loin. « A la rue, j’ai toujours vécu avec du monde. On a voulu m’aider et j’ai bénéficié d’un studio. Mais je n’ai pas su gérer mon appartement. Seul, j’ai pété un câble ! » Ses camarades Guy et Claude apparaissent dans l’encadrement de la porte. Il est temps de sortir prendre l’air et, au besoin, de boire un coup. Sans etre taboue, la question de l’alcool est discutée ouvertement dans La Maison Goudouli. Les habitants ont décidé de ne boire qu’a table. Les travailleurs sociaux gardent le précieux nectar dans leur bureau.
NE PAS SE SENTIR ASSISTÉS. L’assistante sociale Virginie Garnier rejoint Jacky dans sa chambre pour s’assurer que tout va bien. La moustache épaisse, les yeux d’un bleu intense et un éternel bonnet vissé sur la tete, Jacky a le verbe léger et le sourire radieux. « La journée est rythmée par les repas collectifs midi et soir, précise l’assistante sociale. On propose aussi des activités : tournois de belote, pétanque, sorties… » Au programme aujourd’hui : la projection du film Intouchable. En attendant, des volontaires d’Unis-Cité se sont lancés dans une partie de cartes endiablée avec quelques résidents. Dans la cuisine, les casseroles s’entrechoquent, Bernard prépare le gâteau du gouter. Élaborés collectivement, les repas bénéficient de donations des Restos du coeur, de la banque alimentaire et de la mairie de Toulouse. Certains ramenent de la nourriture. « Ils ont leur propre réseau, explique Virginie Garnier. Pour eux, c’est important de ne pas se sentir assistés. Chaque mois, ils payent un loyer symbolique de 30 euros. »
36 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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TÉMOIGNAGES
Philippe GIBAUD, directeur Sud-Ouest de l’association des Cités du Secours catholique
Ruelles, une maison pour les femmes isolées « Chaque jour, le 115 rejette 15 demandes d’hébergement defemmes isolées. Le projet Ruelles est né de ce constat alarmant. Avec l’aide du CCAS, qui a mis a notre disposition une petite maison dans le quartier Saint-Michel, nous abritons temporairement 8 a 10 femmes. Cela leur permet d’attendre sereinement un accompagnement individuel adapté a leur situation. Ce lieu est géré par un couple d’hôtes pairs, issu lui-meme des dispositifs d’hébergement. Ce binôme est le pilier du dispositif. Pour autant, il ne se substitue pas aux professionnels. C’est donnantdonnant. Ruelles emploie aussi un travailleur social a mi-temps, nous sommes en partenariat avec les associations (Emmaüs, Médecins du Monde, le GAF…), en lien permanent avec les centres d’hébergements et la Veille sociale. La Ville de Toulouse co-finance avec l’État le fonctionnement de la maison. Bien sur, le projet Ruelles n’est pas la solution, mais une initiative complémentaire qui répond aux besoins spécifiques des femmes isolées. A la rue, elles deviennent vulnérables et tout peut basculer tres vite. »
Plus qu’un lieu d’hébergement, La Maison Goudouli offre une seconde vie a une vingtaine de sans-abri.
Jean-Louis GALAUP, membre du Groupe Amitié Fraternité (GAF), veille sur une maison autogérée par les sans-abri a Sesquieres
Jacky, habitant de La Maison Goudouli « Il faut respecter les humains ! »
« Avant d’etre a la rue, j’ai fait plein de métiers : carreleur, routier, livreur… Quand ma femme m’a quitté, je me suis retrouvé avec presque rien. Ça fait six ans que je vis dans la rue. C’est dur, mais il faut garder le moral. Avant de venir a La Maison Goudouli, je vivais déja dans le coin, sous le pont des Demoiselles. J’avais un duvet, une armoire, un lit… j’étais bien. Comme je faisais la manche, je côtoyais beaucoup de monde. Les gens du quartier me connaissaient, ils m’apportaient a manger, des cigarettes… Ici, j’ai ma renommée. Mais dans cette maison, je suis encore mieux. Il fait chaud, il y a des repas réguliers et on est bien accueillis. Il faut juste respecter les humains ! Je travaille toujours, je fais la manche, ça maintient le contact avec les gens et ça m’oblige a sortir. Depuis que je vis ici, ma santé s’est améliorée. Je bois moins : lorsqu’on rentre, on donne la bouteille aux travailleurs sociaux. On la reprend quand on sort. C’est mieux. Ici, c’est notre maison, notre foyer. »
Jean-Louis GALAUP, membre du Groupe Amitié Fraternité (GAF), veille sur une maison autogérée par les sans-abri a Sesquieres
« Se poser, le temps de construire un projet » « Les habitants de cette maison sont issus de la rue et viennent se poser quelques jours ou quelques mois, le temps de construire leur projet. L’objectif : vivre en groupe avec des regles de vie communes décidées par tous. Ils ont décidé de se limiter a une dizaine. Au-dela, ils savent que ça peut vite dégénérer. La maison est mise a disposition gratuitement par la Ville de Toulouse. Le lieu fonctionne sans travailleurs sociaux. Le terrain de 8 000 m2 permet d’élever des poules, des moutons et meme un âne. Vouloir sortir absolument ces personnes de la rue est insensé. Cela peut les tuer. D’ailleurs, au début du projet, les habitants n’ont pas souhaité trop de confort. Lorsqu’on a passé vingt ans dans la rue, on est déstructuré, il faut mener un long parcours avec la personne pour l’amener a vivre entre quatre murs… Il ne faut pas décider a leur place mais entendre leurs besoins. Ces individus sont des personnes a part entiere. Il est essentiel de les regarder comme telles. »
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 37

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PROXIMITÉ
40 > 45 Les nouvelles des secteurs Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, retrouvez l’actualité des six secteurs : Toulouse Centre, Rive Gauche, Toulouse Nord, Toulouse Est, Toulouse Sud-Est et Toulouse Ouest
48 Occitan Viure al país
www.toulouse.fr
Plus de photos, d’interviews ou d’articles
Lors de ses voeux dans les secteurs (ici a la Maison des Associations, secteur 5), Pierre Cohen a détaillé les réalisations accomplies dans les quartiers.
PROXIMITÉ 300 000 euros par secteur pour améliorer la vie de quartier
En 2012, 1,8 million d’euros a été investi dans les six secteurs de Toulouse pour améliorer le quotidien des habitants. A l’issue des conseils de secteurs réunis en octobre 2011, Pierre Cohen avait en effet pris la décision d’octroyer un budget supplémentaire a chaque secteur, a hauteur de 300 000 euros par an, sur 3 ans jusqu’en 2014. Ces enveloppes participatives, reconduites donc pour 2013 et 2014, permettent de programmer des opérations de proximité et de mettre en oeuvre des réalisations concretes améliorant la vie de quartier. Elles peuvent concerner les espaces verts (petits aménagements, aires de jeux, canisites, jardins partagés…), les activités sportives (city stades…), les bâtiments (rénovations, mises en sécurité, aménagements…) ou encore l’éclairage public. Le processus partagé est désormais bien rodé : la liste des opérations et des priorités est établie a partir des besoins identifiés par les instances participatives, notamment par les bureaux des commissions de quartier (composés d’associations de quartier). Chaque projet fait l’objet d’une analyse technique (opportunité, faisabilité, cout, calendrier…), puis, en fonction du délai de réalisation et du cout, les élus de proximité proposent une liste d’opérations. Un premier bilan sur l’année 2012 a été présenté lors des dernieres réunions de démocratie locale. Ce travail sera renouvelé chaque année et les pages Proximité du magazine informeront sur les opérations réalisées.
Quelques exemples d’opérations déja réalisées :
• Rénovation (sécurité, accessibilité) de la salle associative Saint-Simon
• Rénovation des cheminements et aires de jeux du jardin d’Embarthe, quartier
Arnaud-Bernard
• Réhabilitation des bâtiments d’apiculteurs, chemin de Pechbusque
• Renforcement de l’éclairage public du passage parallele a la rue des Augustines,
cité Amouroux
• Création de 2 canisites pres du centre commercial Maillol
• Amélioration de l’acces au local des Chibanis et de sa capacité d’accueil, place
Gironde, quartier Bagatelle
• Création d’un parcours santé autour du Lac Gironis
• Création d’une aire de basket en acces libre autour de l’église Saint-Aubin
• Aménagement d’ensemble du jardin des Pavillons Sauvage, rue Jean-Dagnaux
• Aménagement complet de l’aire de jeu du Parc de Bourrassol
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PROXIMITÉ
Secteur Toulouse Centre
Contact : 05 67 73 83 50 secteur.centre@mairie-toulouse.fr
1.1 : Capitole
1.2 : Amidonniers / Caffarelli
1.3 : Chalets / Bayard / Belfort / Saint-Aubin / Dupuy
Sitôt apres la concertation, les travaux d’amélioration du cadre de vie sont réalisés.
Autour de Saint-Aubin A la demande des habitants de Saint-Aubin, deux opérations ont été réalisées en 2012 dans le cadre de l’enveloppe territorialisée du dispositif Démocratie Locale : un caniparc, aménagé a la sortie du parking, ainsi que l’installation d’un panneau de basket dans le prolongement de l’aire de jeux du quartier.
Cure de jouvence pour la MJC des Ponts-Jumeaux Suite a l’installation d’une partie des activités a l’espace Job, les adhérents de la MJC des Ponts-Jumeaux ont exprimé le souhait que les locaux situés aux Amidonniers (2, port de l’Embouchure) puissent etre rénovés. La peinture et l’éclairage de cet espace d’accueil des jeunes, d’activités et de spectacles ont été repris l’an passé dans le cadre de l’enveloppe territorialisée du secteur Toulouse Centre. Une seconde tranche de travaux est envisagée en 2013 et pourrait s’inscrire, elle aussi, dans ce dispositif.
Autour de l’école AMIDONNIERS Agir pour améliorer le cadre de vie est l’objectif principal de l’enveloppe territorialisée du dispositif Démocratie Locale. Illustration avec cette opération de végétalisation réalisée récemment dans le quartier.
UNE PROPOSITION DES HABITANTS. La demande a été déposée en avril, validée en septembre, le projet finalisé en novembre et les premieres plantations d’arbres effectuées en décembre. Une bonne illustration de la démarche initiée par la Ville de Toulouse a l’échelle des quartiers. Le dispositif « enveloppe territorialisée » permet de financer des actions co-construites avec les habitants soit, dans le cas précis, les membres de l’Association de Sauvegarde Brienne-Bazacle-Amidonniers (ASBBA) et des parents d’éleves de l’école des Amidonniers. « Nous avions regretté qu’une premiere opération, réalisée en 2011, n’ait pas permis de végétaliser cet espace particulierement chaud en été et peu agréable pour patienter lors de la sortie de l’école, explique Fabrice Josserand, membre de l’ASBBA. Nous en avons parlé a Sonia Ruiz, l’élue du quartier, qui nous a conseillés de formaliser notre demande pour faire partie des projets candidats a l’enveloppe territorialisée. »
UN AMÉNAGEMENT COLLÉGIAL. Retenue, la proposition est étudiée par les services de la mairie qui soumettent plusieurs options aux associations. « Ils nous ont concertés sur le choix du mobilier urbain, l’essence des arbres qui allaient etre plantés, l’implantation… raconte Valérie Legrand, membre de l’association des parents d’éleves de l’école des Amidonniers. Des échanges qui ont également permis de prendre en compte les personnes qui attendent le bus, une partie des quatre bancs n’ayant pas de dossier pour préserver la visibilité sur l’allée. » Quelques semaines plus tard, les trois mélias étaient plantés et les bancs commandés. Une rapidité d’exécution tres appréciée, a l’instar de la qualité de l’écoute et des rapports de proximité qui caractérisent le dispositif. Sans compter l’aménagement en lui-meme, qui apportera davantage de confort aux usagers.
40 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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L’embellissement des jardins
Secteur Rive Gauche
Contact : 05 67 73 83 55
secteur.rive-gauche@mairie-toulouse.fr
2.1 : Saint-Cyprien
2.2 : Croix-de-Pierre / Route d’Espagne
2.3 : Fontaine-Lestang / Bagatelle / Papus
2.4 : Fontaines-Bayonne / Cartoucherie
RIVE GAUCHE Au pied des remparts qui longent l’hôpital de la Grave, le jardin Raymond VI a fait l’objet de nouveaux aménagements profitables a tous.
A GÉOMÉTRIE VARIABLE. Créé en 1998 apres la démolition des anciens abattoirs, le jardin, avec son belvédere dominant la Garonne, son manege ou ses plantes sauvages aux vertus médicinales est devenu un lieu tres apprécié des habitants du quartier. Depuis quelques semaines, des bancs supplémentaires ont fait leur apparition et le service des espaces verts a planté de nouveaux arbres. C’est grâce aux actions menées par deux aînés, Lucette Moineau et Candide Guillen, que ces aménagements ont été décidés. « Je vais au jardin avec ma petite-fille, explique cette habituée. Il y avait des bancs sans dossier, mais jamais disposés sous les arbres. Avec les concerts de l’été, ils étaient déplacés de l’aire de jeu au manege et on se disputait les quelques chaises laissées apres les spectacles. Il y avait un vrai manque ! » Avec une amie, elles décident de demander a la mairie d’installer de nouveaux bancs, s’appuyant sur une pétition signée par une centaine de personnes. Elles remettent en mains propres leur pétition a Nicolas Tissot, adjoint du secteur Rive-gauche. De son côté, Candide Guillen, un autre habitué, lance également une autre pétition pour demander des bancs a l’ombre.
EMBELLISSEMENT. La mairie répond favorablement a ces demandes et le projet de ces nouveaux aménagements est présenté lors de la derniere commission
de quartier. Dix bancs, avec dossier, sont installés le long de l’allée qui traverse le jardin et autour de l’aire de jeux, renouvelée au printemps. Par ailleurs, des arbres d’essence remarquable sont plantés et rejoignent érables, magnolias et autres palmiers… Ces aménagements viennent compléter l’installation d’une sanisette gratuite, rue Réclusane, en 2011. Des l’arrivée du printemps, les habitants du quartier pourront se retrouver sur les bancs a l’ombre des arbres, garder un oeil sur les enfants qui s’amuseront sur une nouvelle aire de jeux et profiter pleinement du jardin. Une aide financiere pour des actions dans les quartiers Lancé en 2010 par un partenariat CAF, État et Ville de Toulouse, le fonds d’initiative et de participation des habitants soutient des actions de proximité valorisant les quartiers. Cette aide financiere, limitée a 800 euros par action, accompagne des projets portés par les habitants. Il suffit de déposer un dossier dans les centres sociaux ou a la direction du Développement social des quartiers Bagatelle, La Faourette, Reynerie, Bellefontaine et Mirail-Université, et de présenter son projet devant un comité qui se réunit chaque mois.
L’oie en bois de la Patte d’Oie
Depuis l’été dernier, l’espace naturel du centre de loisirs de la Patte d’Oie a vu apparaître les noms (y compris en braille) des nombreuses essences d’arbre présentes, ainsi qu’une grande oie sculptée en bois. Ce sont les enfants du centre de loisirs qui sont a l’origine de cette valorisation, avec la participation d’un sculpteur, d’une personne non-voyante et du service des Espaces verts.
Souhaités par les habitants, de nouveaux mobiliers et arbustes viennent renforcer l’attractivité du jardin Raymond VI.
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PROXIMITÉ
Secteur Toulouse Nord
Contact : 05 67 73 83 52
secteur.nord@mairie-toulouse.fr
3.1 : Minimes / Barriere-de-Paris
3.2 : Sept-Deniers / Ginestous
3.3 : Lalande / Grand-Selve
3.4 : Trois Cocus / Borderouge / Croix-Daurade / Paléficat
La creche des Jardins de Louise a été officiellement inaugurée en décembre dernier.
Plus de creches et de places
SECTEUR NORD Associatives, collectives ou municipales, de nouvelles creches ont ouvert en 2012 dans les quartiers Nord. Pres de 200 places ont été créées.
Le city-stade Renan rénové
Il s’agissait d’une demande de ses utilisateurs. Le city-stade Ernest-Renan, créé en 2008, a pu etre rénové dans le cadre de l’enveloppe territorialisée gérée par la direction de la Démocratie Locale de la Ville. Les travaux ont porté sur le sol de cet équipement sportif, un revetement synthétique sablé ayant remplacé le béton existant. Désormais plus esthétique, ce city-stade, situé impasse Vitry, offre également un plus grand confort d’utilisation.
QUATRE NOUVELLES CRECHES. Le 3 décembre dernier, la nouvelle creche municipale Borderouge-Nord ouvrait ses portes. Avec ses 60 places et ses 1 000 m2 de superficie, elle est la premiere d’une telle capacité a etre gérée directement par la Ville de Toulouse. Un investissement de 3 millions d’euros, réalisé dans le cadre du plan « 1 000 places » initié par la municipalité afin d’accompagner la croissance démographique de Toulouse, mais aussi pour pallier le déficit d’accueil dans certains quartiers. « Cette creche était tres attendue, car la plus grande demande d’accueil émanait du Nord de Toulouse », soulignait Pierre Cohen lors de son ouverture. A l’instar des trois autres structures qui ont vu le jour en 2012.
TROIS ESPACES D’INFORMATION.
Depuis mai dernier, le centre multi-accueil Virginia Woolf propose en effet 40 places supplémentaires dans le quartier de Moulis - Croix Bénite. Et en septembre, deux nouveaux équipements sont également entrés en fonction : les creches associatives « Les Enfants terribles » (40 places) aux Ponts-Jumeaux, et « Les Jardins de Louise » (42 places) a Croix-Daurade. Soit un total de 182 places créées en 2012. Désormais, le secteur Nord compte ainsi une trentaine de lieux d’accueil des tout-petits. Certains, comme la creche de Bourbaki, voient leur capacité évoluer. Cette creche est en travaux pour accueillir 30 places, contre 15 jusqu’alors, ainsi qu’un Relais Assistantes Maternelles. Élargie, diversif iée, modulable… l’offre du service public de la Petite Enfance de la Ville est par ailleurs relayée par trois espaces d’information et d’accompagnement des familles : a Borderouge - Trois Cocus (5, rue du Colonel-Paul-Paillol), aux Minimes (94, avenue des Minimes ) et aux Sept-Deniers (110, route de Blagnac).
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Marché vivant, coeur de quartier
SOUPETARD Véritable lieu de convivialité, le marché de la rue Louis-Plana donne rendez-vous chaque samedi matin aux riverains et aux habitants du secteur.
LE VOEU DES HABITANTS. Pres d’une vingtaine de commerçants se regroupent tous les samedis matins rue Louis-Plana a proximité de la place Soupetard pour proposer aux habitants des produits diversifiés, a quelques pas seulement de chez eux. Au-dela de l’achat des denrées alimentaires, le marché offre aussi la possibilité de découvrir, rencontrer, échanger. Le marché rue Louis-Plana a ouvert en octobre dernier a l’initiative de l’association 7 notre quartier regroupant les habitants du quartier et soutenue par la Ville. « Faire vivre le marché, pour participer a la vie du quartier, explique Robert Sarcos, président de l’association. Ce marché est une réponse a une tres ancienne demande de tous les habitants. Un lieu qui permet d’améliorer le choix et la qualité de nos achats alimentaires mais également un véritable espace social. »
DIMENSION D’ÉQUILIBRE. Apres trois mois d’existence, le marché a pris sa vitesse de croisiere. Tous les métiers de bouche y sont présents et l’affluence ne cesse d’augmenter. Maryse, habitante de Soupetard, se réjouit de cette initiative : « Bien sur je me rends au marché pour rechercher des produits, mais aussi pour rencontrer du monde, des amis et profiter d’un moment sympathique. C’est plus agréable que d’aller au supermarché ». Charcutiers, volailler, poissonnier, fromager, marchands de fruits et légumes, boulanger, fleuriste… s’installent sur la place chaque samedi de 8 h a 13 h. « Aujourd’hui, ajoute Robert Sarcos, ce marché est en train de devenir un coeur de quartier, avec sa place centrale. » Son inauguration est programmée le samedi 16 février en matinée, en présence du maire Pierre Cohen, de Jean-Paul Makengo, adjoint du secteur Est, et de Michel Pech, conseiller municipal élu du quartier 4-2.
Rendez-vous rue Louis-Plana, chaque samedi, de 8 h jusqu’a 13 h.
Des jardins a partager « Répondre au besoin de retrouver les bons gestes du travail de la terre dans le respect de l’environnement, entraider, partager des savoirs et des récoltes », confie Francis Bouzat, président de l’association des Castors … tels sont nos objectifs pour créer des jardins familiaux de partage. D’ici a octobre 2013, un nouveau jardin verra le jour entre l’avenue de Castres et l’avenue Jean-Chaubet, le long de la piste cyclable en bordure de rocade, dans l’ancien lit de l’Hers. Avec le soutien de la Ville, 4 000 m2 seront ainsi dédiés a un grand jardin familial avec parcelles individuelles et collectives.
Plus d’informations : jardindescastors@laposte.net » ou au 05 61 80 41 65.
L’espace public rénové L’espace public, situé au carrefour des rues Ortet et Perrault, vient d’etre réaménagé. Le sol y a été requalifié avec un traitement en béton désactivé. Des plantations d’arbustes sont en train d’y etre installées en privilégiant l’alignement existant le long du mur. Par ailleurs, un espace canin est en cours de réalisation.
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PROXIMITÉ
Secteur 5 Toulouse Sud Est
Contact : 05 67 73 83 53 secteur.sud-est@mairie-toulouse.fr
5.1 : Pont-des-Demoiselles / Montaudran / La Terrasse
5.2 : Rangueil / Sauzelong / Pech-David / Pouvourville
5.3 : Saint-Michel / Le Busca / Empalot / Saint-Agne
Les alentours de la ZAC
Niel vont bénéficier de tres nombreux aménagements de voirie.
Améliorer le quotidien SAINT-AGNE Aux abords immédiats de la ZAC Niel, de nombreux travaux de voirie sont en cours pour améliorer les déplacements, rues des Casernes, du Férétra et Saint-Roch.
FLUIDITÉ ET SÉCURITÉ. Ces travaux de requalification de voies et trottoirs sont inhérents au grand programme de réalisation de la ZAC Niel confiée a Oppidéa, société d’aménagement de Toulouse Métropole. Ils viennent en accompagnement de la livraison des logements sociaux et privés prévus sur la premiere phase en 2013. Les opérations de finition engagées sur la rue des Casernes avancent en fonction de la construction de logements en cours (2 bâtiments), dont la livraison est prévue d’ici au mois de mai prochain. Il s’agit de la reprise du trottoir et des stationnements sur lesquels sont positionnées les installations des chantiers associés. Ceux-ci seront terminés au pied de ces bâtiments pour l’arrivée des premiers habitants. Concernant la rue Saint-Roch, les travaux débutent en février et vont s’étendre de la rue des Casernes jusqu’a la rue Elvire. Les travaux seront réalisés par phases successives pour maintenir la circulation dans le quartier par le biais de déviations appropriées.
AMÉNAGEMENT DE L’ACCES AU JARDIN. Le traitement de ce tronçon permettra de desservir et de remodeler l’entrée du futur jardin Niel, dont l’ouverture est prévue a l’été 2013. Le projet prévoit de réhabiliter la voirie en créant des stationnements et des trottoirs conformes aux réglementations d’accessibilité et de sécurité. Un plateau ralentisseur sera créé au carrefour avec la rue du 14e Régiment d’Infanterie afin d’étendre la « zone 30 » présente sur le secteur. Au croisement des rues du Férétra, des Casernes et Rambaud, un giratoire sera mis en place durant l’été. Un important programme donc pour optimiser la circulation des véhicules et favoriser les liaisons piétons et cycles entre les quartiers Empalot et Niel.
44 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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Du neuf pour les associations !
Secteur Toulouse Ouest
Contact : 05 67 73 83 51
secteur.ouest@mairie-toulouse.fr
6.1 : Arenes Romaines / Saint-Martin-du-Touch
6.2 : Lardenne / Pradettes / Basso-Cambo
6.3 : Mirail Université / Reynerie / Bellefontaine
6.4 : Saint-Simon
6.5 : Lafourguette
SAINT-SIMON Apres quatre mois de travaux, les associations du quartier sont sur le point de réinvestir la salle municipale de la place de l’Église, en cours de rénovation.
DES LOCAUX AUX NORMES. Tres attendue, la rénovation de la salle associative de Saint-Simon est sur le point de s’achever. Quatre mois auront été nécessaires aux travaux de mise aux normes de sécurité et d’accessibilité de cet équipement. La réfection complete des locaux a notamment impliqué une mise en sécurité incendie et aux normes du local de stockage, qui permettra aux associations utilisatrices de ranger leurs affaires. Dorénavant, cette salle pourra accueillir pres de 300 personnes ; un souffle d’air pour les associations du quartier…
UN PROJET CO-CONSTRUIT. Une réhabilitation élaborée avec les associations, plusieurs réunions préalables de concertation ayant permis de définir leurs attentes et d’organiser leur relogement. Transférées le temps des travaux dans l’ancienne école Paul-Bert et le centre d’animation de Saint-Simon, les activités ont en effet pu etre maintenues. Les associations avaient également la possibilité d’utiliser la nouvelle salle associative de Tibaous. Elles pourront prochainement réinvestir les lieux, mis a disposition de toutes les associations du quartier qui doivent, pour y avoir acces, en faire la réservation aupres de la mairie annexe de Saint-Simon.
La rénovation de cette salle associative favorise le mieux-vivre ensemble dans le quartrier.
Nouveau parcours sportif a Lafourguette Situé en périphérie du lac de Gironis sur une distance de 1,8 km, un nouveau parcours sportif cheminera a travers les installations sportives existantes (boulodrome, terrains de foot et aire de jeux). Douze stations d’agres y seront installées, reliées par des trajets de marche, course lente ou course rapide. Chacune sera dotée d’un panneau explicatif sur l’utilisation correcte des agres. Le projet, élaboré en concertation avec les habitants de Lafourguette, comprend également l’installation de deux barbecues. L’investissement de 67 000 euros est entierement pris en charge par la direction de la Démocratie Locale.
Deux canisites a Mirail Université Chaque jour a Toulouse, 50 000 propriétaires de chiens doivent trouver des lieux de balade mais aussi gérer la question des déjections canines. Pour répondre a leurs préoccupations et améliorer la propreté, la Ville de Toulouse aménage des canisites sur l’ensemble du territoire. Dans le quartier du Mirail, deux espaces ont été créés en 2012. A la demande des habitants, deux sites ont été choisis a proximité du centre commercial Maillol et de la copropriété Azur. Ces aménagements, d’un montant global de 12 000 euros, sont financés dans le cadre de l’enveloppe territorialisée gérée par la Démocratie Locale.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 45

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VIURE AL PAÍS
Jocelyne Deschaux, conservatrice en charge du patrimoine écrit a la Bibliotheque de Toulouse.
Edicion Tome 1 dels Viatges pintorescs e romantics del baron Taylor en França… : las novelas edicions Lobatieras venon d’estampar un pichon libre, subrebel, de litografias causidas e comentadas pel Louis Peyrusse, Languedoc, Toulouse & Albi. A crompar e s’ofrir !
Aux racines de l’Occitanie DEMPUEI 22 ANS al cap del fons ancian de la Biblioteca Municipala de Tolosa, Jocelyne Deschaux e son equipa liuran als Tolosencs los lors tresaurs amagats.
Quala es la valor del fons occitan de la BMT ? Es un dels mais rics d’Europa. S’i trapan manuscrits de tota mena – coma las Leis d’Amor, una de la prumiera gramatica de l’Europa moderna, fisats per l’Academia dels Jocs Florals. Mas tanben, tre lo desvolopament del libre a Tolosa, textes religioses, politics e mai que mai poetics, dempuei 1494 fins a Peire Godolin (1617-1648), e tot al long dels segles 17 e 18, amb un reviscol dels bels amb la Renaissença romantica de las annadas 1840 fins a uei…
Lo sit internet ROSALIS* : lo tresaur al cap d’un clic. Los Tolosencs avem un tresaur vertadier qu’era necessari de valorizar. Dempuei 1999, numerizerem aqueste fons, puei dubriguerem fa pauc un portalh internet unenc amb ROSALIS. Lo CIRDOC** de Besiers nos ajuda per indexar los milierats de paginas que van rejónher ço qu’es en linha ja, per tal de navegar dins aqueste fons espandit e d’i trobar ço cercat. Per exemple, leu, dins lo fons del poeta e antropolog Antonin Perbosc : contes, proverbis
populars… o encara, dins l’enquista giganta del Julian Sacaze (faita per l’exposicion de Tolosa en 1889), la situacion lingüistica de totes los vilatges de los Pireneus ! Trabalham tanben amb lo Conservatori Occitan (COMDT) per tal de ligar los testimonis escrits amb las ressorgas oralas.
Qu’es aquo que demora de far ? Una de las missions de la BM es de desvolopar en particulier lo fons regional que serva lo fons occitan : perque es l’identitat de Tolosa. Los Tolosencs coneisson pas pro aqueste patrimoni, sustot escrit. Tant demora per dire e mostrar la riquesa de la civilizacion occitana ! D’autras ideas son a desvolopar, coma las classas-patrimonis al servici de las escolas del Grand Tolosa que fan d’occitan, en literatura o en istoria, del primari al liceu… Venon de tornar dubrir las portas de la Biblioteca d’Estudi e del Patrimoni : cadun i pot tornar descubrir la sala de lectura amb sa devisa occitana : « La fe sens obra es morta »… L’occitan a Tolosa es plan viu !
* http://rosalis.bibliotheque.toulouse.fr ** CIRDOC : Centre interrégional de développement de l’occitan, Cf. www.locirdoc.fr
Encara e totjorn L’Universitat de Tolosa-Miralh convida a l’Ostal d’Occitania los dimecres a 6 oras e mieja del ser, per de rescontres (a gratis) entre lo public e d’especialistas de literatura e d’istoria nostra. De mancar pas : Dimecres 20 de març, sénher Joan-Ives Casanova, Universitat de Pau, presentara las obras del Joan de Nostradama, frairot del plan conegut Nostradamus, escriveire occitan e compilator dels Trobadors a l’epoca de las Guerras de Religion. Cossí ? Perqué ? Dimecres 17 d’abrial, dona Fausta Garavini de l’Universitat de Floréncia d’Italia, parlara del Montaigne occitan. Veusa del Robert Lafont, la Garavini es sustot coneguda coma una de las mai grandas especialistas europencas del Montaigne.
46 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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CULTURES
48 > 49 Focus La place des librairies indépendantes a Toulouse
50 > 51 + Que culture Un Passeport pour l’Art hors du Commun
52 > 53 Face Shoot L.Danse, les arts urbains font école
62 > 63 Patrimoine et histoire Le lycée Pierrede- Fermat
www.cultures.toulouse.fr Plus de photos, de vidéos, d’interviews ou d’articles
FESTIVAL Made in Asia, version Japon Mouvement Gutai en art contemporain et danse butô, manga et film d’animation, musique électronique et art de la céramique… le Japon fascine et inspire tant sa culture est riche et originale. Le 6e festival Made in Asia, de l’association Tchin-tchine, vous invite a une centaine d’événements pour un voyage au Pays du soleil levant. Petit échantillon. On explore le butô avec Spiel au théâtre Garonne et on s’initie au manga a Odyssud grâce a l’adaptation théâtrale de Quartier lointain du maître Jiro Taniguchi. On est bluffé par les Camouflages urbains – performances réalisées sans trucage – de Liu Bolin a l’espace Écureuil, comme par les photos sur La religion du bain de Christophe Boisvieux a la médiatheque José-Cabanis (photo ci-contre). On redécouvre les grands classiques de l’âge d’or du cinéma japonais des années 50 a la cinématheque, et les chefs-d’oeuvre de la Japan animation a l’ABC. On rencontre Michaël Ferrier a Ombres Blanches, encore marqué par son Fukushima - récit d’un désastre, et on poursuit par une projection-débat Blessures atomiques au muséum. On assiste a une lecture marionnettique au musée Labit, participe a des ateliers d’origami dans les bibliotheques et a une cérémonie du thé (culte) a Saveurs et Harmonie. Toulouse se met a l’heure japonaise, et ce pour notre plus grand plaisir.
Jusqu’au 23 février www.festivalmadeinasia.com
©Japon : la religion du bain, Christophe Boisvieux.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 47

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FOCUS
La place des libraires indépendants a Toulouse
LIVRES Riche de 32 librairies, dont 21 indépendantes, Toulouse multiplie les actions pour préserver ces lieux de culture et commerces de proximité a l’économie fragile.
Il aura fallu un électrochoc – la fermeture de Castéla il y a un an– pour révéler aux Toulousains la grande fragilité des librairies indépendantes. Stagnation des ventes de livres depuis dix ans, concurrence des grands distributeurs et du commerce en ligne, arrivée sur le marché de livres et tablettes numériques, le secteur connaît de réelles difficultés économiques. Or, Toulouse a la chance d’avoir l’un des plus importants réseaux de France : 32 enseignes, dont 21 indépendantes. Un atout considérable qu’il faut préserver. « La librairie, en plus d’etre un commerce de proximité, est l’un des lieux culturels les plus fréquentés de la ville ! C’est un espace de vie, de rencontres, de diffusion de la connaissance, d’infusion de culture. Il est essentiel de conforter l’existence de ces lieux si nous ne voulons pas que nos coeurs de ville perdent de leur âme et se standardisent », déclarait Vincentella de Comarmond, l’adjointe chargée de la Culture, lors du dernier Lundi de la Culture. « De façon tres volontariste, ajoute Isabelle Hardy, l’adjointe chargée du Commerce, la Ville a mis en place des 2008 une série d’actions pour promouvoir le maintien voire le développement des librairies indépendantes, et préserver, autant que faire se peut, la diversité, l’attractivité et la spécificité culturelle de nos centres-villes et quartiers. » La preuve en 5 actions ciblées, en 5 exemples concrets.
1.HAUSSE DES LOYERS : UN ENGAGEMENT DE POIDS Situées dans l’hyper-centre pour la grande majorité, les librairies sont en premiere ligne face aux augmentations des loyers commerciaux – on parle alors de déplafonnement de bail. Ce fut le cas de Siloë, située rue de la Trinité et fondée en 1939 par le libraire-résistant Léopold de Jouanaud. « Le livre n’est pas un ‘‘produit’’ comme les autres. On se fait des opinions, des convictions en lisant. C’est ce service qui mérite d’etre pleinement défendu », argumente François Raverdeau. Le directeur de la librairie spécialiste des religions poursuit : « Non content de subir une augmentation annuelle liée a l’indice du cout de la construction (+ 6,85 % entre 2011 et 2012), au sortir de mon bail de 9 ans, le propriétaire a voulu en 2010 augmenter mon loyer de + 70 % ! La survie de la librairie était en jeu… Heureusement pour nous, le fait que la Ville se soit clairement positionnée a nos côtés dans les négociations, a permis un renouvellement de bail acceptable de + 10 %. »
2. FISCALITÉ : LE CHOIX DE L’EXONÉRATION Depuis 2010, la communauté urbaine Toulouse Métropole a choisi d’exonérer de la fiscalité professionnelle (Contribution économique territoriale) les commerces labellisées Librairie indépendante de référence (LIR). « C’est un vrai coup de pouce, admet François-Xavier Schmit de L’Autre-Rive a Saint-Cyprien. Meme si on se sent un peu plus isolés dans les quartiers… » « Cette exonération de taxe a été pour nous déterminante, confie Christian Thorel d’Ombres Blanches, plutôt inquiet quant a la situation de la profession. A cause d’une marge tres faible (1,5 % seulement), on peine a rémunérer a leur juste valeur des salariés hyperqualifiés qui font un travail remarquable (lecture d’ouvrages, conseil personnalisé, animations…). Cette exonération m’a permis de leur verser une prime plus que méritée. »
Les coups de coeur des libraires Les libraires indépendants toulousains ont sélectionné pour vous le meilleur des nouveautés toulousaines.
Toulouse Archives remarquables. Documentaire. Ce premier titre consacré aux archives remarquables, réalisé sous la direction des Archives municipales, montre l’incroyable trésor du fonds historique toulousain. Parmi les 200 documents, on découvre quelques pépites. Nouvelles Éditions Loubatieres.
Tout mon amour. Théâtre. A la mort de son pere, un homme revient dans la maison ou il a passé son enfance, pres du bois ou sa fille a disparu dix ans plus tôt. Avec cette piece, créée au théâtre Garonne en 2012, Laurent Mauvignier signe un texte fort, tout en retenue. Les Éditions de Minuit.
Le Samovar. Roman. C’est le premier roman de Nicolas Rouillé. Ce récit brut de décoffrage d’un an de vie au milieu d’un squat est a la fois intelligent et engagé. Moisson rouge.
Anima. Roman. Un homme, dont la femme est assassinée, se lance dans une irrémissible chasse a l’homme. Toulousain depuis six ans, Wajdi Mouawad n’est pas ici dans un thriller, mais plutôt dans une urgence quasi-viscérale de la parole. Actes Sud Littérature.
Un homme perdu. Roman. Avec ce huis clos entre un fils – qui n’aurait pas du naître et qui vit caché – et sa mere, on peut dire qu’Isabelle Desesquelles nous amene la dans l’intime. Dans la tete de ce garçon, meme. Un livre coup de poing. Naive.
Ici ça va. Roman. Un couple trentenaire retape une maison. Elle jardine, lui restaure la vieille bâtisse. Natif de la Ville rose, Thomas Vinau nous offre ici un retour aux sources tres apaisant. Alma Éditeur.
Le Cercle. Polar. Si l’auteur n’est pas Toulousain, son histoire s’en inspire pourtant.
48 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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La librairie est l’un des lieux culturels les plus fréquentés de la ville.
3. MARCHÉS PUBLICS : LE SENS DE LA PROXIMITÉ « Nous portons une attention toute particuliere au découpage des lots et a la rédaction des cahiers des charges. Nos criteres : qualité de l’offre culturelle, proximité, conseil, mise a disposition de bibliographies… » explique Isabelle Hardy.
Ainsi, depuis 2008, les indépendants sont les principaux bénéficiaires des marchés publics pour la fourniture des livres. Pour 2010-2013, 14 lots (sur 22) ont été attribués a des enseignes autonomes locales (Floury Freres, La Renaissance, Album, Tire-Lire, La Préface…). « Compte tenu de la fragilité de notre activité, on apprécie que la Ville veille, dans le cadre de la légalité bien sur, a nous donner un maximum de possibilités pour répondre a ces marchés publics tres codifiés », reconnaît Éric Floury, qui aime apporter lui-meme les ouvrages a la bibliothécaire de la médiatheque José-Cabanis.
4. LIVRAISONS : UN SERVICE OPÉRATIONNEL AU QUOTIDIEN Travaux de voiries, problemes d’accessibilité et de livraisons, les services de la Ville sont aux côtés de ces commerces de proximité au quotidien. Renaud Layet, qui vient d’ouvrir, rue Sainte-Ursule, Série B, une librairie polar et science-fiction, « a apprécié la qualité d’écoute de la mairie ». Et Cécile Panou, de la librairie jeunesse Tire-Lire, semble soulagée que « ses problemes de livraisons soient désormais réglés ».
5. MESURES COMMERCIALES : DES OUTILS DE VEILLE ET DE DIVERSITÉ Toulouse multiplie aussi les mesures commerciales « restrictives » ou « facilitatrices » : périmetres de sauvegarde (25 au total), droit de préemption (qui autorise une collectivité a se porter acquéreuse lors d’une vente) et portage de murs commerciaux (comme l’achat par la mairie des murs de deux boutiques a Arnaud-Bernard). « En mettant en oeuvre le droit de préemption sur le petit local annexe a la librairie, la Ville a permis l’installation – dans une logique complémentaire – de l’atelier de Patrice Pécal, artisan luthier », se félicite Catherine Aubriet, la gérante de la librairie musicale Le Croquenotes. « Notre volonté est clairement affichée, répete Isabelle Hardy : maintenir les indépendants et la diversité en centreville et dans les quartiers, et maîtriser l’évolution des rues sur lesquelles la collectivité investit l’espace public. »
Il faut dire que Bernard Minier a pris conseil aupres de la Police judiciaire de Toulouse pour écrire son thriller. En résumé : un commandant tres impliqué, une intrigue bien menée et une écriture ciselée. XO Éditions.
City Blues. Polar. Remarqué pour son thriller haletant dans la Ville rose Les Seigneurs d’Amaury, Jean-Marie Dumarquez s’inscrit avec City Blues – une équipée mortelle au coeur des cités – dans la veine du roman noir. Un auteur toulousain (agent immobilier a la ville) a suivre. Éditions Hugues de Queyssac.
Les quatre coins du monde. BD. L’illustre Hugues Labiano raconte l’histoire méconnue des militaires français envoyés au Sahara pour devenir « méharistes ». Un scénario bien construit, un graphisme toujours réussi pour une grande épopée humaine. Tome 1 et 2, Dargaud.
Tony & Alberto. BD. Et c’est reparti pour la machine a gag tonyalbertinesque, signée du prolixe Dab’s. Hilarant. Tome 11, Glénat.
Le pere contre-attaque. BD. Pas facile d’etre un pere surtout quand on est aussi gamin que son fils. Apres le succes de Je suis ton pere, Bob – installé a Toulouse
depuis dix ans – revient sur la relation pere-fils avec autodérision et tendresse. Éditions Vraoum.
Tes bras sont ma maison. Jeunesse. Colere, chagrin, et autres soucis du quotidien, il n’y a pas de meilleur endroit que les bras d’une maman ou d’un papa. Un livre charmant servi par un texte rythmé de la Toulousaine Juliette Vallery, et une illustration douce aux crayons de couleur de Maud Legrand. L’Élan Vert.
Maisons du monde. Jeunesse. On ouvre les portes, les fenetres et meme les placards ! En soulevant plus de 100 volets, on découvre l’intérieur, et meme l’intérieur de l’intérieur, des maisons du monde. Un tres beau travail d’édition. Le vengeur masqué.
Merci a Ombres Blanches, Floury Freres, L’Autre-Rive, Siloë-Jouanaud, Tire-Lire, BD Ciné et Série B.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 49

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+ QUE CULTURE
Un Passeport hors du Commun PASSEPORT POUR L’ART C’est le parcours culturel gratuit mis en place par la Ville pour les éleves toulousains. A Toulouse a suivi les CM1 de Soupetard et l’association Lieu Commun pour un éveil a l’art contemporain.
Les CM1 de Soupetard visitent l’expo Matieres grises au Marché gare.
Le marché d’intéret national de toulouse (marché gare) : curieux lieu pour de l’art contemporain. C’est pourtant ici, au milieu du ballet des camions et des chariots-élévateurs, qu’une vingtaine de CM1 de l’école Soupetard débarque pour visiter l’expo Matieres grises - Art et architecture. La médiatrice de l’espace associatif Lieu Commun pose d’abord les regles : « Vous voyez les scotchs au sol qui entourent les oeuvres : ne les franchissez pas. » En aparté, Estelle précise : « Le Passeport pour l’Art est un dispositif qui permet de sensibiliser les enfants sur la durée ; ce qui est rarement possible. » Cette année, ces éleves accederont a trois expositions en cinq étapes (présentation, visite, atelier…). Un parcours de 15 séances riche, intense. Dans la grande salle, Lila s’approche d’une bétonniere agrémentée d’un lustre et commente : « C’est marrant, j’ai déja vu ça avec mon grand-pere, mais ce n’était pas fait expres ! » Si certains s’interrogent. « Bizarre, on dirait un immeuble en verre couché », s’étonne Séverine. D’autres tres observateurs apprécient, comme Yasser, « les mélanges de matériaux (bois, béton, brique…) » ou s’enthousiasment, tel Dylan, de leur découverte : « Madame, dans la vidéo, il n’y a personne qui conduit les engins, on dirait que les machines sont devenues folles… » Suivant ses éleves dans leurs pérégrinations, Florence Toulze, l’enseignante, admet : « Pour certains, c’est la premiere fois qu’ils visitent une expo de ce type. Je voulais les voir se confronter, s’interroger face a un art contemporain pas toujours facile d’acces, meme pour moi. » Place ensuite au débriefing et au jeu. Les éleves doivent classer les 57 oeuvres par fonction. « Posez-vous la question : a quoi sert ce bâtiment ? A habiter, travailler, s’amuser, se déplacer, etc., les aide Estelle. Et rassurez- vous, il n’y a pas de mauvaise réponse… »
APRES L’EXPO, LA MAQUETTE. Une semaine plus tard, la médiatrice du Lieu Commun retrouve les enfants dans leur école pour un atelier. Tout le matériel est regroupé sur une table : morceaux de bois, Lego, pâte a modeler, mosaique, carton ondulé, papier crépon, mais aussi colle et peinture. A eux de créer leur maquette maintenant ! En guise de consigne, de petits papiers tirés au sort ou il est inscrit une fonction (travailler, habiter, etc.). Au gré des inspirations, s’élevent ainsi parcs et jardins, arche, port, escalier, maisons… et en 3D, s’il vous plaît. Prochain rendez-vous du Passeport : l’expo Cit’Imagine… une ville a la médiatheque José-Cabanis.
LE PASSEPORT POUR L’ART EN CHIFFRES 4e édition du parcours culturel proposé gratuitement par la Ville aux écoles de Toulouse 150 parcours (thématiques, patrimoine, arts visuels et plastiques, spectacle vivant, musique, culture scientifique, livre et lecture) 90 structures et associations partenaires 15 000 éleves toulousains (de la grande section de maternelle au CM2). Objectif : 20 000 éleves d’ici 2014 12 heures, c’est le temps moyen de sensibilisation d’un parcours
50 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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BRIC A BRAC
C’est nouveau !
1. Retrouvez toute la programmation des 13 centres culturels toulousains sur une seule et meme plaquette ! Dans le premier numéro de ce trimestriel de 56 pages, vous trouverez l’actualité tres dense de janvier, février et mars. Programme a télécharger sur www.cultures.toulouse.fr
2. Un agenda dynamique, des diaporamas, le téléchargement des audioguides… Découvrez sans tarder le nouveau site Internet du musée des Augustins sur www.augustins.org.
3. Trois auteurs, dont la Toulousaine Monique Ruffié, ont reconstitué les premieres années de la vie de Carlos Gardel. Avec ce livre El padre de Gardel (éditions Proa), ils menent l’enquete afin de prouver que le roi du tango chanté est bien né a Toulouse.
4. On plébiscite la réédition d’Histoire de Toulouse illustrée (Le Pérégrinateur éditeur) revue, actualisée et enrichie par la journaliste toulousaine Anne Le Stang. Riche de plus de 250 photos et reproductions, l’ouvrage est devenu la référence des histoires de la ville.
Lauréats, appels a auteurs et concours
1. Ikebana music, Call Forth, Betty book production, Shabaz et Antistatic : ce sont les cinq associations qui viennent d’etre sélectionnées par la Ville pour organiser les concerts de musiques actuelles Toulouse in Bikini en 2013.
2. Manifest0 lance son appel a auteurs pour la 11e édition de son festival d’images, qui aura lieu du 7 au 28 septembre. Ouvert jusqu’au 1er avril.
3. Le Crous organise un concours de nouvelles sur le theme « Masques ». A vos plumes et bas les masques jusqu’au 18 mars !
www.cultures.toulouse.fr
Les éleves cherchent a classer les oeuvres par fonction : habiter, travailler, s’amuser…
A l’aide de mosaiques, morceaux de bois, pâte a modeler, etc., les enfants doivent créer une maquette.
Au gré de leurs inspirations, s’élevent des arches, maisons, jardins…
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 51

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FACE SHOOT
Bienvenue en terre Zulu
CULTURES URBAINES En septembre, Hip Hop ARTS ouvrait ses portes a Toulouse. Derriere son rideau de fer et ses murs tagués, se cache la premiere école entierement dédiée a la culture hip-hop.

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Un lieu, des rencontres
Hip Hop ARTS. Laure Thouault, alias LOR, la fondatrice de l’association L.danse, en a longtemps revé : « Quand on était gosses, il n’existait aucune structure dédiée a la culture hip-hop. » En 2002, la jeune danseuse integre la compagnie Visual Concept et rencontre Tito, le fondateur de la Hall Danse Tito School. Entre eux, le courant passe immédiatement. « Ce projet, c’est d’abord une relation humaine et artistique tres forte entre Laure et moi », assure-t-il. Apres des années de recherche, Laure Thouault déniche enfin la perle rare, impasse Saint-Roch, quartier Saint-Agne. Une salle de danse de 190 m2 désaffectée n’attendant que d’etre rénovée pour reprendre du service. Parents, éleves et professeurs enfilent bénévolement le bleu de chauffe. Un premier pas vers l’utopie.
Tout le hip-hop « Cette culture est trop belle et riche pour ne pas etre valorisée, partagée » se passionne la maîtresse des lieux en présentant les fresques qui égaillent la salle, et ou s’échauffent de tout jeunes B-Boys (danseurs hip-hop, on parle aussi de breakdancers). En quelques mois, l’école a déja pris toute sa dimension. Breakdance, Human Beatbox, DJing, rap et graffiti, les cinq disciplines de la culture hip-hop sont enseignées ici a pas moins de 180 adhérents par des artistes référents, tels que Terrence N’jin et Dorothée Liauzun. « Le message que l’on veut porter n’est surtout pas individuel, assure la chorégraphe LOR. Seul, le collectif permet de réaliser des projets… »
Du hip-hop pour tous Lieu d’expression libre et laboratoire pédagogique, Hip Hop ARTS est une école de danse, mais pas que. C’est un lieu de vie ou se côtoient graffeurs, danseurs, rimeurs et musiciens. Un lieu d’échanges et de valeurs. Leur crédo Zulu : peace, love, unity and having fun. Leur but : démocratiser l’acces aux arts hip-hop. « Notre culture souffre de son origine populaire, mais pour nous, les mots de solidarité, respect et citoyenneté ne sont pas vains », prône Laure Thouault. Concretement, l’école pratique des tarifs modiques, milite pour valoriser la place des femmes dans le hip-hop en les intégrant dans les jurys des battles (confrontations organisées entre deux danseurs) et en généralisant les Bonnie and Clyde, compétitions en duo mixte.
Une culture, des projets A peine installée, l’équipe de Hip Hop ARTS multiplie les projets : invitations lancées a des artistes internationaux (comme 9-1PACT, Guillaume Lorentz des HeyCrew, Laura des Criminals…) « histoire de partager leur expérience et d’échanger quelques pas avec les meilleurs danseurs », raconte Tito ; association avec le théâtre Jules-Julien pour un spectacle ; organisation de Family Battle au Expression festival jeunes de Tournefeuille. Autant d’occasions idéales pour rencontrer une aimable tribu, fidele a l’esprit Zulu.
Toutes les infos et tous les rendez-vous sur www.ldanse.com 06 68 61 13 27 Hip Hop ARTS 18, impasse Saint-Roch a Toulouse.
L’Universal Zulu Nation Mouvement créé dans le Bronx, en 1973. Pacifiste et non violent, il désapprouve les intentions criminelles des gangs pour privilégier l’esprit festif de la musique et de la danse. Il est a l’origine de la culture hip-hop.
Stages • Cinq disciplines : du lundi 25 au mercredi 27 février, de 10 h a 21 h 30. Des 7 ans. Tous niveaux. • Bonnie and Clyde : le 26 février, toute l’apres-midi avec Tito et LOR.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 53

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L’ENVERS DU DÉCOR
Voix mon corps
LA PETITE La structure a mis en place des ateliers artistiques de redynamisation et d’insertion professionnelle pour femmes : Voix ton corps comme il est beau. Reportage en immersion.
Rendez-vous est donné a 9 h au centre culturel Alban-Minville. Dans une salle a l’étage, Line Souriant, l’animatrice en expression corporelle, attend les participantes. Dix femmes, d’âges et d’horizons divers, se sont inscrites a cet atelier artistique d’insertion professionnelle Voix ton corps comme il est beau, initié par La Petite. Objectifs : développer son expressivité corporelle, maîtriser sa voix et sa prise de parole, réactiver la confiance en soi… Vaste programme. Chacune est a un carrefour de sa vie. Karine, éducatrice spécialisée, change d’orientation professionnelle, Anne déménage, Michele veut retrouver l’artiste qui sommeille en elle, Nadege mieux gérer son stress, Leila, jeune maman, maîtriser ses émotions… Débuts difficiles : on ne se connaît pas et on ne sait pas ce qui nous attend. Allongées sur le sol, on appréhende avec plus ou moins d’aisance son corps, son espace : automassages, déplacements, étirements… Pas facile de lâcher prise, faire abstraction du regard des autres, écouter son corps. La tete résiste, elle voudrait garder le contrôle. Puis, en alternant pauses et impulsions, on doit passer d’une position allongée a la station debout. On commence a faire le vide. Les yeux fermés, on se concentre sur sa respiration, et ça marche. Par des mouvements codifiés, Line nous fait peu a peu prendre conscience de notre anatomie. « Quelles sont les articulations et les organes des sens qui orientent plutôt vers l’avant, l’arriere ou le côté ? D’ou part votre respiration : thorax, diaphragme ? » interroge-t-elle en nous faisant marcher dans la piece ou rebondir sur un gros ballon.
EXERCICES VOCAUX. 14 h, les langues se délient et les affinités se nouent. Cette fois, place a l’atelier d’expression vocale animée par Nathalie Vinot. Pas facile non plus de dépasser ses inhibitions vocales. On déambule tout en fredonnant une chanson de plus en plus fort. Joyeuse cacophonie et fous rires garantis. Les exercices vocaux s’enchaînent : on se déplace les yeux clos en émettant un son pour éviter les collisions ; on réveille l’Indien qui est en nous en tapotant des poings sur son thorax ; on se prend pour un guerrier samourai afin de faire jaillir la puissance et la gravité de sa voix ; on lance en rythme un cri tonitruant. Jouissif, communicatif. L’atelier touche a sa fin. Une chose est sure désormais, on ira aux suivants sans la moindre réticence, tant en quelque heures on s’y redécouvre.
Pas facile de lâcher prise, faire abstraction du regard des autres…
CETTE PETITE A TOUT D’UNE GRANDE Spécialisée dans l’accompagnement « sur-mesure », La Petite se définit comme un complément d’artistes. La structure, âgée de 8 ans, soutient et valorise les expressions artistiques novatrices. www.lapetite.fr - 05 67 22 54 15 L’interview d’Émily Lecourtois, sa directrice sur www.cultures.toulouse.fr Ces ateliers ont donné lieu a la réalisation d’un portrait audio collectif par Christophe Giffard, ainsi que des portraits photos réalisés par Framboise Esteban.
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Le TNT, derriere le rideau
SCENE Qui n’a jamais revé de jeter un oeil discret en coulisses a la fin d’une représentation théâtrale ? Plusieurs fois par an, le TNT propose, justement, une visite pour en découvrir l’envers du décor.
La scene ou plateau de la grande salle du Théâtre National de Toulouse est immense et permet « a l’imaginaire du metteur en scene de se développer dans tous les sens », explique d’entrée Christophe Gagey, l’un des trois régisseurs plateaux du TNT. Les murs noirs sont d’une hauteur époustouflante, avec ces passerelles techniques disposées a différents niveaux. Du plafond descendent les câbles soutenant les perches, sur lesquelles sont fixés éléments de décor, lumieres et pendrillons – ces épais rideaux de velours noirs qui servent a cacher les coulisses. Toute cette partie invisible pour les spectateurs – les cintres – est manoeuvrée par des machinistes. Certains d’entre eux interviennent depuis les dessous de scene, afin de pouvoir faire apparaître ou disparaître des comédiens, installer un décor, « mettre de l’eau comme pour Le Menteur, un spectacle dont l’action se déroule a Venise, ou simuler le cratere d’un volcan », ajoute le régisseur. On y trouve aussi les indispensables régies son et lumieres. Ouvert en 1998, le TNT est l’un des plus grands théâtres de France : trois espaces (un studio, une grande salle de 906 places et un petit théâtre modulable), accueillent des spectacles de toutes tailles.
RÉPÉTITIONS, DÉCORS, COSTUMES… Un escalier mene a la salle de répétition, aussi grande que le plateau, au cinquieme étage du théâtre. C’est la que le metteur en scene commence son travail avec les comédiens, six a huit semaines avant la premiere représentation. C’est également la que les régisseurs réfléchissent aux aspects techniques. Quelques éléments de décor peuvent y faire leur apparition, avant une installation complete sur le plateau. « A partir de la maquette créée par le scénographe, nous réalisons deux ou trois décors par an, précise Claude Gaillard, le chef décorateur. Pour Mangeront-ils ? (a l’affiche en avril) par exemple, on a commencé la construction en décembre. » Certains costumes sont réalisés au théâtre ; et des paires de chaussures par centaines, une enfilade de portants et des myriades de cartons d’accessoires sont stockés dans la réserve, véritable caverne d’Ali Baba. Si l’on retient surtout l’émotion des comédiens et la puissance de la mise en scene lors d’une représentation théâtrale, on a tendance a oublier tous ceux qui sont a l’oeuvre, derriere le rideau, pour que la magie opere. Cette visite a le mérite de les mettre, pour une fois, sur le devant de la scene.
Prochaine visite en coulisses : samedi 16 février a 14 h, entrée libre sur réservation au 05 34 45 05 05 - www.tnt-cite.com
Sur les planches !
Du 12 au 20 février : Cité de Marina Montefusco, par la cie Le Clan des songes. Des 3 ans.
Du 13 au 17 février : La Maladie de la Famille M. par Fausto Paravidino.
Du 13 au 15 mars : Les Criminels de Ferdinand Bruckner, mis en scene par Richard Brunel.
Du 15 au 22 mars : L’Otage et Le Pain dur de Paul Claudel, mis en scene par Thomas Condemine.
Du 26 au 30 mars : Tous ceux qui tombent, piece radiophonique de Samuel Beckett, mis en scene par Jacques Nichet.
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse 55

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DÉCODAGE
Un cinéma engagé
FESTIVAL Pour ses 25 ans, Cinélatino revient sur ces films qui ont marqué le cinéma d’Amérique latine. A côté de la compétition, la programmation « Cinéma et Politique » montre son soutien a un 7e art qui s’est inscrit dans l’histoire récente de ces pays. Petite sélection.
ARGENTINE : DÉNONCER LA DICTATURE. Les rencontres du cinéma d’Amérique latine sont nées de la volonté d’associations, qui soutenaient les peuples sud-américains soumis a la dictature. Avec le retour de la démocratie, elles ont poursuivi leur action, permettant a un cinéma en pleine renaissance de trouver sa place dans les salles obscures. C’est le cas pour Garage Olimpo, qui montre la brutale réalité de la dictature argentine. Marco Bechis y décrit l’un de ces camps ou l’on torturait, lorsque les généraux se sont emparés du pouvoir en 1976. Avec ce film politique et poignant (des meres jouent leur propre rôle, des enfants ceux de leurs parents disparus), le réalisateur a dénoncé ces crimes impunis et contribué a la remise en cause des lois d’amnistie.
COLOMBIE : SOUTENIR DES CINÉASTES MENACÉS. Si la dictature se conjugue au passé, la violence d’État n’a pas pour autant disparu. Dans les années 2000, le gouvernement colombien avait décidé de juger les groupes paramilitaires, responsables de plusieurs milliers d’assassinats. Recompensé en 2011 au festival, Impunity raconte ce proces-mascarade, ou l’on ne donne jamais la parole aux victimes et ou les bourreaux, comme l’armée, sont épargnés. Malgré les menaces, les deux cinéastes, Juan José Lozano et Hollman Morris, ont réalisé ce documentaire afin de montrer ce que l’on ne voyait pas dans les médias.
BRÉSIL : MONTRER LES OPPRESSIONS MODERNES. Forte de son cinéma, l’Amérique latine produit également des documentaires de grande qualité. Chaque année, Cinélatino met ce genre a l’honneur. Primé dans différents festivals et déja présenté a Toulouse en 2010, Corumbiara est un document édifiant du Brésilien Vincent Carelli sur ces Indiens d’Amazonie déplacés, pire massacrés, pour permettre a de grandes entreprises ou de grands exploitants agricoles de piller – en toute impunité – les ressources naturelles locales.
CHILI : DÉFENDRE LA NOUVELLE VAGUE. Du cinéma chilien, on connaît surtout celui de Raúl Ruiz. Pourtant depuis quelques années, une nouvelle vague de cinéastes est apparue. Si les années sombres de la tyrannie sont encore largement abordées, c’est aujourd’hui de maniere moins frontale. Pablo Larrain est l’un des représentants les plus affirmés de ce cinéma, tres inscrit dans la société chilienne actuelle, mais aussi tres critique a son égard. Son film Tony Manero – Travolta dans La Fievre du samedi soir – aborde les problemes liés a ces années noires a travers l’obsession d’un homme pret a tout pour passer a la télévision, n’hésitant pas a sombrer dans le crime. Le festival a défendu ce film des le début, en le programmant en 2008 dans sa sélection « Cinéma en construction ». Coup de pouce qui a permis au réalisateur chilien de trouver les fonds nécessaires pour le terminer.
Du 15 au 24 mars. Programmation disponible sur www.cinelatino.com.fr
56 FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse

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ARTS VISUELS La 16e édition de Traverse Vidéo vous donne rendez-vous du 13 au 29 mars pour de nouvelles rencontres autour de l’art vidéo, de la performance, du cinéma expérimental et de la photographie.
Confrontez-vous a l’expérimental !
Transmettre des images, des émotions et provoquer des questions : le concept du festival reste inchangé depuis sa création en 1997. Traverse Vidéo se place cette année sous le signe de l’« Histoire(s) » et propose un parcours artistique gratuit dans la ville « pour se saisir de l’expérimental ». Meme si cela peut paraître – il faut le reconnaître – pas tres évident de prime abord. Pour cette 16e édition, une soixantaine d’artistes internationaux, reconnus, émergents mais aussi étudiants, présentent installations et projections vidéos, expositions et performances sur une dizaine de sites toulousains. Petit classement du plus accessible (pour les novices) au plus expérimental (pour les aguerris).
L’installation Apres Watteau de Léandre Bernard-Brunel, a Bellegarde
LE ABORDABLE : LE CHARME D’UN CINÉ-CONCERT. C’est l’un des films noirs les plus marquants de l’histoire du cinéma américain. Laura d’Otto Preminger (1944) est une oeuvre mythique, avec Gene Tierney. L’artiste Laurent Fievet s’est emparé de cette icône cinématographique pour proposer DECADE – Neverending Limbo, un spectacle mixant musique, lectures et projection d’images. Une oeuvre hypnotique, ou la sensualité de l’actrice explose a chaque instant. Le 13 mars a 21 h - Cinématheque de Toulouse
LE AHURISSANT : IMPRO ET VIDÉO. Outre une sélection de projections vidéo, le musée d’art moderne et contemporain accueille Ce néant effroyable, une création de David Finkelstein et Sabine Von der Tann. Ou comment deux protagonistes tentent de fuir, paralysés par la peur de faire le mauvais choix. Une oeuvre surprenante, entre l’art vidéo et la performance d’acteurs entierement improvisée. Le 16 mars a 16 h - Musée des Abattoirs
LE EXPÉRIMENTAL : LA NOUVELLE GÉNÉRATION. Traverse Vidéo donne aussi la parole aux artistes émergents ou encore aux étudiants en écoles d’art. Au lycée des Arenes, ce sont pres de 40 films et trois installations (de Clara Chichin, Jon Cloud et Arnaud Segond) qui nous sont ainsi présentés sur toute la durée du festival. L’occasion de se faire sa petite idée sur la nouvelle génération de créateurs français et étrangers. Lycée des Arenes
Traverse Vidéo, « Histoire(s) » - Du 13 au 29 mars www.traverse-video.org
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TETE A TETE
« Le Conservatoire n’est pas un lieu fermé… »
ENTRETIEN Jean Dekyndt vient d’etre nommé directeur du Conservatoire a rayonnement régional de Toulouse. Fraîchement arrivé, il évoque ses envies, ses ambitions pour cet établissement de renom.
Pourquoi avez-vous souhaité etre directeur du Conservatoire de Toulouse ? Pour la tradition musicale et la richesse culturelle de la ville, déja. Mais surtout pour l’établissement lui-meme. Le Conservatoire de Toulouse est l’un des meilleurs de France ! En plus, non content de disposer d’un équipement remarquable (auditorium, salle de danse, médiatheque…), il a un atout considérable : un pôle d’enseignement supérieur, autrement dit une filiere a vocation professionnelle pour la musique et la danse. Sans oublier qu’il est, depuis peu, centre de formation pour l’art dramatique.
Comment vous présenteriez-vous, en quelques mots ? Je suis né en 1955 dans le Nord, j’ai fait mes études aux Conservatoires de Lille et de Paris et suis organiste classique. Il est d’ailleurs essentiel pour moi de poursuivre – en parallele a mon travail de directeur – mon métier d’interprete. Quitte parfois a ne dormir que 5 heures par nuit a cause des concerts et des déplacements…
Vous avez dirigé les Conservatoires Hector-Berlioz (Paris, 10e) et de Montpellier. Qu’en retirez-vous ? A Paris, j’ai aimé l’équilibre qu’il fallut trouver entre la proximité de ce Conservatoire d’arrondissement et le fait que ce soit aussi l’établissement préparatoire des solistes au Conservatoire national. A Montpellier, on dépendait de la communauté d’agglomération. Alors, si on donnait un concert sur le site principal, on le jouait aussi dans les communes alentours. Il est important qu’un Conservatoire ait un rôle de diffusion de la production de ses professeurs, de ses éleves. Important d’amener la musique, la danse, l’art dramatique au plus pres des gens, et notamment de ceux qui y ont moins facilement acces. Et ça marche ! Les salles de l’agglomération montpelliéraine étaient toujours pleines a craquer ; on refusait meme du monde.
C’est ce que vous voulez insuffler a Toulouse… Exactement. Le Conservatoire n’est surtout pas un lieu fermé, réservé aux habitants du centreville. Pour assurer cette mission de proximité, Toulouse a la chance de disposer de six antennes de quartier.
Saisissons-la. Je veux rappeler que, des 6-7 ans, tout le monde peut entrer au Conservatoire, débutants compris. Notre devoir : ne pas louper les talents ! Il y a tant d’enfants doués qui s’ignorent… En fait, le Conservatoire doit etre a la fois dans une générosité d’acces et d’accueil (dans la mesure de nos capacités, bien sur), et dans une exigence de qualité pour tous.
http://conservatoirerayonnement regional.toulouse.fr - 05 61 22 28 61
DATES ET CHIFFRES 1820 : Fondation de l’école de musique de Toulouse, qui devient l’annexe du Conservatoire de Paris en 1840 1993 : Installation au 17, rue Larrey a Toulouse, puis ouverture en 1998 de Saint-Pierre-des-Cuisines (auditorium, espace de danse) 6 antennes de quartier : Côte-Pavée-Courrege, Rangueil-Jules-Julien, Saint-Simon, Barriere de Paris-ZAC La Vache, La Fourguette, Croix Daurade-Jean Boyer. 2 000 éleves inscrits, 173 professeurs, 75 administratifs et techniciens
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SORTIR, BOUGER, REVER
+ d’infos
www.cultures.
toulouse.fr
agenda
Monstres sacrés
Cinéma
En hommage a Daniel Toscan du Plantier qui fut son président, la cinématheque présente sept films d’opéra : Carmen, La Boheme, Don Giovanni, Tosca, Madame Butterfly… Et du 1er au 28 mars, on court (re)voir les célebres monstres des Studios Universal, de Dracula a Frankenstein, de La Momie au Loup Garou.
Jusqu’au 19 février - Cinématheque de Toulouse www.lacinemathequedetoulouse.com - 05 62 30 30 10
Jusqu’au 16 février
Espace public
Exposition/Urbanisme
Le CAUE 31 et l’Instituto Cervantes vous invitent a l’exposition Publicspace, créée par le Centre de culture contemporaine de Barcelone et primée en 2012.
Centre méridional de l’architecture et de la ville cmaville.org - 05 61 23 30 49
Jusqu’au 2 mars
Tactiles tactiques
Dessin
Voici une expo inédite et originale sur le dessin, réalisée par Bureau du doute, Jocelyn Cottencin et Chris Hipkiss.
BBB centre d’art, avec Graphéine et Pinkpong www.lebbb.org - 05 61 13 37 14
Jusqu’au 7 mars
Une expo, trois lieux
Peinture
Michel Carrade et ses toiles hautes en couleurs investissent trois centres culturels. Une maniere originale d’aborder son oeuvre dans son ensemble.
Espace Saint-Cyprien, espace Bonnefoy, centre culturel Bellegarde www.cultures.toulouse.fr
Jusqu’au 17 mars
Les mysteres de la Météorite de Toulouse
Exposition
Le 10 avril 1812, un météore embrase le ciel de la région. Des fragments sont recueillis par des Toulousains. 200 ans plus tard, aucune trace de cette météorite ne subsiste localement – pas meme au muséum –, alors qu’on en retrouve dans 18 collections mondiales ! Une expo-enquete pour marquer ce bicentenaire.
Muséum www. museum.toulouse.fr 05 67 73 84 84
14 février
Faites une pause !
Musique
Le jeudi midi, on profite de la Pause musicale, salle du Sénéchal, pour assister a un solo d’accordéon (rythmes balkans et musette) de Florian Demonsant. Puis on y retourne tous les jeudis jusqu’en avril.
La Pause musicale
05 34 45 05 05
16-17 février
Post-apocalyptique
Danse
On suit – avec délectation – Pierre Rigal et son Théâtre des opérations. Dans un décor postapocalyptique, neuf danseurs coréens s’agitent, entre guerre et paix, tels des pantins désarticulés dans une sorte de laboratoire d’expériences.
Théâtres Sorano-Jules-Julien www.sorano-julesjulien. toulouse.fr - 05 81 917 919
16-17 février
L’Enfant et les Sortileges
Opéra
Cette fantaisie lyrique en deux parties est l’aboutissement de sept années de travail. Coproduit par le théâtre du Capitole, ce spectacle est présenté par l’orchestre des éleves, la maîtrise et le choeur du Conservatoire.
Théâtre du Capitole www.theatre-du-capitole.fr 05 61 63 13 13
17 février & 17 mars
Sans filet !
Chant
Le défi des Cantates sans filet : faire chanter le public avec l’Ensemble baroque de Toulouse en une seule répétition (17 h) et « sans filet ». On aime la spontanéité et l’intensité particuliere qui s’en dégage. A tenter.
Église Saint-Exupere www.baroquetoulouse.com
18-23 février
Semaine Occitanie
Festival
Lors de cette Semaine Occitanie, on écoute l’électro-jazz de Somis Dub (le 19 a 21 h) et on visionne Camino tot canc de garbet d’Amic Bédel (le 21 a 15 h et 20 h 30), documentaire qui part sur la trace des occitans de New York.
Salle Ernest-Renan 05 61 57 99 28
21 février
Flamenca
Danse
Chant, guitare et danse : tel est le flamenco pur de Stéphanie Fuster. On est bluffé par les performances d’une ambassadrice reconnue de cet art exigeant.
Espace Saint-Cyprien 05 61 22 27 77
21-23 février
Soirée partagée
Danse contemporaine
Les compagnies Inattendue(s) et La Collective partagent une soirée pour présenter leurs créations Possibilités et Pavane. On salue Le Vent des Signes, qui explore
Monstres sacrés
Cinéma
En hommage a Daniel Toscan du Plantier qui fut son président, la cinématheque présente sept films d’opéra : Carmen, La Boheme, Don Giovanni, Tosca, Madame Butterfly… Et du 1er au 28 mars, on court (re)voir les célebres monstres des Studios Universal, de Dracula a Frankenstein, de La Momie au Loup Garou.
Jusqu’au 19 février - Cinématheque de Toulouse www.lacinemathequedetoulouse.com - 05 62 30 30 10
Partez sur Mars…
Exposition
Explorez Mars en participant a des expériences inédites : marchez sur la planete rouge via le simulateur Astrojump, comprenez l’atmosphere martienne a l’atelier Classe Mars et pilotez le rover Curiosity. Et profitez de l’offre spéciale (1 entrée adulte achetée = 1 entrée enfant offerte) jusqu’au 17 mars.
Jusqu’au 1er septembre - Cité de l’espace www.cite-espace.com - 0 820 377 223
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SORTIR, BOUGER, REVER
+ d’infos
www.cultures.
toulouse.fr
agenda
les formes performatives.
Théâtre Le Vent des Signes www.leventdessignes.com 05 61 42 10 70
21 février-2 mars
Le Satyre
Spectacle
Entre ombres et lumieres, musiques et danses, les deux comédiens de la cie Mesdames A nous plongent dans Le Satyre de Victor Hugo, ou le rire sert une réflexion sur le progres.
Théâtre de la Violette www.theatredelaviolette.com 05 61 73 18 51
22 février-5 mai
McCall revisite les Abattoirs
Art contemporain
Anthony McCall reconfigure a sa façon l’architecture du musée. L’artiste a la renommée internationale propose pour la premiere fois en France un échange entre ses oeuvres horizontales et verticales. A voir absolument.
Les Abattoirs www.lesabattoirs.org 05 34 51 10 60
26 février-1er mars
Polardesques
Atelier d’écriture
A partir de personnages, lieux et armes du crime, Yaksa Production propose un atelier d’écriture a tous ceux qui sont en quete d’enquetes.
Bibliotheque Saint-Exupéry www.bibliotheque.toulouse.fr 05 61 40 69 88
27 février
Animal
Visite/Exposition
La dessinatrice et historienne de l’art Jeannette Giannini invite – meme les plus novices – a dessiner le bestiaire des Augustins. Une visite a croquer !
Musée des Augustins www.augustins.org 05 61 14 65 50
5-9 mars
La ville enfouie
Visite/Patrimoine
Sous le palais de justice, se trouve la crypte archéologique et les vestiges de la porte narbonnaise, de la voie romaine, du château des Comtes de Toulouse et du Parlement. Une visite exceptionnelle dans les entrailles de la terre.
Office de tourisme www.toulouse-tourisme.com 0892 180 180
5-9 mars
En attendant Julio…
Spectacle
Peppe, régisseur moustachu, décide de faire patienter le public de Julio Iglesias. Commence alors un délectable voyage au coeur du mime, du conte, de l’illusion et du rire.
Fil a Plomb www.theatrefilaplomb.fr 05 62 30 99 77
12-15 mars
Renucci au Sorano
Théâtre/Lecture Metteur en scene avec Mademoiselle Julie (les 14- 15), Robin Renucci s’installe au Sorano pour y etre aussi lecteur (du Proust le 12, et du Romain Gary le 13).
Théâtres Sorano-Jules-Julien www.sorano-julesjulien. toulouse.fr 05 81 917 919
12-16 mars
Moon Club
Comédie musicale
Créée par Angélique Magnan, Moon Club raconte l’histoire de Clara, serveuse dans un cabaret qui caresse le reve de monter sur scene. Un musical show plutôt réussi.
Théâtre du Pavé www.theatredupave.org 05 62 26 43 66
13 mars
Pochettes surprises
Concert
C’est le traditionnel rendezvous de Jean-François Zygel ! Un concert-causerie (cette fois avec Philippe Berrod et ses clarinettes), a l’image de l’un des musiciens les plus originaux de la scene française.
Espace Croix-Baragnon www.madeinasia.fr 05 62 27 60 60
13 mars
Rock the Ballet
Danse
Thomas Rasta et ses Bad Boys of danse vous offrent un show combinant danse classique, hip-hop et tubes de la pop et du disco. Un spectacle débordant de virtuosité et d’énergie.
Zénith www.toulouse.fr
14 mars
Viva Vivaldi
Musique classique
L’orchestre de chambre de Toulouse nous donne a entendre du Vivaldi.
Centre culturel Henri-Desbals 05 34 46 83 25
14 mars
Lumiere sur le cerveau
Conférence
Pour la Semaine du cerveau, on assiste a la conférence Le cerveau, a la lumiere de l’eau : la neuroimagerie de Patrice Péran (Inserm Toulouse).
Muséum de Toulouse www. museum.toulouse.fr 05 67 73 84 84
Electro Bamako
Concert
Si le dimanche a Bamako, c’est le jour de mariage… Le vendredi soir, on file au concert d’Electro Bamako. Un mix parfait entre musiques africaines et électro.
15 février - Centre culturel Alban-Minville - 05 61 43 60 20
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21 mars
Les jeudis des Abattoirs
Art contemporain
Le musée ouvre ses portes en nocturne pour des événements en tout genre, tous les jeudis. Performances, vidéos et concerts sont au programme, a 19 h a l’auditorium, pour le lancement du Week-end de l’art contemporain.
Les Abattoirs www.lesabattoirs.org 05 34 51 10 60
21 mars
Pop-Jazz
Musique
El tiempo de la revolucion d’Érik Truffaz Quartet (un trompettiste, trois acolytes) navigue entre pop instrumentale et jazz. Invitée de ce 10e album, on aime la voix envoutante d’Anna Aaron.
Le Bikini www.lebikini.com 05 62 24 09 50
22-23 mars
Nocturnes
Danse
Maguy Marin présente une oeuvre plus théâtrale que chorégraphique. Dans Nocturnes, les danseurscomédiens endossent de nombreux rôles. Une succession de noirs profonds et de breves séquences qui créent un effet de flash.
Théâtre Garonne www.theatregaronne.com 05 62 48 54 77
26-30 mars
C’est idiot !
Cabaret (crétin)
Trois Cyranoiaques entreprennent l’inventaire de l’idiotie dans la chanson. Ils n’épargnent ni la chanson pour enfant, ni l’engagée, ni meme le répertoire classique. Savoureux.
Cave Poésie www.cave-poesie.com 05 61 23 62 00
28-31 mars
Napoli, la fille mal gardée
Ballet
Avec cette pantomime, le ballet du Capitole remonte aux sources de la danse classique, appelée autrefois la « Belle Danse ». A ne pas manquer.
Casino Barriere www.theatre-du-capitole.fr 05 61 63 13 13
28-29 mars
Le cabaret d’Olivier
Chanson
Strass, plumes et paillettes, on « kiffe » Miss Knife et son music-hall décalé. En travesti foufou, Olivier Py nous séduit par sa mélancolie et son humour.
Théâtres Sorano-Jules-Julien www.sorano-julesjulien. toulouse.fr 05 81 917 919
30 mars
Les favoris de Swensen
Musique classique
Le chef Joseph Swensen a choisi des oeuvres de ses compositeurs favoris : Brahms, Clara et Schumann. De la musique de chambre soigneusement orchestrée.
Orchestre national du Capitole www.onct.toulouse.fr 05 61 63 13 13
Rendez-vous
Danse
Depuis plus de 20 ans, la chorégraphe Nathalie Bard et son Ballet Actuel défrichent la danse a leur maniere. Leur création 2012 Rendez-vous multiplie les rencontres fortuites, provoquées ou espérées afin de ne former qu’un seul et meme puzzle, a la fin. 27-28 février
Auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines - www.balletactuel.com - 05 61 23 36 82
Jeune public
8 février & 15 mars Conte
Soirées pyjama
Sybille Bligny de la Petite boheme Cie revient avec ses Contes en pyjama : des histoires issues du répertoire traditionnel, revues et corrigées. Un moment de douceur a ne pas rater !
MJC Ancely - www.mjcancely.fr/animation-culturelle
20/23 février & 26 février-02 mars Danse contemporaine
Am Stram Gram…
La cie Filao présente une performance solo autour d’une porte close, a la fois magique et malicieuse. Des 3 ans.
Théâtre du Pont-Neuf - www.theatredupontneuf.fr - 05 62 21 51 78
23 février Atelier BD
La BD, ça m’dit !
L’illustrateur Sébastien Amouroux fait expérimenter, autour des oeuvres du musée, la technique du strip. 11-15 ans.
Musée des Augustins - www.augustins.org - 05 61 14 65 50
25 février Atelier cinéma
Buster Keaton a l’affiche
Les 9 a 12 ans découvrent Buster Keaton, cette figure légendaire du burlesque américain a travers trois courts métrages et la conception d’une affiche.
Cinématheque de Toulouse www.lacinemathequedetoulouse.com - 05 62 30 30 10
25 février Ateliers modelage
Belles plastiques !
Avec l’artiste-plasticienne Laure Giraudeau, les 7-10 ans s’inspirent des coiffures extravagantes des portraits sculptés du musée pour en inventer de nouvelles en argile.
Musée Saint-Raymond www.saintraymond.toulouse.fr - 05 67 73 81 64
26 février-2 mars Théâtre d’ombres
La colere de Lô
Lô, un petit bonhomme tranquille, découvre une nouvelle émotion. Va est un récit initiatique de la cie L’ombrine et le fantascope, qui nous parle de la colere « belle et terrible comme l’orage ». 3-6 ans.
Théâtre du Chien Blanc www.theatreduchienblanc.fr - 05 62 16 24 59
5-9 & 13-16 mars Théâtre
Assim et Simon
C’est l’histoire de deux garçons, Assim et Simon, l’un maghrébin, l’autre juif, qui doivent partager leur chambre. Avec humour et sensibilité, la cie Agit aborde le conflit israélo-palestinien et montre la complexité du monde d’aujourd’hui. Des 6 ans.
Théâtre du Grand-Rond - www.grand-rond.org - 05 61 62 14 85
24 mars Musique classique
La Petite Sirene
Fabrice Pierre a choisi sept morceaux de Grieg, pour décrire en musique le magique et douloureux voyage de la princesse des eaux vers le pays des hommes.
Orchestre national du Capitole www.onct.toulouse.fr - 05 61 63 13 13
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PATRIMOINE
Ci-dessus, l’abbé Gratacap, proviseur du « college royal » (nom du lycée de 1815 a 1848), tentant de ramener l’ordre entre les éleves d’un établissement alors tres mal considéré pour son « absence totale d’ordre et de discipline ».
Ce sera ensuite l’inverse et les éleves devront se rebeller, comme ci-contre en 1882, pour imposer un nouveau changement de cap. Le recteur Perroud fait ici face aux éleves de “rhéto” et de “math élem”, solidaires de leurs camarades de “philo” qui viennent d’etre « licenciés » (exclus).
Quand Toulouse n’avait qu’un lycée
LE LYCÉE FERMAT
Pendant presque tout le XIXe siecle, la Haute-Garonne et Toulouse n’ont eu qu’un seul lycée, installé dans les murs du college jésuite de l’Ancien Régime. Un lycée a la discipline tres stricte ou les éleves pouvaient parfois se rebeller, comme en mars 1882…
AVEC VOUS, jeunes gens du Midi, esprits felés, interroger doit etre synonyme de punir ! » C’est ce que répétait souvent a ses malheureux éleves du lycée de Toulouse le professeur de philosophie Ricardou. Depuis les années 1870, il s’agit de « reprendre en main » un établissement pourtant déja réputé depuis les années 1830 (apres des débuts plutôt anarchiques) pour sa discipline « tatillonne et inintelligente ». Les éleves sont régulierement envoyés « au séquestre » (cachot), particulierement par ce « poseur » (prétentieux) de Ricardou et par Cloup, le terrible maîtrerépétiteur des internes. Les lycéens élaborent un complot sophistiqué : Cloup sera en pleine nuit plié dans un matelas et descendu par la fenetre ; le lendemain, Ricardou sera ligoté en plein cours puis fessé devant tous au dortoir. Mais la nuit, le censeur veille et fait « licencier » (exclure) 5 éleves.
LE LENDEMAIN MATIN, samedi 25 mars 1882, les éleves de “rhéto” (premiere), de “philo” et “math élem” (terminale) se précipitent dans le bureau du proviseur et exigent le renvoi de Cloup et un changement d’attitude de Ricardou. Arrive le recteur Perroud, qui impose rapidement son autorité : toute la classe de “philo” est exclue. Puis c’est le tour des “math élem” et des “rhéto” a cause de leur « air menaçant ». L’apres-midi, les “prépas” refusent d’entrer en cours mais, mis en demeure par Perroud (ou ils obéissent ou ils peuvent dire
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adieu aux concours), ils finissent par céder. La nuit ils se font traiter sous les fenetres de leurs dortoirs de « lâches ! lâches ! » par les licenciés qui tiennent la rue. Vexés, les prépas se feront licencier a leur tour le dimanche soir… Les deux tiers des 90 éleves exclus lors de cette révolte de mars 1882 seront réintégrés et le recteur Perroud se rendra vite compte qu’ils avaient quelques raisons de se rebeller. Cloup est muté a Cahors, Ricardou est tancé, sermoné et une nouvelle réglementation bientôt imposée par Perroud améliore sensiblement l’ambiance : autorisation de parler au réfectoire, fin du séquestre et des autres punitions (« arrets stationnaires ou ambulants », « table de pénitence »…).
C’EST LA FIN D’UNE PÉRIODE NOIRE pour le lycée qui, issu du college jésuite (jusqu’en 1763), du college royal (jusqu’en 1792) et de l’école centrale (jusqu’en 1806), a péniblement tenté tout au long du XIXe siecle de s’imposer comme l’établissement de référence pour les garçons de la bonne société. Bonne société qui, tres catholique a Toulouse, préférait confier ses rejetons a l’enseignement confessionnel.
COMME LES AUTRES LYCÉES, il va peu a peu se laiciser (fin de la priere obligatoire au coucher et au réveil dans les années 1880), s’ouvrir aux externes (55 % d’internes sous le Second Empire, 25 % en 1925), aux autres classes sociales (les études y deviennent gratuites a partir du début des années 1930) et finalement se féminiser (premieres professeures dans les années 1950, mixité des éléves instaurée en 1973). Devenu presque un lycée comme les autres, un lycée parmi les autres apres la Seconde guerre mondiale, les lycées de garçons se multiplient, « le » lycée de Toulouse doit se trouver un nom. En 1956, une commission présidée par le maire Raymond Badiou le baptise du nom du célebre mathématicien toulousain Pierre de Fermat. Il faut dire que Badiou qui, pendant l’Occupation, a été a la fois professeur au lycée et grand Résistant (comme son collegue en philosophie Jean- Pierre Vernant), y avait justement enseigné les mathématiques.
A lire : « Le lycée Pierre-de-Fermat », sous la direction d’Olivier Rauch, Association des anciens éleves du lycée Pierre-de-Fermat, Toulouse 2006.
Texte : Jean de Saint Blanquat
Illustrations : Philippe Biard
Le lycée dans les années 1900. Les grandes classes sont rassemblées dans l’ancien college jésuite, formé de l’ex-hôtel de Bernuy et des bâtiments érigés par les peres au XVIIe siecle autour des futures cours de l’hémicycle et Lakanal. La Bibliotheque municipale occupe le coin de la rue Lakanal et de la rue Gambetta. Derriere la cour des colonnes, les « écoles » (prépas), l’infirmerie et les petites classes. Le don de l’ensemble des Jacobins par la municipalité en 1872 a permis de libérer de la place et de mettre le « petit lycée » dans le bâtiment juste contre la façade de l’église devenue chapelle du lycée. Ce qui reste alors du cloÎtre est la cour de récréation des « petits ». Plus loin : de grands réfectoires et un gymnase. Cour des écoles Cour du dessin Cour des tilleuls
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EXPRESSION POLITIQUE
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse
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La loi de février 2002 concernant la démocratie de proximité prévoit les expressions politiques dans le journal municipal. Les textes et illustrations publiés dans ces trois pages n’engagent que leurs auteurs.
GROUPE DES ÉLUS EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS
GROUPE COMMUNISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN
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EXPRESSION POLITIQUE
La loi de février 2002 concernant la démocratie de proximité prévoit les expressions politiques dans le journal municipal. Les textes et illustrations publiés dans ces trois pages n’engagent que leurs auteurs.
GROUPE TOULOUSE POUR TOUS
GROUPE TOULOUSE MÉTROPOLE D’EUROPE
UN EMPRUNT POUR TOULOUSE AUPRES DES TOULOUSAINS
Notre Ville doit accélérer le rythme de ses investissements pour améliorer la qualité de vie des Toulousains, offrir des services publics performants, développer l’offre de transports publics, renforcer le lien social et intergénérationnel, encourager les initiatives dans les quartiers et soutenir la création d’emplois. Pour relever ce défi, elle doit mettre en oeuvre une politique d’investissements plus ambitieuse. Dans un contexte marqué par la baisse des dotations de l’État et face a la nécessité de ne pas alourdir le poids de la fiscalité pour préserver le pouvoir d’achat des Toulousains, le recours a l’emprunt est non seulement possible – notre Ville n’a aucune dette – mais aussi souhaitable afin d’étaler dans le temps le cout des investissements.
Soutenir l’économie et la création d’emplois
Lancer un emprunt populaire, c’est le bon choix pour Toulouse – celui d’un endettement raisonnable au service d’un politique d’investissement plus ambitieuse – et pour ses habitants qui donneront du sens a leur épargne et se sentiront mieux impliqués dans le devenir de notre Ville. C’est pourquoi notre groupe préconise de mobiliser l’épargne des Toulousains pour financer les équipements qui profiteront a tous.
Marie DEQUE (prés.), René BOUSCATEL, François CHOLLET, Serge DIDIER et Chantal DOUNOT
Retrouvez-nous sur www.toulousemetropoledeurope.fr
GROUPE DES ELUS DEMOCRATES ET REPUBLICAINS
2012 RESTERA A JAMAIS UNE ANNUS HORRIBILIS POUR LES TOULOUSAINS
2013 est la, et nous formons le voeu de voir s’apaiser les tensions entre les différentes communautés qui composent notre Société. Malgré nos parcours différents, nos confessions et nos philosophies de vie, nous pouvons nous retrouver autour de valeurs communes, afin de dépasser ce qui nous divise. Agir résolument pour que le « vivre-ensemble » ne reste pas, un voeu pieux, et ainsi en acceptant les différences de l’autre, sans peur, partager les memes droits. C’est enfin s’enrichir de l’expérience de l’autre, et consolider une communauté nationale plus juste, plus respectueuse de ce qui fait sa force : sa diversité. Le respect de l’autre passe aussi par l’exemple : que penser du déroulé des réunions de pseudo démocratie de proximité, si ce n’est qu’il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’un lieu d’information et non de concertation avec tous les Citoyens. La Majorité pourrait prendre une bonne résolution, pour sa derniere année « pleine » aux affaires, celle d’une vraie démocratie. Quand on assume ses choix, on ne craint pas l’échange !
Marie-Françoise MENDEZ (Prés), Malika ARADJ, Yvette BENAYOUN-NAKACHE, Jean-Luc FORGET, Jean-Luc LAGLEIZE.
www.noninscrits-toulouse.org/
FÉVRIER - MARS 2013 a Toulouse
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LA MAIRIE DE TOULOUSE VOUS ACCUEILLE
Les services municipaux sont a votre disposition pour faciliter vos démarches administratives, du lundi au vendredi et, pour certains, le week-end. Quelques-unes de vos demandes peuvent etre traitées directement a partir du site web : www.toulouse.fr
INFORMATIONS GÉNÉRALES
STANDARD TOUS SERVICES
7j/7 et 24 h/24
05 61 22 29 22
ACCUEIL & RENSEIGNEMENTS
Au Capitole
de 8 h 30 a 17 h 30
05 61 22 21 43
ÉTAT CIVIL
Déclarations de naissance et de déces, reconnaissances, dossiers de mariage, livrets de famille, délivrance des actes de l’état civil.
• 6, r du Lieutenant-Colonel-Pélissier du lundi au vendredi, de 8 h 30 a 16 h 45 permanence le samedi, de 8 h 30 a 16 h 45 (uniquement pour les déclarations de naissance)
05 61 22 30 26 ou 05 61 22 32 41
• 2, r de l’Abbé-Jules-Lemire (uniquement déclarations de déces) du lundi au dimanche et jours fériés, de 8 h 30 a 18 h
05 61 49 90 69
FORMALITÉS ADMINISTRATIVES
Capitole, cour Henri IV cartes nationales d’identité, passeports, autorisations de sortie du territoire, inscription sur les listes électorales, recensement militaire, certificats divers (hérédité, vie en commun, résidence…), légalisations de signature, attestations d’accueil… du lundi au vendredi, de 8 h 30 a 16 h 45
05 61 22 32 30 ou 05 61 22 32 07
ENFANCE ET PARENTS UNITÉ ACCUEIL
1, r de Sébastopol Information/inscription, accueil de loisirs 3/15 ans et séjours vacances
05 61 22 23 68
POINT INFO FAMILLE
Capitole, cour Henri IV Accueil du lundi au vendredi, de 8 h 30 a 16 h 45
0800 740 745 (N° gratuit)
POINT INFO SENIORS
Capitole, cour Henri IV Accueil du lundi au vendredi, de 8 h 30 a 16 h 45
0800 042 444 (N° gratuit)
SPORT : PÔLE ACCUEIL INSCRIPTION
7, all Gabriel-Biénes Information/inscription activités sportives de la mairie lundi, mercredi, vendredi, de 8 h 30 a 17 h, mardi et jeudi, de 12 h a 17 h petites vacances : de 8 h 30 a 12 h et de 13 h 30 a 17 h
05 61 22 32 64
POMPES FUNEBRES
2, r de l’Abbé-Jules-Lemire Accueil standard 7 j/7 de 8 h 30 a 19 h
05 61 16 12 12
SERVICE D’HYGIENE ET DE SANTÉ
17, pl de la Daurade
05 61 22 23 32
Pôle santé publique
• Service médical (vaccinations)
05 61 22 23 46
• Communauté municipale de santé 2, r Malbec
05 61 22 60 32
Pôle santé/ environnement
• Hygiene urbaine 05 61 22 23 32
• Hygiene du milieu (qualité des eaux, nuisances animales…)
05 61 22 23 43
Fourriere animale et chiens dangereux du lundi au vendredi 05 62 27 40 82
week-end, jours fériés 05 61 22 29 22
OFFICE DU TOURISME
Donjon du Capitole
08 92 18 01 80 - 7jrs/7
www.toulouse-tourisme.com
SOCIAL
CENTRE COMMUNAL D’ACTION SOCIALE
(CCAS) 2 bis, r de Belfort
05 61 58 85 85
RESTAURANTS DE QUARTIER
(Renseignements et réservations aupres de chacun d’eux)
Ancely 23, all d’Ancely 05 61 49 19 70
Château de l’Hers 59, ch du Châteaude- l’Hers 05 61 34 83 76
Daurade 8, pl de la Daurade 05 61 23 54 77
Empalot - Daste 30, av Jean-Moulin 05 61 52 94 28
Izard 1, r Van-Dick 05 61 47 31 02
Providence Bonhoure 18 bis, pl Pinel 05 61 34 85 83
Saint-Cyprien 5, r des Feuillants 05 61 59 24 51
Soupetard Serveyrolles 44, r Louis-Plana 05 61 34 24 02
FOYERS
RESTAURANTS
(a midi)
Bellefontaine 59, all de Bellefontaine
Bonnefoy 229, r du Fbg-Bonnefoy
Colombette 25, r de la Colombette
Docteur-Marie 7, r Ozenne
Le Repos 20, r des Buchers
Les Minimes 5, r Bobillot
Sept-Deniers 4, ch de Garric
Tounis 88, quai de Tounis
Varsovie 3, r Varsovie
SOCIOCULTUREL
DIRECTION ANIMATION SOCIOCULTURELLE
12, r du Fbg-Bonnefoy 05 61 22 28 64
SCENES ET SALLES MUNICIPALES
Espace Job 105, route de Blagnac 05 34 43 24 91
Espace Bonnefoy 4, r du Fbg-Bonnefoy 05 67 73 83 60
Espace Saint-Cyprien 56, all Charles-de-Fitte 05 61 22 27 77
Centre culturel Alban-Minville 1, pl M. Luther-King 05 61 43 60 20
Centre culturel Bellegarde 17, r Bellegarde 05 62 27 44 88
Centre culturel Henri-Desbals 128, r Henri-Desbals 05 34 46 83 25
Centre culturel des Mazades 10, av des Mazades 05 34 40 40 10
Centre animation Bagatelle 11, imp Bachaga-Boualem 05 61 44 82 61
Centre animation des Chamois 11, r des Chamois 05 61 57 99 28
Centre animation Lalande 239, av de Fronton 05 61 47 37 55
Centre culturel des Minimes 6, r du Caillou-Gris
Centre animation Montaudran 3, imp Gaston-Genin 05 61 54 25 19
Centre animation Reynerie pl André-Abbal 05 61 41 56 80
Centre animation Saint-Simon 10, ch de Liffard 05 61 06 71 36
Centre animation Soupetard 63, ch de Hérédia 05 61 58 35 54
Centre animation de la Terrasse 15, imp Schrader 05 61 54 23 60
Centre des arts du cirque Le Lido 14, r de Gaillac 05 61 11 16 10
CONSEILS SOUTIENS
LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS
Espace des diversités et de la laicité Centre LGBT (Lesbien Gay Bi Trans) 38, rue d’Aubuisson 05 81 91 79 60
SIDA
Dépistage anonyme gratuit
Hôpital La Grave, pl Lange (pav. Nanta) du lundi au jeudi, de 9 h a 17 h 30, et le vendredi, de 9 h a 15 h 05 61 77 78 59
Sida info service
Numéro Vert 24 h/24 0 800 840 800
AIDE AUX VICTIMES
Service d’aide aux victimes d’information et de médiation (SAVIM) accueil gratuit des victimes d’infractions pénales, réparations, soutien psychologique 0 800 56 57 58 (N° gratuit)
PERMANENCES HÔPITAL RANGUEIL
consultations pour coups et blessures 05 61 32 29 70
DROGUES/ALCOOL/TABAC
Drogues Infos Service 0 800 23 13 13
Écoute Cannabis 0 811 91 20 20
Écoute Alcool 0 811 91 30 30
DIVERS
ALLÔ TISSÉO 05 61 41 70 70
ALLÔ TRAFIC 08 91 67 31 01
EAU/ASSAINISSEMENT Urgences 24 h/24 et 7 j/7 0 811 902 903
DÉCHETTERIES
Décheterie d’Atlanta (Toulouse-Est)
23, ch de Gramont du mardi au samedi, de 9 h a 12 h et de 14 h a 18 h
Décheterie de Monlong (Toulouse Ouest)
15, r Paul-Rocaché du mardi au samedi, de 9 h a 12 h et de 14 h a 18 h et le dimanche, de 9 h a 12 h
Décheterie de Turlu (Toulouse Nord)
23, ch de Turlu du mardi au samedi, de 9 h a 12 h et de 14 h a 18 h et le dimanche, de 9 h a 12 h
Dépôt-relais des Cosmonautes (Toulouse Sud-Est)
ZI Montaudran r des Cosmonautes du mardi au samedi, de 9 h a 12 h et de 14 h a 18 h
Dépôt-relais du Ramier (Centre-ville)
6, av du Grand-Ramier du mardi au samedi, de 9 h a 12 h et de 14 h a 18 h
Station de recyclage de Daturas (payante)
Déchets « hors normes » 4, ch de Daturas le lundi de 7 h a 14 h et de 17 h a 19 h 30 du mardi au vendredi de 7 h a 14 h
CENTRE TOULOUSAIN DU BÉNÉVOLAT
95, grde rue St-Michel 05 61 25 94 90
infos pratiques
Demandez a l’accueil du Capitole et dans les mairies annexes les fiches pratiques Vivre a Toulouse

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